Le Grand Visionnement 2015 Partie Trois: Tom Hardy: Inception

S’il y a un moment où mon intérêt pour Tom Hardy est passé de ma tête à mon fond de culotte, c’est en regardant le prochain film sur la liste. Stuart et Bane n’étaient pas vraiment sexy et si Robert Dudley et Ricky Tarr jouent les jolis coeurs à l’écran, ce ne sont pas des hommes selon mon coeur.

Mais, Christopher Nolan m’as donné le Tom Hardy dont j’avais besoin.

Inception (Origine)

Rôle: Eames

Eames

Doux Jésus! Regardez ce mec, phéromones dans une chemise à col ouvert. J’ai chaud.

Je suis folle d’Eames.

Ok honnêteté oblige, je me tapperais probablement toute l’équipe de Cobbs (oui, Ariadne comprise, matante est hétéroflexible, comme on dit, et Ellen Paige est une poupée adorable), et sa cible (tout film qui me donne, ne serait-ce qu’un instant, l’opportunité de me fondre dans le regard de Cillian Murphy va tomber dans ma rotation *hmmmm, 28 days later, Sunshine, Batman Begins, Red Eye, Dark Knight Rises, Inception, et probablement d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit tout de suite, ok on ajoute Grand Visionement Cillian Murphy à la liste*).

Mais Eames est, et de loin, mon préféré.

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Au moment de voir Inception, j’avais comme dans l’idée que Hardy était type-casté pour jouer des personnages sérieux, un peu fuckés et toujours violents. Ce qui est plus ou moins vrai. Il est excellent pour jouer ce genre de personnage, c’est vrai, et c’est rare de trouver un acteur convaicant pour ce type de rôle, mais Inception m’as fait découvrir une autre facette du talent de Tom Hardy. Et mon coeur a fondu comme neige au soleil.

Ok, on ajoutes cette tuque à

Ok, on ajoutes cette tuque à « Oh Tommy, mais qu’est-ce qu’ils t’ont mis sur la tête? » Il a l’air d’un adorable Conehead avec ça.

Alors, Inception, pour les 2 personnes qui ne l’ont pas vu, est l’histoire de Cobbs (Leonardo Di Caprio), un spécialiste en espionage d’une forme particulière. En effet, Cobbs et son équipe s’insèrent dans le subconscient des gens par leurs rêves et leurs volent des informations (une « extraction », dans leur jargon). Il se fait approcher par un magnat de l’énergie japonais, Saito (Ken Watanabe), qui lui demande de faire une mission un peu différente: une « inception » (j’ai vu le film seulement en anglais, je pense qu’ils disent une « origine » en français, mais le terme « implantation » serait plus approprié selon moi). Une « inception » est le contraire d’une extraction, il ne s’agit pas de voler une idée, mais d’en inscrire une dans la pensé de la cible.

La cible en question s’appelle Robert Fisher (Cillian Murphy en tailleur sur mesure, me-noum!), sur le point d’hériter du plus grand empire énergétique au monde, et Saito veut lui donner l’idée de démanteler la compagnie de son père, afin d’éviter qu’il ne crée un monopole mondial.

Cobbs rassemble donc une équipe d’expert pour l’aider dans cette mission, et son spécialiste de la contrefaçon (qui peut jouer différents rôles dans le rêve de la cible, afin de la manipuler) est un britanique absolument irrésistible: Eames.

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Le seul membre du groupe a être témoin de l’inception en tant que telle. C’est le seul moment du film où il est sérieux. J’adore cette photo.

Eames est léger, il est drôle, il est sexy, il a un accent cute à mourir et une jolie voix musicale, il est bien dans sa peau, très sûr de lui et OHMONDIEUJEL’ADOREVIENSDANSLESBRASDEMATANTEELISEMONBEAUEAMESCHÉRID’AMOUR!

*Tousse une dizaine de fois*

euh, j’en était où déjà?

Ah oui! Eames est un rôle léger et drôle. C’est tellement le fun de voir Tommy évoluer dans la peau de Eames. Il se fait un fun noir évident et on s’amuse à le regarder. Sa petite rivalité avec Arthur (Joseph Gordon-Lewitt) est tout simplement a-do-ra-ble, et a donné naissance à une foule de fanfictions sur internet.

La chimie est au rendez-vous pour toute la distribution de ce film, mais Hardy et Gordon-Lewitt sont à un autre niveau dans leurs interactions et c’est du pur bonheur à chaque fois qu’ils partagent l’écran.

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Pétition pour un buddy-cop movie ou JGL joue le policier sérieux by-the-book et TH est le coéquipier sur le bord de se faire renvoyer qu’on lui impose. Ils apprenent l’un de l’autre, tombent follement amoureux et ça fini avec un fabuleux mariage gay.

Mais revenons-en au film en tant que tel. C’est la quintessence de Christopher Nolan. La mission se passe sur trois niveaux, le premier, rêvé par Youssouf, le Chimiste (celui qui manipules les somnifères), plein de ruelles et d’entrepôts, le deuxième, rêvé par Arthur l’Extracteur en Second, un hotel chic rempli de gens sur leur 31, et le troisième, rêvé par Eames, le Voleur, un paysage enneigé et des courses poursuites dignes d’un film de James Bond.

Les différents niveaux de conscience, les projections mentales et toutes les symboliques partout sont la marque de commerce du réalisateur poussée à son extrème.

En fait, Inception est une superbe métaphore sur le processus créatif, et le cinéma en particulier. Je suis pas assez intelligente pour vous l’expliquer, mais Kyle Kallgren est toujours à la rescousse pour ce genre d’explications:

Bref, je vous recommande Inception sans hésitation. Et vous inquiétez pas si vous comprenez pas la fin, c’est voulu et c’est pas important.

And I fucking L.O.V.E, Eames you guys.

Il n’est malheureusement plus sur Netflix, mais il est facile à trouver dans les magasins de dvd et pas cher du tout.

Next, on survole Lawless et je vous resert une chanson d’amour profond à Mad Max.

Le Grand Visionnement Partie Deux: Tom Hardy: The Virgin Queen / Tinker, Tailor, Soldier, Spy

Bon, une fois que j’ai vu Stuart, j’ai compris ce que Georges voulais dire en disant que Hardy est un acteur extraordinaire.

Je suis retombée sur lui en fouillant les séries historiques sur Netflix.

The Virgin Queen (pas de version française):

Rôle: Robert Dudley

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2006, donc avant Stuart, il est encore tout petit, Tommy, il a encore son baby face.

La mini-série raconte l’histoire d’Elizabeth I et Hady joue le rôle de Robert Dudley. Le Grand Amour de la Reine Vierge est, dans cette version, un peu différent de la version présentée par Ralph Fienes avec Cate Blanchet. Pas de héros romantique transi d’amour  frustré. Ce Dudley est une canaille. On entend presque le refrain de « Trouble » de Taylor Swift quand il apparaît à l’écran. Ce gars est un nid à problèmes, mais on a aucune misère a comprendre pourquoi Elizabeth ne peut s’en séparer, il est irrésistible, le petit maudit. Et il n’a pas une once de malice en lui. Il fout le bordel, mais il n’est pas méchant. Il aime sa Reine, et est profondément malheureux en conséquence, ce qui explique sa propension à se foutre dans la merde.

Un rôle bien défendu, dans une série assez moyenne, je dirais. Traitement conventionnel d’un sujet très connu. Mais pas ennuyeux. La série n’est plus sur Netflix, malheureusement.

Ensuite, c’est encore une fois Cumberbatch qui m’as amené une dose d’Hardy dans:

Tinker, Tailor, Soldier, Spy. (La Taupe)

Oui, Philippe, c’est le film avec la mouche dans le char.

Rôle: Ricky Tarr

Ricky Tarr

Et la première entrée de « Oh Tommy, mais qu’est-ce qu’ils t’ont mis sur la tête? ». Tom a une grosse malchance avec les perruques, des fois je me demande s’il n’a pas insulté un costumier à un moment donné et qu’il paie le prix encore aujourd’hui. C’est pas trop mal sur la photo, mais dans le film… ouf!

Mésaventure capillaires mises a part, c’est un excellent film, quoique dur à suivre. Personellement, j’ai dû le regarder trois fois avant d’être satisfaite que j’avais tout compris. Mais ça vaut la peine. La distribution est fantastique: Gary Oldman, Jonh Hurt, Colin Firth, Mark Strong, Toby Jones, et au milieu de tous ces vétérans géniaux, Benny Cumberbatch et Tommy Hardy.

Le film, basé sur un roman de John Le Carré, se passe au Cirque, une branche du MI5, le service d’Intelligence britannique, qui se concentre sur l’Union Soviétique pendant la Guerre Froide. Une opération pour trouver un traitre au Cirque tourne au désastre et entraine la démission du directeur, Contrôle (Hurt) et de son bras droit, Georges Smiley, le héro des livres de Le Carré (Oldman). Un an plus tard, des événements vont rammener la chasse à la taupe à l’avant plan.

Ricky Tarr est un petit rôle, quoiqu’essentiel à l’histoire. Ceci dit, Tom se défend très bien devant l’énorme pointure qu’est Gary Oldman. Oldman est le grand artiste dans ce film, son George Smilley est plein de finesse et de nuances, un espion de la vieille école en pleine joute intellectuelle avec Karla, son pendant russe, avec tous ces agents commes des pions sur un échiquier à taille humaine. Et en plein milieu, le pauvre Ricky, petit agent qui a l’habitude des missions sales, qui essaie pour une fois de réparer les dommages.

Le film est esthétiquement magnifique, la reproduction historique, sans faute et il a été filmé pour avoir l’air d’avoir été fait dans les années 70. Superbe.

Je recommande fortement, disponible sur Netflix en anglais seulement, mais j’ai le dvd en français, pour ceux d’entre vous qui me connaissent personnellement.

Ok, le prochain billet va être sur un seul film, parce que je vais en avoir long à dire sur:

Inception.

I fuckig love Eames, you guys.

Le Grand Visionnement 2015 Partie Un: Tom Hardy: L’ascension du Chevalier Noir / Stuart: Une vie à l’envers.

Ok, on commence par le commencement. J’ai entendu le nom de Tom Hardy pour la première fois sortant de la bouche de mon cousin Georges avec la même révérence avec laquelle il parle du Punisher, bref, cette adoration qui est habituellement réservée à une Divinité. Il me parlait du film Bronson, qui fait partie de la liste.

J’avais pas vraiment d’intérêt à voir Bronson, un film sur le criminel le plus violent de l’histoire carcérale d’Angleterre, et la seule chose qui a retenu mon attention dans la conversation, c’est quand il a parlé de nudité frontale (« Ouh! Y a un PÉNIS dans ce film!!! »). Mais bon, même la promesse d’une queue dans un contexte hors porno n’était pas assez pour me donner envie de voir ce film. Une décision que je regrette amèrement maintenant que je l’ai vu. Toutes ces années passées sans avoir vu la scène de graissage, et cette bande sonore qui hante mes cauchemars les plus sombres.

Mais on reviendra à Bronson en temps et lieu.

Ma première rencontre à l’écran avec Tom Hardy a été :

L’Ascension du Chevalier Noir (The Dark Knight Rises) :

Note : le titre est en français pour les films que j’ai visionné d’abord en français, en anglais pour les autres. La traduction en parenthèse pour vous donner les deux titres au cas où votre curiosité serait piquée et que vous vouliez trouver un de ces films.

Rôle : Bane.

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Je n’ai pas grand-chose à dire sur la performance d’Hardy dans ce film. Il fait sa job, et il la fait bien, comme toujours, mais les limites du personnage cachent une grande partie de sa marque de commerce. Hardy a un regard perçant, qui peut être hyper doux, séducteur et attachant, douloureux et triste ou tellement menaçant que vous craignez pour votre sécurité même si vous êtes très conscient que le monsieur peut pas sortir de la tv. Bane ayant le visage caché, on a une idée de la puissance du regard, mais ce n’est pas le potentiel complet de Tommy qui est à l’écran.

Mon jugement est aussi biaisé par le fait que, connaissant les comics, le Bane qu’on a vu à l’écran dans le film de Nolan est…. Disons… décevant.

Ne vous méprenez pas, Dark Knight Rises est un très bon film, je ne fais pas ma comics fan qui pense que tout ce qui n’est pas exactement comme dans la bande-dessinée est automatiquement de la merde, mais Bane dans le comics était tellement plus puissant et brillant. Un adversaire du calibre de Bruce Wayne au niveau intellectuel, un homme très éduqué et réfléchit. Le niveau de langage du Bane de Nolan reflète le personnage d’origine, mais la révélation à la fin que [spoiler] le cerveau de l’opération est Talia al Ghul et que Bane n’est que son sous-fifre brise toute la magie du personnage et l’éloigne totalement de son puissant équivalent sur papier glacé.

Aussi, j’étais TELLEMENT sous le charme de l’EXTRAORDINAIRE Catwoman d’Anne Hathaway que putain, Bane, c’était vraiment pas le centre de mon attention. Bref, je suis ressortie du cinéma avec zéro opinion sur Tom Hardy.

J’entends déjà les cris en arrière « Minute matante, tu dois t’être trompée, Tom Hardy est devenu populaire en amérique avec Inception, t’as sûrement vu Inception avant Dark Knight Rises? » Et bien, non chers lecteurs, je ne suis tombée sous le charme du duo Eames et Arthur (Hardy et Joseph Gordon-Lewitt) que bien plus tard.

Ma seconde rencontre avec Tom Hardy (et celle que je considère comme ma découverte de Tom Hardy) est arrivée totalement par hasard et, comme c’est souvent le cas pour les films qui arrivent par hasard dans une vie, ce fut une expérience superbe.

Un bon vendredi soir d’insomnie, je pitonnais allègrement quand le film de fin de soirée de SRC a attiré mon attention. J’étais à l’époque en pleine obsession sur la série Sherlock et le film mettait en vedette Bennedict Cumberbatch et ce fameux Tom Hardy dont mon cousin Georges parlais si cérémonieusement.

Stuart : une vie à l’envers (Stuart : A life Backwards)

Rôle : Stuart Clive Shorter.

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Le film date de 2007, regardez-moi ces deux baby-faces! Des petites jeunesses! On veut leur pincer les joues! (mais mettre une grosse couche de Purell après, dans le cas d’Hardy, vous allez comprendre si vous voyez le film).

Stuart est un petit film. Un très petit téléfilm, mais une expérience absolument merveilleuse. Le film (et le livre sur lequel il est basé) raconte une histoire vraie, celle de l’auteur (et narrateur du film) Alexander Marsters (Cumberbatch) qui, après que la directrice du centre d’aide aux gens de la rue où il travaille à temps partiel et son adjoint sont injustement condamnés de complicité de trafic de drogue, organise une campagne pour essayer de les faire libérer. Durant la première réunion, il fait la rencontre de Stuart, un sans-abri qui fréquente le centre et qui critique leur idée d’envoyer des livres aux prisonniers, parce qu’ils ne pourront pas les garder « ils ne rentreront pas dans la boîte!! ».

Stuart avertit Alexander qu’il a fait une grosse gaffe en mettant son adresse sur les pamphlets pour la campagne, parce « tu ne sais pas quel genre de bons à riens peuvent aller cogner à ta porte ». Le lendemain, Stuart fait exactement ce qu’il avait prédit, il cogne à la porte de la maison d’Alexander et la conversation qui suit entre les deux va mener non seulement à toutes les idées d’actions pour la campagne, mais aussi à une belle amitié entre ces deux hommes extrêmement différents.

Stuart Shorter a eu une vie de merde, alcoolique, drogué, abusé, battu, handicapé (il souffre de dystrophie musculaire), et emprisonné dans à peu près toutes les prisons juvéniles et adultes d’Angleterre, il a tout pour être suicidaire. Et suicidaire, il est.

J’ai regardé ce film avec fascination. Une histoire si simple, et pourtant si dure en même temps, avec une trame sonore enjouée et douce et des petites scènes animées pour couper tout le triste. On en ressort avec le cœur rempli de toute la merveilleuse complexité de Stuart Shorter, oui sa douleur, mais aussi ses moments de grande sagesse, quand il parles des seins de femmes « Je préfère un rebondi naturel, personnellement, et, s’ils tombent, et ben, ils tombent et c’est tout », et son honnêteté attendrissante et polie « Alexander vous a averti que je suis un alcoolique, un condamné de niveau trois et un voleur? Mais je ne causerai pas d’ennui, promis! Est-ce que je peux avoir une visite de la propriété s’il-vous-plaît? » On voudrait sauver le monde après avoir vu ce film, et on a de la peine et de l’espoir à l’instar d’Alexander.

Le film est disponible en sections sur YouTube, en anglais avec sous-titres anglais. Si l’accent et les expressions slang british ne vous font pas peur, je recommande fortement de voir Stuart : A life Backwards en version originale, mais la version française est très bien aussi.

La performance d’Hardy ici est époustouflante (je pense que je vais utiliser cette expression souvent!). Tout son corps est transformé par la maladie du personnage, sa voix, ses intonations, ses expressions, c’est tout simplement incroyable, pas une seconde on ne voit l’acteur sous le personnage. Stuart est une plaie vive sur deux pattes (physiquement et psychologiquement) et on voit Hardy souffrir son personnage à l’écran.

Tom n’est pas étranger aux démons qui habitent Stuart. Il a failli scrapper sa carrière naissante à coup de drogues et d’alcool dans les années 90, mais il est sobre depuis 2003 et c’est tant mieux.

Avertissement : le language de Stuart est très cru, il y a beaucoup de référence à la violence et une scène de crise en particulier qui est assez heavy (et ce fut ma première, mais pas la dernière, rencontre avec le zizi de monsieur Hardy).

Soyons positifs: Le Grand Visionnement 2015: Introduction

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez que, à l’instar de la grande Lindsay Ellis (aka The Nostalgia Chick) j’ai développé, depuis la sortie de Mad Max : Fury Road, une obsession pour l’acteur britannique Tom Hardy.

Je suis tout à fait prête à admettre que le monsieur me fait un certain effet physique, après tout mon idéal masculin est :

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Ah chéri! Tu me fais encore croire en un Dieu bienveillant qui m’aime…

Et Tom Hardy à l’air de :

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Sa machoire n’as rien à envier à celle d’Evans, et le col détaché… Excusez-moi, je dois aller faire un tour dans mon lit pour une sieste. Ouais, c’est ça… une « sieste »…

Force est d’admettre que, même si Chris Evans est le plus beau sans hésitation (et restera toujours mon numéro un), Hardy a plusieurs coches dans ma liste : Yeux pâles, regard intense, jolie bouche (les lèvres de ce gars me donnent faim), pas rasé à moins qu’il ne soit en tournage (j’ai zéro plainte contre la mode des lumbersexuals), des tatouages, et surtout (seul élément manquant à Chris Evans), il est britannique. Hello accent sexy à mort et tendance à utiliser un vocabulaire hyper recherché, matante ADORE!

Mais hormones mise à part, Tom Hardy est un des acteurs les plus talentueux sur la planète. Je dis un des, mais en fait, je pense que c’est LE MEILLEUR, point barre. Beaucoup d’acteurs de cette génération sont hyper talentueux : Evans n’a pas qu’un joli minois, vous n’avez qu’à regarder Puncture, The Iceman ou Snowpiercer si vous voulez la preuve, mais sa performance en tant que Steve Rogers/Capitaine America est déjà un tour de force. Cumberbatch est extraordinaire en Sherlock et dans tous ce qu’il fait. Hiddleston me donne régulièrement des frissons de joie par ses performances magnifiques. Charlie Hunnam m’a régulièrement brisé le cœur d’un seul regard dans Sons of Anarchy.

Mais Hardy est dans une catégorie à part. De la trempe de Gary Oldman, De Niro ou, pour les plus vieux, Marlon Brando (à qui beaucoup d’articles le comparent). C’est un caméléon, pur et simple, un artiste complet, et le voir jouer est une joie extraordinaire pour quiconque s’y connais un peu en jeu d’acteur.

Alors, j’assume ma fangirl et je vous présente un nouveau projet :

LE GRAND VISIONNEMENT TOM HARDY 2015.

Une série de critiques de différentes performances de Tom Hardy. De un, je peux m’exprimer sur ce qui me fait affirmer que ce mec est un génie dans son domaine, et de deux, je peux vous faire découvrir quelques films un peu moins connus, mais au combien excellents, mettant le dit-monsieur en vedette. Et si j’aime ça et que ça marche pas pire, on se fera peut-être des Grands Visionnements Chris Evans, Ellen Paige, Tom Hiddleston, Scarlett Johansson et Bennedict Cumberbatch.

Je vais glisser quelques notes biographiques sur Tom Hardy ici et là, parce que c’est un bonhomme fort intéressant dans la vraie vie, pas seulement à l’écran.

On va y aller dans l’ordre dans lequel je l’ai découvert. Entre un et trois films par billets, dépendant de combien j’ai à dire.

Promis, cette fois-ci, je vais le faire jusqu’au bout, pas comme avec la série Sophie Scaife (que j’ai toujours l’intention de faire, mais j’ai pas encore trouvé le format, probablement un recap à la façon Jenny Trout, ce qui serait approprié, puisque c’est elle qui est l’auteur!)

Les liens pour les différentes parties: (mis à jour au fur et à mesure des publications)

Partie un: L’ascension du Chevalier Noir / Stuart: Une vie à l’envers

Partie Deux: The Virgin Queen / Tinker, Tailor, Soldier, Spy

Partie Trois: Inception

Partie Quatre: Lawless/Mad Max: La route du Chaos

Partie Cinq: This Means War / Star Trek: Nemesis / Warrior

Partie Six: The Drop

Partie Sept: Locke

Partie Huit: Minotaur/Rock n’ Rolla

Partie Neuf: Bronson

J’ai commencé à m’entraîner…

Alors, la grosse matante Elise essaie de se mettre en forme. Voici mes premiers efforts à l’aide de l’application Zombies, RUN!

Très cool en passant, de un, l’histoire te garde concentré et motivée et le « chase mode » permet des intervalle, dans mon cas, entre la marche et le jogging, mais ça peut être entre le jogging et des sprint pour les coureurs expérimentés. Et entre les intervention des personnages, tu peux mettre la musique de ton téléphone ou celle d’une application, moi j’utilise Deezer.

Bref, j’essaie de m’entraîner.

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C’est les petites choses.

Depuis quelques temps, mon numéro professionnel est affiché sur le site Web du ministère de la Famille dans les différentes rubriques de la section Aînés, dont celle sur la maltraitance (https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/aines/lutte_contre_maltraitance/Pages/index.aspx)
Je reçois donc depuis peu, des appels quotidiens de gens qui sont témoins ou victimes de maltraitance et qui cherchent de l’aide. Ils sont toujours nerveux et ont toujours peur de ne pas être au bon endroit.
C’est vrai que nous ne faisons pas d’intervention au Secrétariat aux aînés, ce n’est pas notre mandat et nous n’avons pas les compétences pour le faire.
Mais je peux prendre 5 minutes de mon temps pour écouter le problème d’un monsieur avec son milieu de vie insalubre et le référer à la Ligne Abus Aînés (1 888 489-2287) qui le mettra en contact avec des intervenants du milieu judiciaire ou municipal pour l’aider à régler son problème.
Je peux prendre 2 minutes pour la dame qui m’appelle de Floride parce que sa mère est sous la responsabilité de sa soeur qui est en rechute de dépendance aux drogues et est laissée à elle même et la transférer directement au Coordonnateur de sa région pour qu’il l’aide à s’assurer quelqu’un aille voir si sa mère va bien.
Je peux demander l’adresse courriel de la directrice d’une résidence qui veut se doter d’une politique pour prévenir la maltraitance dans son organisation et lui envoyer les liens vers le PAM, et le Guide de référence, et la Chaire de recherche pour qu’elle puisse s’inspirer.
Je suis juste une petite secrétaire, mais ce soir, je me sens vraiment fière de ma job et d’être une fonctionnaire.

La fin d’une époque.

Ce matin, j’ai pleuré comme une madeleine pendant 10 minutes. Incontrôlablement, sans retenue. Et je me trouvais tellement nounoune de pleurer ainsi. J’ai simplement partagé la caricature d’Ygrek pour le décès de Jacques Parizeau avec un petit message simple pour exprimer mon respect pour l’homme. Et je me suis mise à pleurer.

J’admire beaucoup Jacques Parizeau. C’était un homme brillant, vraiment hyper intelligent. Un architecte de la révolution tranquille, un homme d’idées et de convictions qui n’as jamais fait de compromis avec sa conscience. Mais je n’ai jamais eu d’affection pour lui. Alors pourquoi je me suis mise à pleurer ainsi son départ?

Parce que Jacques Parizeau fait partie d’une part de moi pleine d’idéaux et d’espoirs qui n’existe plus. J’ai encore des idéaux et des espoirs, si vous lisez mes textes, vous savez que je crois fermement en une société ouverte et égalitaire et j’essaie à ma manière de lancer des gouttelettes d’eau pour contribuer à l’océan.

Mais, Parizeau, c’était 1995, j’avais 15 ans, j’étais en histoire du Canada secondaire 4 et j’étais Séparatiste avec un grand S. Oh que je le voulais tu donc mon Pays! J’adorais la politique à l’époque. J’en mangeais, j’en rêvais. J’ai pleuré ce matin, parce que je n’ai plus ces idéaux. Le Pays, c’était en 1996 que je le voulais. Je suis toujours FERMEMENT indépendantiste, très nationaliste, protectrice de ma culture et de ma langue, et le rêve du Pays reste dans le fond de ma pensée, mais référendum demain matin? Je ne voterais pas oui. Je n’ai pas confiance en ceux qui veulent nous donner un pays aujourd’hui, je n’ai pas confiance au Québec que nous avons maintenant pour qu’il devienne un pays. Je ne suis pas la seule, j’en suis certaine.

Je vous dis ça en toute neutralité, un état de choses, je n’ai confiance en aucun des projets de société qui nous sont offerts présentement, tout partis confondus. Le fait que je travailles pour le gouvernement me permets au moins de me dire que je travailles pour le bien du peuple québécois, peu importe qui est en haut.

Mais j’ai le deuil de la fille de 15 ans qui était tellement sûre de ses rêves. Mais je ne la regrette pas. J’aime la femme de bientôt 35 ans qui voit les nuances de gris (fuck E.L. James, elle ne me volera pas mes métaphores qui fittent bien pour illustrer mon idée!), même si c’était tellement plus simple quand tout était noir et blanc.

Des hommes comme Jacques Parizeau, il ne s’en fait plus. C’est normal, et ce n’est pas une mauvaise chose. Le monde change, et les gens doivent changer avec. L’historienne en moi a toujours un œil sur le passé, bien entendu, mais il faut aspirer à un avenir différent, et ce sont des gens différents qui nous amènerons les projets sociaux de demain. Que les idéaux de 2015 soient différents de ceux de 1980 ou de 1995, ce n’est pas une défaite, la stagnation est une mauvaise chose. C’est pour ça que je ne me considèrerai jamais comme une conservatrice (idéologique, pas juste politique).

On a besoin d’un projet nouveau, d’une idée nouvelle. Je dis ceci en toute neutralité, je n’interpelle aucun parti politique, je parle à tout le monde. Nous avons besoin d’un nouveau rêve québécois, on a besoin de se rappeler, toutes idéologies politiques confondues, que le Québec peut et doit se tenir debout.

J’ai aucune idée par où commencer. Mais c’est pour ça que je ne me lance pas en politique.

Au revoir M. Parizeau, bon voyage.