Let’s talk about sex Baby…

Je suis présentement en train de lire le blogue « Jenny reads 50 Shades …» et je me bidonne comme une folle. Je n’ai pas lu l’opus de E.L. James au-delà des 200 pages et des trois scènes de sexe en extrait gratuit sur Google Play Read, parce que ces 200 pages m’ont convaincue que ce livre était d’une niaiserie crasse.

Ce n’est pas le sexe dans ce livre qui me dérange, j’aime bien la littérature coquine, c’est le langage digne de la maternelle. Même les romans Harlequin à couverture rouge (pour ceux qui ne connaissent pas le code de couleur, les romans rouge de Harlequin contiennent des scènes de sexe) sont moins culcul que 50 nuances de maternelle. La société occidentale a tellement peur du sexe qu’on qualifie de « risqué » et « érotique » un livre supposément sur le BDSM dont l’héroïne universitaire de 22 ans utilise l’expression « down there » pour faire référence à ses parties génitales. Ça s’appelle une vulve Anastasia, c’est pas impoli, c’est le mot technique dans le dictionnaire.

Une vulve.

Ensemble des organes génitaux externes, chez la femme et chez les femelles des mammifères placentaires.

Un clitoris.

Petit organe érectile de l’appareil génital externe de la femme situé à la partie antérieure de la vulve.

Un pénis.

Organe mâle de la copulation et de la miction.

Un vagin.

Organe génital interne de la femme et des femelles de mammifères placentaires, qui s’attache à une extrémité autour du col de l’utérus et qui s’ouvre à l’autre extrémité au niveau de la vulve.

Des testicules.

Glande génitale mâle qui élabore les spermatozoïdes et sécrète les hormones mâles.

Larousse 2014

Ce livre est une honte à la littérature érotique, à la culture BDSM et au sexe en général. On s’entend, la pornographie, quel que soit sa forme, n’a pas à être réaliste, elle vend du rêve comme toute autre œuvre de fiction, mais ce genre de livre nunuche encourage la notion que le sexe est quelque chose de sale qui doit être caché, ignoré et qui se fait de façon instinctive. Qu’une fille de 22 ans, vierge, qui ne s’est jamais masturbée va devenir une déesse de l’orgasme automatiquement au moment de la déchirure de son hymen. Et que pour pratiquer la domination/soumission, il faut nécessairement être craqué mental et avoir été abusé.

Et je ne parlerai même pas du fait que la relation entre Anastasia et Christian répond à TOUS les critères d’une relation abusive. Jen l’explique beaucoup mieux que moi, je vous invite à lire son blogue.

Grrr…

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Non, les abus qu’a subit Christian Grey ne l’ont pas rendu adepte de Sado-masochisme, ils l’ont transformé en abuseur contrôlant freak, ce qui est absolument aux antipodes d’un dominateur responsable.

Grow. the. fuck. up. E.L. James.

Its-not-worth-the-jail-time

Et comme c’est une britannique qui a écrit ce livre, elle n’a même pas l’excuse d’avoir grandi dans le puritanisme américain, comme Stephanie Meyer. (en passant, Twilight a aussi 100% au test de la relation abusive. Vive la romance moderne…)

La perception que nous avons du sexe est tellement bizarre. C’est omniprésent dans la société, on ignore totalement l’existence de l’asexualité, on excuse toutes sortes de comportement totalement inadmissibles, on traite la virginité à l’âge adulte comme une maladie honteuse, et pourtant, quand je parle de mon B.O.B. (battery operated boyfriend), les gens deviennent rouges comme des tomates et veulent se cacher sous le tapis. J’ai 34 ans, je suis en santé et je suis célibataire depuis 10 ans, et les gens sont surpris de savoir que j’ai un vibrateur et que je m’en sers? Ben oui, et ça fait que je ne suis pas frustrée sexuellement et je n’ai pas envie de me jeter sur le premier gars qui passe juste parce que je suis en manque de cul. Non, c’est pas pareil qu’une relation sexuelle à deux, mais ça aide à faire passer le surplus d’hormones au moment de mon ovulation. Et ÇA NE FAIT DE MAL À PERSONNE!!!

Peut-être que si on expliquait aux garçons que se masturber c’est correct, qu’on peut soulager et contrôler ses érections par soi-même de façon satisfaisante et qu’il existe plein de jouets sexuels très efficaces et sécuritaires, on aurait plus besoin d’expliquer les abus sexuels par « il a pas pu se retenir, il était trop excité, c’était trop avancé, il était trop tard pour changer d’idée ». Juste une idée comme ça…

Matante Elise va vous parler de cul dans les prochaines semaines, attachez vos ceintures de chasteté, ou mieux, allez vous acheter une douzaine d’huîtres et une bouteille de mousseux, allumez les chandelles, mettez du Barry White et sortez vote B.O.B ou votre P.G. (Plastic Grilfriend).

Enjoy!

Une réflexion sur “Let’s talk about sex Baby…

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