Les hommes aux hommes, les femmes aux deux et les autres…

Connaissez-vous l’échelle de Kinsey?

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L’étude d’Alfred Kinsey date des années 50 (en fait, la donné X n’avait pas de nom jusqu’à tout récemment, elle n’avait qu’une description disant « absence de désir sexuel ») et son célèbre rapport est contestable scientifiquement, mais c’était un début d’exploration de la sexualité humaine sans jugement moral, et beaucoup de ses découvertes ont inspiré la sexologie moderne. Je prend ici son échelle comme introduction sur un sujet hyper complexe et fascinant: l’identité et l’orientation sexuelle.

On dit que l’hétérosexualité est le « désir sexuel pour des individus de sexe opposé », l’homosexualité est la « déviation du désir vers le même sexe, tant dans les fantasmes que dans la relation corporelle. », et la bisexualité est formée de  « pratiques sexuelles aussi bien avec des partenaires de même sexe que de sexe différent. » (Larousse 2014)

J’attire votre attention sur le vocabulaire des trois définitions: L’hétéro est assez direct au point, l’homo parle de déviation du désir et la bi parle de pratiques sexuelles.

Hmmm, en 2014, être homo c’est dévier son désir, et être bi, c’est juste une question d’action sexuelle…

Le dictionnaire ne parle même pas d’asexualité : l’absence de désir sexuel. Oui ça existe, et c’est pas le résultat d’un abus sexuel ou d’un traumatisme, et je vais vous faire un billet juste là dessus dans pas très long, car c’est très peu connu et c’est vraiment fascinant pour une horny beast comme Matante Elise.

En fait, Matante va vous dire quelque chose qui risque de vous surprendre (ou pas trop pour ceux qui me connaissent bien): Je ne crois pas au concept d’identité ou d’orientation sexuelle. Biologiquement, je suis une femme, je m’identifies comme tel et je suis principalement attirée par les hommes,

bruns,

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avec des yeux pâles,

dan-stevens

une bouche bien dessinée

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une belle carrure,

hem

ou une barbe bien entretenue,

rdj

ou toutes ces réponses:

Le moment où Matante Elise a vu Chris Evans avec une barbe, elle s’est mise à croire en un Dieu bienveillant qui l’aime.

Je dis principalement, parce que je vous jure que si Monica Bellucci me faisait des avances, je sauterais sur l’occasion tellement vite qu’on entendrait le pop de l’air qui claquerais en reprenant sa place à l’endroit où je me trouvais une nanoseconde avant d’avoir la face entre ses deux magnifiques seins. (J’ai soudain chaud…).

Je m’identifie comme hétérosexuelle, mais toute énervée que je sois dès que Chris Hemsworth enlève son chandail, je vais vous faire un aveux: j’adore les seins des femmes. J’ai toujours tendance à fixer un peu par là parce que je trouve ça beau et, dans certains cas, carrément attirant. Pour revenir à la superbe Monica, il y a des extraits du Pactes des loups et de Shoot’em up qui m’ont carrément émoustillée et c’était pas à cause de Clive Owen.

(aparté à propos de Shoot’em up, ce film contient la scène de sexe la plus glorieuse qu’il m’ait été donnée de voir dans ma vie. Monica en plein orgasme bruyant alors que les balles sifflent partout autour… c’est… Je … c’est… je pense que c’est de l’art surréaliste. J’arrive pas à décrire, j’ai peine à croire que cette scène existe pour de vrai. C’est tellement bizarre, du génie cinématographique.)

Pendant longtemps je me suis demandée si j’étais bisexuelle ou lesbienne. Honnêtement, j’en sais vraiment rien. Je pense que si je tombais en amour avec une femme, ce serait pas la fin du monde, mais à date, je suis juste sortie avec des hommes. Et j’ai connu des lesbiennes, mais aucune qui ait même passée proche d’émouvoir mes bobettes. Si on demande au Larousse, je suis hétro et homo, mais pas bi. Je suis attirée par le sexe opposé, j’ai parfois des fantasme sur le même sexe, mais je n’ai pratiqué qu’avec des hommes. J’ai connu des gars qui avaient eu une ou quelques aventures homosexuelles, mais qui se définissent comme hétéro et sont en couple stable avec une femme depuis longtemps et ne se remettent pas en question du tout. Mais Larousse dirait qu’ils sont bi. Wow, c’est tellement clair là, j’en ai mal aux yeux…

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Alors, la conclusion à laquelle je suis venue est semblable à celle de Kinsey: il n’y a pas d’absolut dans l’orientation sexuelle, elle est fluide et il n’est pas anormal de ne pas être 100% un ou l’autre ou même 50/50. Et elle varie toujours un peu au cours de notre vie, même si la majorité des gens ont une prédominance d’un bord ou de l’autre. Ou si vous préférez: ON S’EN FOUS!!!

Et l’identité sexuelle là dedans?

Ben avant de déterminer si vous être gay, hétéro, bi ou pan-sexuel, faut déterminer d’où vous partez.

Permettez-moi de vous présenter Ven Gethenian:

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Alors, donnez votre vote: garçon ou fille?

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Pensez-y comme il faut là.

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La réponse: ben, c’est pas si simple que ça. Ven se décrit comme (et je vais utiliser la terminologie anglaise car il n’y a pas encore d’équivalent français): Queergender lesbian assexual.

Queergender: ne s’identifie ni comme un homme, ni comme une femme.

Lesbian: femme aux femmes.

Assexual: sans désir sexuel.

Ok, minute, pas sûre, faut que j’y pense…

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Dans le pantalon de Ven, il y a une vulve. Mais il préfère qu’on l’identifie avec le pronom masculin, plus neutre. Il est marié à une femme et ils ont une fille de 8 ans qui l’appelle papa.

Certains d’entre vous doivent penser que Ven est une @/%?&* de folle qui a besoin d’une bonne thérapie. Et vous dire qu’une lesbienne asexuelle, c’est un peu contradictoire.

Pas moi. Pas du tout. Ven est bien dans sa peau, sa femme l’adore et c’est réciproque, c’est un excellent artiste et une personne merveilleuse. (et il y aura un billet sur lui dans mes Samedi de la Muse).

Et l’asexualité est aussi complexe que toutes les autres orientations, mais on explorera ça ensemble dans un autre billet.

Ma collègue Michelle m’a parlé d’un camarade de classe de ses fils qui pendant l’été a changé d’identité sexuelle. Diego a commencé à porter des robes et a changé de nom (je ne me souvient plus de son nouveau nom, mais c’est pas Dora, j’ai fait la joke quand Michelle m’en a parlé). Elle m’en parlait à cause de l’extraordinaire réaction de ses fils et de leurs amis face à cette nouvelle petite fille: c’est à dire qu’ils s’en foutent complètement. Ex-Diego est maintenant une fille, et c’est tout, c’est pas grave. C’est cool. Elle était visiblement mal à l’aise avec le concept d’un transgenre de 8 ans, mais tout à fait fière et admiratrice devant la superbe réaction des enfants. Avec raison. Jamais à l’époque où j’avais 8 ans un garçon n’aurait pu devenir une petite fille tout à coup sans se faire regarder croche et traiter de tapette ou d’autre nom full classy dans le même genre.

Pour l’instant, la plupart des chercheurs en psychologie du développement s’entendent pour dire que l’identité sexuelle se précise vers 4 ans chez un enfant. Il y n’a vraiment presque pas de chances que ex-Diego change d’idée et veuille redevenir un garçon. Il est fort probable qu’on ait expliqué à ses parent que pour lui éviter des problème d’identité, il serait préférable de la laisser s’identifier comme une petite fille en attendant sa puberté pour démarrer un éventuel traitement hormonal et se préparer à une chirurgie de réattribution sexuelle.

Comme l’expliquait ma belle Laci adorée, les genres binaires (fille/garçon) est un concept occidental. En Inde, il y a les Hijra, les Fa’fafine en Polynésie, les Khanith au Sultanat d’Oman, le troisième genre est un concept répandu au Moyen-Orient et en Asie. (attention, même si le troisième genre est officiellement reconnu dans ces pays, la stigmate sociale est encore très grande.)

D’où ça vient tout ça? Comment on devient transgenre?

Je sais pas, un surplus d’hormones pendant la grossesse, une névrose de la mère, une soirée trop arrosée dans le laboratoire du Bon Dieu, un bogue dans la Matrice, on s’en fout. Le fait est que si Georgette se sent plus comme un Gérard, c’est pas une mini-jupe qui va le faire sentir bien dans sa peau. Et c’est fucking pas de nos affaires.

Bon ok, mais les travestis là dedans?

Ben mon avis là dessus: Heille, les filles ont toutes le beau linge et le maquillage hot, on peut bien partager non? Pis si t’es game pour porter des talons haut à 6 pied 2, 200 lbs, t’es plus courageux que moi. You go girl!

Travesti ou transgenre, ça vous fait pas mal tant qu’ils ne vous sautent pas dessus pour vous agresser non? ( et les agresseurs sont pas plus fréquent chez les transgenre que chez les « normaux »)

Moi, j’aimerais beaucoup avoir une amie drag-queen qui aurait peut-être des trucs pour habiller ma carrure de joueur de football…

Alors, est ce que Matante vous dit de remettre votre orientation sexuelle en question? Non, pantoute, elle vous dit juste que si vous êtes pas certains à 100%, ben c’est VRAIMENT normal et que tout est possible. Mettre un nom dessus peut aider à bien se sentir dans sa sexualité et à accepter les titillements occasionnels à l’autre extrémité du spectrum, mais c’est pas obligatoire. Moi, je suis une femme cisgenre velue et carrée hétéro avec fantaisies lesbiennes occasionnelles et j’ai décidé que c’était correct que je me sente drôle en regardant « Howling 2 »

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Holly god of cleavages, cette poitrine est extraordinaire…

Peut-être que le terme de pansexuelle pourrait s’appliquer dans mon cas, je sais pas, je vais continuer d’y penser…

Au prochain épisode: on parles de guidounes!

AVERTISSEMENT AVERTISSEMENT AVERTISSEMENT AVERTISSEMENT

Dans les prochains jours/semaines, je vais vous parler de sexualité et de mes réflexions sur le sujet. Mon but est de me positionner personnellement par rapport à ma vision de ma sexualité et de questionner mes opinions et me mettre au défi intellectuellement. J’ai choisi de faire cette démarche de façon publique parce que j’ai envie d’une conversation franche et adulte sur le sujet et je sais que je ne suis pas la seule. Le sexe est partout dans notre culture, nous somme tous constamment en contact avec la sexualité, mais dès qu’on en parle sérieusement, tout le monde se transforme en novice de couvent qui ne sais pas la différence entre les petites filles et les petits garçons. On se cache derrières nos mains et on a un petit rire gêné.

Je vais vous parler de sexe de façon adulte et précise, sachez donc que:

1- Matante Elise n’est pas une sexologue (je suis une secrétaire cochonne à la place), mais elle a un sexe, elle s’en sert et ces billets contiendront beaucoup d’info sur ma sexualité, je ne me cacherai pas, il y aura probablement du TMI (too much information) pour certains. Mais c’est le seul repère que j’ai et j’espère que mes aveux candides et comiques vous inspireront à ouvrir le dialogue plutôt que de vous choquer.

2- Je vais parler de plusieurs aspects de la sexualité, certains seront positifs, d’autres controversés et d’autres carrément négatifs et/ou terrifiants. Et je ne parlerai pas seulement de pratiques que j’approuve, mais aussi de choses qui vont à l’encontre de mes valeurs et que je trouve personnellement répugnantes. Soyez-en conscient et gardez l’esprit ouvert. Il sera entre autre question de :

l’image corporelle personnelle et publique,

les réseaux sociaux par rapport à la sexualité, le cybersexe, le revenge porn,

l’anatomie sexuelle et son fonctionnement,

les pratiques sexuelles autres que la pénétration vaginale: la masturbation, le sexe anal, le sex oral, le fingering, le fisting etc.

d’identité sexuelle incluant: homosexualité, asexualité, bisexualité, transsexualité, « genderqueer »

BDSM, poney play et le role playing sexuel,

fétichismes (incluant uro et scatophilie),

le casual sex, les relation ouvertes, l’échangisme, les ménages à trois,

La culture du viol, les agression sexuelles, le slut-shaming, la dégradation sexuelle, le victim blaming,

la bestialité et la pédophilie,

le féminisme, la mysoginie et la mysandrie dans l’optique sexuelle

le consentement enthousiaste, les jouets sexuels, la pornographie, la littérature érotique.

3-Le ton des différent billet va varier selon le sujet (je ne m’attend pas à faire beaucoup de joke sur la culture du viol, mais il y aura sûrement quelques rigolades sur le sexe anal ou les vibrateurs et assurément beaucoup de blagues sur mon image corporelle) et je vais essayer d’énoncer clairement le sujet de chaque billet dans le titre, libre à vous d’éviter ceux qui vous rendent particulièrement mal à l’aise. Cela dit, j’espère que vous essayerez comme moi d’avoir un esprit ouvert et une curiosité saine et que vous lirez tous les billets. Mais rien ne vous y oblige et je ne jugerai personne.

4-Il n’y aura aucune photos nues ou pornographique dans les billets. Donc Safe for Work, mais le langage sera cru. Je suis d’avis que la lecture en sera bénéfique pour toute personne ayant débuté sa puberté depuis quelques mois. J’ai la conviction personnelle que de cacher la sexualité et tous ses aspects aux jeunes est extrêmement dommageable et encourage la honte et les fausses idées destructrices. Je crois que d’en parler de façon adulte, positive et claire (et pourquoi pas ludique) les encouragera à prendre des décisions éclairées et matures face à leur sexualité le moment venu. Cela étant dit, la décision de quand et comment aborder le sujet de la sexualité avec un mineur appartient aux parents à 100%.

5- Je vous encourage, non, laissons la fierté de côté, je vous supplies à genoux de commenter, donner votre opinion, poser des questions, suggérer des sujets et de PARTAGER les billets. Partagez, partagez, partagez. Je cherche à nourrir ma réflexion et vos opinions, tant qu’elles resteront respectueuses, seront autant d’éléments qui serviront exactement à atteindre ce but. Plus on sera de fous mieux se sera. Je veux une orgie intellectuelle bon!

J’ai déjà un billet d’enregistré et de programmé pour demain, je vais en écrire d’autres dans les prochains jours, mais je vais essayer de me limiter à en publier maximum 2 par semaine, question de ne pas gaver les gens.

Ok, c’est parti!

Let’s talk about sex Baby…

Je suis présentement en train de lire le blogue « Jenny reads 50 Shades …» et je me bidonne comme une folle. Je n’ai pas lu l’opus de E.L. James au-delà des 200 pages et des trois scènes de sexe en extrait gratuit sur Google Play Read, parce que ces 200 pages m’ont convaincue que ce livre était d’une niaiserie crasse.

Ce n’est pas le sexe dans ce livre qui me dérange, j’aime bien la littérature coquine, c’est le langage digne de la maternelle. Même les romans Harlequin à couverture rouge (pour ceux qui ne connaissent pas le code de couleur, les romans rouge de Harlequin contiennent des scènes de sexe) sont moins culcul que 50 nuances de maternelle. La société occidentale a tellement peur du sexe qu’on qualifie de « risqué » et « érotique » un livre supposément sur le BDSM dont l’héroïne universitaire de 22 ans utilise l’expression « down there » pour faire référence à ses parties génitales. Ça s’appelle une vulve Anastasia, c’est pas impoli, c’est le mot technique dans le dictionnaire.

Une vulve.

Ensemble des organes génitaux externes, chez la femme et chez les femelles des mammifères placentaires.

Un clitoris.

Petit organe érectile de l’appareil génital externe de la femme situé à la partie antérieure de la vulve.

Un pénis.

Organe mâle de la copulation et de la miction.

Un vagin.

Organe génital interne de la femme et des femelles de mammifères placentaires, qui s’attache à une extrémité autour du col de l’utérus et qui s’ouvre à l’autre extrémité au niveau de la vulve.

Des testicules.

Glande génitale mâle qui élabore les spermatozoïdes et sécrète les hormones mâles.

Larousse 2014

Ce livre est une honte à la littérature érotique, à la culture BDSM et au sexe en général. On s’entend, la pornographie, quel que soit sa forme, n’a pas à être réaliste, elle vend du rêve comme toute autre œuvre de fiction, mais ce genre de livre nunuche encourage la notion que le sexe est quelque chose de sale qui doit être caché, ignoré et qui se fait de façon instinctive. Qu’une fille de 22 ans, vierge, qui ne s’est jamais masturbée va devenir une déesse de l’orgasme automatiquement au moment de la déchirure de son hymen. Et que pour pratiquer la domination/soumission, il faut nécessairement être craqué mental et avoir été abusé.

Et je ne parlerai même pas du fait que la relation entre Anastasia et Christian répond à TOUS les critères d’une relation abusive. Jen l’explique beaucoup mieux que moi, je vous invite à lire son blogue.

Grrr…

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Non, les abus qu’a subit Christian Grey ne l’ont pas rendu adepte de Sado-masochisme, ils l’ont transformé en abuseur contrôlant freak, ce qui est absolument aux antipodes d’un dominateur responsable.

Grow. the. fuck. up. E.L. James.

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Et comme c’est une britannique qui a écrit ce livre, elle n’a même pas l’excuse d’avoir grandi dans le puritanisme américain, comme Stephanie Meyer. (en passant, Twilight a aussi 100% au test de la relation abusive. Vive la romance moderne…)

La perception que nous avons du sexe est tellement bizarre. C’est omniprésent dans la société, on ignore totalement l’existence de l’asexualité, on excuse toutes sortes de comportement totalement inadmissibles, on traite la virginité à l’âge adulte comme une maladie honteuse, et pourtant, quand je parle de mon B.O.B. (battery operated boyfriend), les gens deviennent rouges comme des tomates et veulent se cacher sous le tapis. J’ai 34 ans, je suis en santé et je suis célibataire depuis 10 ans, et les gens sont surpris de savoir que j’ai un vibrateur et que je m’en sers? Ben oui, et ça fait que je ne suis pas frustrée sexuellement et je n’ai pas envie de me jeter sur le premier gars qui passe juste parce que je suis en manque de cul. Non, c’est pas pareil qu’une relation sexuelle à deux, mais ça aide à faire passer le surplus d’hormones au moment de mon ovulation. Et ÇA NE FAIT DE MAL À PERSONNE!!!

Peut-être que si on expliquait aux garçons que se masturber c’est correct, qu’on peut soulager et contrôler ses érections par soi-même de façon satisfaisante et qu’il existe plein de jouets sexuels très efficaces et sécuritaires, on aurait plus besoin d’expliquer les abus sexuels par « il a pas pu se retenir, il était trop excité, c’était trop avancé, il était trop tard pour changer d’idée ». Juste une idée comme ça…

Matante Elise va vous parler de cul dans les prochaines semaines, attachez vos ceintures de chasteté, ou mieux, allez vous acheter une douzaine d’huîtres et une bouteille de mousseux, allumez les chandelles, mettez du Barry White et sortez vote B.O.B ou votre P.G. (Plastic Grilfriend).

Enjoy!