Ah les maudits travailleurs chialeux!

C’est drôle quand même de voir un gars comme Duhaime, qui fait 150 000$ par année pour une job botchée (je l’ai personnellement surpris à deux reprises à commenter des articles qu’il n’avait pas lu et 99% de ce qu’il dit est copié/collé de The Rebel) pendant environ 20h semaine, commenter les salaire et les horaires des employés de la SAQ comme s’ils étaient gras dur.

Je travaille comme agente de secrétariat (je suis une secrétaire, ok? J’aime pas ça qu’on essaie de diminuer ma job en sortant des euphémismes comme adjointe administrative ou agente de secrétariat, être secrétaire, c’est pas honteux, c’est une job importante et névralgique) au gouvernement du Québec. Je suis une fonctionnaire dans le pur sens du terme, avec les avantages qui viennent avec. Je suis « gras dur » si on crois les chroniqueurs qui font 4/5 fois mon salaire annuel.

Parlons-en donc de mon salaire annuel. Ostie qu’on a peur de parler d’argent, hein? Ben voilà : Je fais 27,14$ de l’heure, avec un 35 heures par semaine garanti , 44 507$ par année (ces infos sont publiques sur le site du conseil du Trésor, vous pouvez les vérifier vous-même).

Et j’arrive pas.

J’arrive juste pas à la fin de mon deux semaines entre mes paies.

J’ai pas du tout un train de vie princier, je ne voyage pas, mon loyer est probablement le moins élevé de Chaudière-Appalaches, je mange rarement au resto, (je suis la Reine des bouffes les moins cher possible chez McDonald’s, mon frère Philippe peut en témoigner) mes meubles sont tous usagés sauf un que j’ai acheté après avoir économisé pendant 8 mois et qui était à 70% de solde, mon linge m’a été en majorité donné (merci à ma tante Jocelyne, ma tante Aline et la mère de Fabienne), mes animaux de compagnies m’ont été confiés en adoption sans frais, je n’ai fait aucune dépense de luxe dans les trois dernières années (2 500$ pour ma machine à apnée, c’est pas du luxe, c’est un traitement médical) je gratte partout comme une folle, je comprend pas pourquoi j’ai pas perdu de poids, parce que je saute des repas ou je ne mange pas assez pour être rassasiée régulièrement, (ça doit être le stress, j’imagine), j’ai des pincements au coeur chaque fois que j’ouvre mon compte en banque.

J’arrive pas.

À 44 507$ par année, garanti, j’arrive juste pas.

Alors quand les employés temps partiel de la SAQ disent qu’ils n’arrivent pas à avoir un niveau de vie décent et une situation financière stable, je les crois.

Quand les syndicats et les intervenant en lutte contre la pauvreté disent que le salaire minimum, c’est pas assez pour vivre, je les crois.

C’est ben facile de comparer les salaires des uns et des autres et de dire qu’on doit pas se plaindre parce que d’autre ont moins, mais cet argument néglige un point important: ceux qui ont moins méritent EUX AUSSI d’avoir plus.

T’as beau faire 50$ de l’heure, quand, à la banque, le minimum d’heure que tu peux garantir de faire par semaine c’est 3, ben il vont calculer ta capacité à rembourser comme si tu faisais 150$ par semaine et t’iras pas chier loin avec ça.

Je crois aux revendications de TOUS les travailleurs en grève, public et privé.

Je crois au droit pour TOUS les travailleurs d’avoir des conditions de travail décentes et sécuritaires et d’avoir des conditions financières vivables.

Je crois que tout le monde qui travaille à temps plein mérite AU MOINS 44 507$ par année et 20 jours de vacances et 10 jours de maladies acumulables.

Et je crois qu’après 15 ans, esti, tu mérite un temps plein garanti à ta job, peu importe la job, public ou privé.

Et je suis prête à me battre pour vous aider à les avoir si vous les exigez. Je vais boycotter vos magasins tant que les négociations ne seront pas conclues et je jure devant Dieu ou toute autre force naturelle ayant menée à la création de l’univers que je ne briserai JAMAIS vos lignes de piquetage.

Je vais voter pour des politiciens qui se soucient vraiment des travailleurs, je vais signer et partager les pétitions et appuyer publiquement les projets de réformes des lois du travail pour vous aider à avoir au minimum au moins que moi. Parce que vous le méritez tabarnak.

Et quand à Éric Duhaime, il devrait aller se tapper les madames frustrés qui demandent à parler au gérant parce que le vin que le chroniqueur de Salut Bonjour a recommandé est back order pendant 15 ans à temps partiel et qu’il essaie de vivre sur ce budget avant de chier sur la tête du monde. La méchanceté et la négativité, c’est beaucoup plus facile que l’empathie et la réflexion, c’est pour ça ça que c’est l’apanage des paresseux.

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Grand Visionnement 2015 Partie Seize: Channing Tatum: Jupiter Ascending

WHAT

THE

FUCK

IS

THIS?

Ce film n’as aucun putain de sens.

J’adore ce film.

Jupiter Ascending (L’ascension de Jupiter)

Rôle: Caine Wise

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Les Washowskis sont des cinéastes géniaux et un jour, leur oeuvre sera enseignée dans les écoles de cinémas au même titre que Méliès ou Hitchcock.

Mais pour l’instant, le grand public n’a aucune fucking idée du but de leur oeuvre.

Durendal va vous l’expliquer mieux que moi dans sa rétrospective (c’est en français, donc vous avez pas d’excuse, ça vaut la peine juste pour son explication de la trilogie Matrix).

  • Jupiter: Neo
  • Caine: Trinity
  • Stigner: Morpheus
  • Balem: Agent Smith
  • Titus: Pandora (Monica Bellucci dans Matrix Reload)
  • Kalique: l’Oracle.

Voilà, j’ai pas besoin de vous faire de synopsis!

Jupiter n’est pas leur meilleur film, l’histoire n’as aucun sens et est trop compliquée pour rien. (Ou c’est nous, pauvre plèbe qui ne sommes pas assez intelligents pour saisir toute la merveille de cette histoire. Probablement).

C’est pas Matrix. C’est même pas Matrix Revolution.

En fait, ce film est d’un ridicule consommé. Et il se prend EXTRÊMEMENT au sérieux.

Mais putain qu’il est le fun à regarder!

Eddie Redmayne en beurre tellement épais que mes yeux font du cholestérol.

Channing et Sean Bean nous sortent les dialogues les plus farfelus avec une face 300% sérieuse, on se croirait dans une parodie à la Hot Shot.

Mila Kunis traverse cet Opéra du Ridicule avec à peine un sourcillement de surprise.

Il y a une scène dans la Maison qui rend fou d’Astérix.

Tout le monde veut entrer dans la culotte de Mila Kunis (jolie brunette, ouais, moi aussi).

Mila Kunis veut VRAIMENT, VRAIMENT BEAUCOUP entrer dans la culotte de pitou Channing (You and me, girl…).

On a une scène de mariage interrompue à la The Graduate, mais avec plus de bottes qui font voler et d’hybride de chien albinos.

Non, sérieusement Eddie Redmayne en mets VRAIMENT plus que le client demande. Il passe du chuchotement au HURLEMENT en moins d’un millième de seconde c’est magnifique! Dire que ce film est sorti juste avant qu’il gagne un Oscar…

Et le pouvoir de l’ameuuuurrrrrrrrrrr est plus fort que tout!!!!!!!

C’est totalement glorieux.

Un chef d’oeuvre incompris.

Un futur film culte.

À voir absolument si vous voulez considérer que votre vie est complète.

Grand Visionnement 2015 partie Quinze: Channing Tatum: Magic Mike

*Voix de Bond villain*

« Soooooo Misterrrrr Soderbergh, we meet again »

Magic Mike

Rôle:

Mike Lane

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Ok, disclaimer avant de commencer: j’ai une assez forte allergie à Mathew McConaughey et Alex Pettyfer, donc, ce film commence avec une longueur de retard…

Est-ce que je recommande Magic Mike?

Oui, mais avec un gros avertissement: Ce n’est pas le film que la bande annonce publicise.

Lindsay Ellis l’a décrit comme étant le film a propos du strip-teaseur le plus triste de Miami. C’est à peu près ça, sauf qu’il sont à Tampa, mais on s’obstinera pas sur la géographie, c’est pas l’important. Soderbergh a essayé de subvertir les genre en nous faisant un film sur les hommes objets sexuels. Il a écrit le scénario avec Channing, et le film est très vaguement inspiré du passé de Tatum comme danseur exotique. Ils ont aussi financé le film de leur poche. L’idée de base est très bonne et ça fait changement de voir des hommes front and center dans le titillage d’hormones. Seulement, ce film est tellement remplis des clichés habituels sur les films à propos des travailleur du sexe, il est extrêmement redondant… Il est aussi déprimant sur un temps rare, donc à ne pas voir quand vous êtes down.

Au début, Channing voulait Nicolas Winding Refn pour réaliser ce film. Oh, j’aurais voulu voir le Magic Mike de Refn! Pour ceux qui veulent savoir pourquoi, Refn a réalisé Bronson, le film le plus bizzarement génial que j’ai vu de ma vie. Et il a pas peur de montrer des pénis à l’écran… (mon analyse de Bronson). C’est pas que Soderberg est mauvais, mais quand il subverti des genres, il le fait seulement en surface, un switche de genre, sans analyse ou réflexion sur les clichés qu’il essaie d’inverser. Le résultat semble invariablement paresseu. (mon premier billet sur les films de Soderberg).

Mais bon, on a droit à ceci aussi en regardant ce film:

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Ok, j’aime pas McConaughey, mais PERSONNE ne Rock le gilet bédaine comme lui…

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Ça compense un peu pour les clichés.

Mike Lane (Tatum) travaille comme un malade: chef de chantier de jour, stripper le soir. Il cherche a amasser de l’argent pour réaliser son rêve: partir sa propre compagnie de fabriquation de meubles sur mesure. (Cliché: « je fais ça en attendant de pouvoir faire mieux ». C’est pas une carrière de second choix bordel, c’est correct de penser à sa retraite, mais c’est pas comme ça qu’ils le présentent dans le film.).

Il croise Adam (Pettyfer) sur le chantier  et lui donne un lift quand sa voiture refuse de démarrer. Il le recroise à l’entrée d’un bar dans la soirée et décide de tester ses talents avec la gent féminine. Lorsqu’Adam arrive a aborder une bande de filles et à piquer leur intéret, il l’entraîne au bar où il travaille et convainc son patron Dallas (McConaughey) de lui donner un travail backstage. Quand un des danseurs n’est pas en mesure de faire son numéro, Mike pitche Adam sur la scène et celui-ci se retrouve ainsi à faire partie de la troupe.

Le reste du film est un parallèle entre la montée d’Adam et la descente de Mike. Et tous les clichés y sont. Un peu comme Showgilrs, mais sans le camp magique de Paul Verhoven.

Et le personnage de la soeur d’Adam est TEEEEELEMENT cliché! Hyper pleine de préjugés, coincée au bout et avec un énorme côté bitch, on se demande franchement pourquoi Mike se fend en quatre pour essayer de lui plaire. Et, bien entendu, elle tiens Mike responsable des agissements de son frère. Chérie, ton petit frère était déjà un imbécile bien avant de devenir un danseur nu…

Même chose pour le personnage d’Olivia Munn, qui aurait été vraiment fun, si elle s’était pas révélée comme une menteuse manipulatrice obsédée par le sexe qui traite Mike comme un jouet sexuel. Mais tsé, on sait tous que les bisexuels n’ont que ça en tête et ne peuvent s’empêcher de considérer tous les gens qu’ils voient comme des baises potentielles… (Astheure que j’ai fait mon coming out, je peux me permettre de dire à Soderbergh de se crisser ce cliché très profondément dans le derrière. Connard.)

Mais, ça semble confirmer la conclusion de mon premier billet sur les films de Soderbergh: il a un sérieux problème avec les femmes, il est vraiment incapable de les présenter de façon réaliste ou respectueuse. Nah, ce sont toutes des saloppes! (sauf maman, et Mallory Kane, mais Mallory Kane est un homme avec un vagin, elle compte pas).

Au départ, j’aimais bien ce film, mais quand on le compare au deuxième, il baisse beaucoup dans mon estime. Je respecte ce qu’ils ont essayés de faire avec ce film, mais l’exécution est bâclée et il eu besoin de plus de maturité dans l’écriture.

Mais ça reste un bel essai.

Et ça vaut la peine, ne serais-ce que pour voir la performance de Channing. Le style de dialogue très réaliste de Soderbergh lui va bien et il se donne à fond. Il croit beaucoup en ce film et ça paraît. Et les passes de danses sont le fun, même si elles sont un peu rares et trop brèves.

Mettons 2 étoiles et demi, à voir, mais attendez vous pas a tripper. Le deuxième est un million de fois meilleur. Tous les problèmes que j’ai avec le premier n’existent pas dans le deuxième.

Mais ça, c’est une histoire pour un autre billet…

La semaine prochaine: Opéra spatial, Mila Kunis est la reine des abeilles, Channing est un pitou-soldat, Eddie Redmayne est complètement cinglé et merveilleux et Sean Bean SURVIT.

On regarde Jupiter faire son Ascension!

Le Grand Visionnement 2015 partie Quatorze : Channing Tatum: 21 Jump Street

Danse de la joie! Je peux parler d’un film que j’aime!!!!!!!!!

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21 Jump Street

Rôle : Greg Jenko/Brad McQuaid

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Connaissez-vous le concept de métahumour? C’est à dire de l’humour qui rit de l’humour. Les deux films de Jump Street utilisent ce concept de façon géniale. Et ils sont MAGIQUES!!!

Ok, je vous parle du premier, mais j’en dis pas trop parce que vous devez le découvrir par vous même, il est trop drôle. Et si vous êtes bons en anglais, regardez la version originale, les jokes sont meilleures dans leur milieu naturel.

Ce film est un peu le bébé de Jonah Hill, il a participé au scénario, c’est lui qui a convaincu Channing de participer au film et ils sont tous les deux producteurs.

C’est, pour ceux qui l’ignorent, basé sur une très populaire série américaine de la fin des années 80, qui mettait en vedette Johnny Depp et Peter DeLuise à propos de policiers infiltrés dans des écoles secondaires. C’est 21 Jump Street qui a mis Depp sur la map.

Ce n’est pas un remake à proprement parler, puisque les personnages joués par Channing et Jonah ne sont pas les mêmes que ceux joués par Johnny et Peter, mais le film reprend l’histoire de base et les clichés du genre.

TOUS les clichés du genre.

  • Le beau gosse un peu niaiseux.
  • Le nerd mal dans sa peau.
  • Le capitaine qui crie.
  • Les cliques de l’école.
  • Le directeur frustré.
  • La prof en chaleur.
  • Les parents envahissants.
  • Le house party qui dégénère.

Ce qui est cool, c’est que ce film est 100 % conscient de ces clichés et le dit directement dans le texte. Par exemple, le capitaine Dickinson (Ice Cube, super performance) est le typique capitaine de police noir hurleur et je le cite : « I know what you’re thinkin’: angry, black captain. Well guess what? I’m black, and I worked my ASS off to be the captain. And sometimes, I get a little angry, so suck a dick! ». La scène avec le capitaine Hardy juste avant qu’ils soient assignés au programme Jump Street est juste un bijou de self-awareness trop cool.

Donc on a Greg Jenko (Tatum) et Morton Schmit (Hill). Le film débute alors qu’ils sont à la veille de graduer de l’école secondaire. Schmit le nerd rejet se fait humilier par Jenko le footballeur et tous les deux, pour des raisons différentes, manquent le bal des finissants.

7 ans plus tard, ils se retrouvent dans la même classe à l’Académie de police. Ils décident de s’aider mutuellement, Jenko entraîne Schmit pour les tâches physiques et Schmitt aide Jenko à étudier pour les tests écrits et ils deviennent de bons amis.

Une fois gradués, ils sont affectés à la surveillance d’un parc et appréhendent un motard pour possession de drogue. L’arrestation est invalide, puisque Jenko n’a pas lu les droits au suspect et le capitaine Hardy leur donne une dernière chance : comme ils ont l’air jeunes, il les envoient dans l’équipe de Dickinson sur Jump Street, faire du travail sous couverture.

Dickinson leur donne une enquête sur une nouvelle drogue qui est distribuée dans une école secondaire. Ils doivent se faire passer pour les frères Brad et Doug McQuaid et trouver le fournisseur avant que la drogue sorte de l’école et se retrouve partout. Brad, l’intellectuel qui fait de la chimie avancée est la couverture de Schmit, et Doug, le membre de la troupe de théâtre et champion de course, est celle de Jenko. Cependant, à leur arrivée à l’école, Jenko se trompe en parlant avec le directeur et leurs couvertures sont inversées.

Donc, Jenko, le bel imbécile (oh, Channing est tout mignon dans ce film, mais son personnage n’a VRAIMENT PAS inventé le bouton à 4 trous) se ramasse chez les nerds et Schmit le rejet se retrouve avec la clique des populaires.

S’en suit une série d’aventures dans lesquelles nos héros mettent leur amitié à l’épreuve et apprennent une belle leçon de vie.

Entrecoupé de beaucoup de langage vulgaire, situations loufoques et Dakota Johnson pré 50 Shades.

Oh et un super caméo de Depp et DeLuise. Essayez de les trouver!

C’est vraiment un film le fun. Un humour pipicaca et niaiseux, mais qui ne nous prend pas pour des valises. Les parodies des dernières années m’ont toutes laissée froide (exception de « Vampires Suck », mais il était acceptable, sans plus). Depuis Hot Shot Part Deux, j’avais toujours l’impression que ces films ne faisaient aucun effort. Jump Street est tellement un super vent de fraîcheur, groupe!

J’adore ce film.

On sent qu’il a été pensé et fait avec plein d’amour. Tous les acteurs sont excellents, mais je donne une grosse mention spéciale à Dave Franco, le petit frère de James, qui joue un grano-snob-écolo tout à fait génial. On a tellement envie de lui foutre un Big Mac venu par avion et emballé dans du papier fait d’arbres amazoniens en plein dans sa gueule suffisante. Magnifique performance.

Mais tous les comédiens s’en donnent à cœur joie et ont clairement un fun noir à jouer dans cette comédie. On voit que tout le monde a bien compris son personnage (la job numéro un des réalisateurs, bien accomplie) et ils se jettent tous dedans à pieds joints sans pousser à l’extrême clownesque (sauf un, mais c’est voulu et j’en dis pas plus).

Channing est à son meilleur ici, timing parfait, il joue les 15 watts sans avoir l’air d’un attardé non fonctionnel, il est drôle à mourir ( « I know the reason, it’s Glee. Fuck you Glee! » ) et lui et Jonah Hill ont une chimie du tonnerre (mais ils ne battent pas son pairing avec The Rock, qui restera toujours mon couple de rêve!). Ce film, comme Foxcatcher, démontre que Tatum est vraiment un bon comédien, pas seulement une belle gueule. J’espère sincèrement qu’il va faire plus de comédies à l’avenir, parce qu’il brille comme un diamant dans ce genre.

21 Jump Street est à la fois un hommage à la série d’origine et une parodie de films policiers extrêmement bien faite.

Ce n’est pas une machine à cash facile comme les Meet the Spartans et autres parodies faciles des dernières années. Et ce n’est pas non plus un remake paresseux. En fait, dans la fameuse scène avec le Capitaine Hardy, ils s’en moquent en disant clairement au public qu’ils savent qu’ils seront comparés à ces deux genres de films. Ils admettent le cliché du studio en manque d’inspiration qui se rabat sur la nostalgie et les jokes faciles pour engranger des profits sans effort. Mais ils mettent des efforts dans leur film et font la preuve que ce n’est pas le genre qui est problématique, c’est le système. On peut faire de bons films, peu importe le genre, ce qui importe, c’est de mettre du travail et du sérieux dans nos efforts.

Bref, hyper grosse recommandation, super performance de Channing, 10 étoiles sur 5.

Disponible sur Netflix.

Allright, pour la semaine prochaine, que fait-on: Step up, Magic Mike ou Jupiter Ascending?…

Hé, je laisse le suspense…

Le Grand Visionnement 2015 partie Treize: Channing Tatum: Haywire et Side Effects.

J’ai des sentiments contradictoires envers Steven Soderbergh. Il a fait des grands films dans sa carrière. C’est définitivement un grand réalisateur avec un style très particulier, un excellent producteur et un homme plein d’idées et de créativité qui n’a pas peur de prendre des risques.

Mais…

On va croiser Soderbergh à trois reprises dans ce Grand Visionnement. Deux des trois films, Haywire et Magic Mike sont bons, sans plus. Le troisième, Side Effect, me donne envie de hurler de rage.

Tous les trois sont passés à un poil de cul d’être géniaux. L’idée derrière chacun de ces films est super bonne et prometteuse, mais Soderbergh rate le coche à chaque coup. Mais il frôle le génie de tellement proche…

Pourtant, il a fait les Oceans, et Erin Brockivich. C’est tellement frustrant.

Bon, commençons par le meilleur et le pire des trois films, dans lesquels Channing a des rôles secondaires. Je me garde Mike pour un billet juste pour lui. Mike Lane mérite qu’on lui donne le maximum d’attention dans ses deux aventures. Et pas juste parce que ça me donne une excuse pour vous mettre des tonnes de photos de Channing en petite tenue…

Ok, les fleurs d’abord.

Haywire (Piégée)

Rôle : Aaron

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Mallory Kane travaille pour une agence de mercenaires. C’est une ancienne marine, et une agente extrêmement efficace. Son employeur accepte des contrats privés et gouvernementaux pour des missions secrètes qui ne peuvent être reliées à des agences officielles.

Après une mission de sauvetage d’otage à Barcelone qui devait être sa dernière pour l’agence, Mallory accepte une petite mission de soutien à Dublin. La mission se passe comme prévu, mais Mallory se rend compte qu’on est en train d’essayer de la trahir. Elle doit donc s’échapper d’Irlande et utiliser toutes ses habiletés pour faire éclater la vérité et protéger ses proches.

Pensez Bourne, mais avec une femme.

En fait, c’est exactement ça.

Et c’est le problème, justement.

Avant que je ne commence à chialer, sachez que je trouve ce film très bon et je le recommande fortement. Je ne suis pas en train de vous dire que c’est un mauvais film et je vais essayer de ne pas trop vous donner de détails parce que je veux que vous gardiez des surprises quand vous allez le voir. Le film est extrêmement bien fait. Superbe visuellement, des scènes d’action géniales et j’ai tellement envie de vous dire qu’il est excellent. Il est TELLEMENT PROCHE d’être excellent.

Mais…

Bon, mon plus gros problème avec le film, c’est Mallory Kane. Gina Carano est une légende dans le monde du sport de combat et quand Steven Soderbergh l’a rencontrée, il a tout de suite voulu faire un film avec elle. Il a écrit Mallory Kane et tout ce film spécialement pour elle. Channing a signé pour ce film sans même savoir quel personnage il allait jouer juste parce qu’il est un fan et il voulait travailler avec elle.

Bref, Gina Carano est géniale et vous devriez vous renseigner sur elle, elle est vraiment cool.

Gina est aussi une actrice prometteuse, je ne m’attends pas à ce qu’elle gagne un Oscar un jour, mais elle est à l’aise devant la caméra et elle n’a pas l’air d’un robot. Quand on sait que c’est son premier film et qu’elle tient le rôle principal, sa performance est superbe. Le problème n’est pas là.

Ce qui me gosse chez Mallory Kane, c’est qu’elle n’est pas un personnage féminin. C’est Jason Bourne avec un vagin. Soderberg est très intelligent, mais il ne sait pas écrire des personnages féminins. Il aurait besoin de faire un stage de scénarisation avec James Cameron, Joss Whedon ou Carrie Fisher.

Voyez-vous, je suis totalement pour les personnages féminins badass. J’adore les filles qui ne sont pas des demoiselles en détresse. Mais quand on parle de Buffy Summers, de l’Imperator Furiosa et les Épouses, d’Ellen Ripley ou de Natasha Romanov on parle de FEMMES qui bottent des culs. Mallory Kane est physiquement une femme, mais ce n’est pas un personnage féminin.

Je ne dis pas qu’elle est butch, je dis qu’elle agit et pense comme un homme. Quand elle séduit Aaron (la maudite chanceuse…), c’est limite une scène de « séduction » de film porno. Putain, il lui demande son numéro de téléphone et immédiatement, elle passe au french à pleine bouche et à détacher son pantalon. Ouais, je sais, quand t’as une chance de te taper Channing Tatum, tu sautes dessus, mais tout de même… Ce n’est pas que je n’apprécie pas une femme libérée sexuellement, mais ça sonne plus fantasme masculin que personnage féminin à l’aise avec sa sexualité.

Même chose dans sa discussion avec Kenneth à propos de la mission de Dublin. Elle n’est pas confortable dans une mission où elle doit « porter la robe ». WTF? Tu fais des missions sous couverture, et t’es censée être la meilleure dans ton domaine, ne vient pas me dire que t’as jamais eu à jouer les belles du bal!

Et putain, « porter la robe » c’est pas une faiblesse! J’hais quand les personnages féminins disent ce genre de choses. Encore le putain de stéréotype qui dit qu’une femme doit renoncer à être féminine si elle veut être forte. Quand les féministes disent que les femmes peuvent faire les mêmes choses que les hommes, ça ne veut pas dire qu’elles veulent devenir des hommes! Encore une fois, Buffy et Natasha sont très féminines, mais elles sont toutes les deux puissantes!

Ou pire, on tombe dans le cliché de « elle n’est pas comme les autres filles, elle s’intéresse aux VRAIES choses de la vie, elle ne perd pas son temps en maquillage et soulier à talon haut. » Steven, come on! On a assez de place dans nos jolies petites têtes de filles pour les vraies choses de la vie ET les talons hauts, t’inquiètes pas pour nous…

J’aime beaucoup le cinéma qui essaie de subvertir les genres. Soderbergh l’a essayé ici et il le fait aussi avec Magic Mike en faisant un film sur des hommes objets sexuels. Il a raté le coche dans les deux cas, et je pense que c’est parce qu’il n’a pas compris le problème avec les clichés du genre qu’il essaie de subvertir…

Prenons l’exemple de Buffy Summers. Quand on la regarde objectivement, elle a tout de la blondinette qui meurt en premier dans le film d’horreur. Et c’est le but. Au moment où le monstre se jette sur elle, pensant faire un snack facile, elle se révèle en fait comme une guerrière parfaite. Mais elle reste une jolie blondinette qui aime les robes et le brillant à lèvre. Elle a un cerveau qui peut à la fois faire de la stratégie de niveau militaire et parler garçons avec sa meilleure amie. Si on veut mettre une femme dans un rôle traditionnellement tenu par un homme, fine, parfait, j’approuve 100 %, mais il faut que ce soit une FEMME. Et je pense que c’est là que Soderbergh a raté son coup. Il a écrit l’histoire de Mallory Kane en lui donnant un point de vue d’homme. Ça ne marche pas, on n’embarque pas dans le film à cause d’une dissonance dans le ton du personnage. Et, oui c’est sexiste.

Mais je vous rappelle que le film est bon. L’intrigue est super bien ficelée et il y a des retournements qu’on ne voit pas nécessairement venir et la bande sonore est très cool.

Un dernier point que je veux soulever concernant ce film c’est le personnage d’Aaron. Et là, gros méga avertissement de spoiler, donc vous pouvez arrêter de lire si vous voulez voir le film et revenir après.

Aaron est un parfait exemple de personnage jeté dans le frigidaire. L’expression « woman in refrigirators » est utilisée pour décrire un personnage, très majoritairement féminin, d’où le « woman », dont l’existence dans une histoire ne sert qu’à une chose : mourir afin de provoquer la juste colère du héros qui va aller détruire le méchant en contrepartie. Ça vient d’un site que Gail Simone a créé suite à la mort particulièrement gratuite de la petite amie de Kyle Rayner dans Green Lantern #54.

Ce ne sont pas toujours des femmes qui sont victimes du cliché, Phil Coulson dans le premier Avenger, est mort pour que Tony Stark trouve la conviction de travailler en équipe (quoiqu’il soit plus développé que la moyenne des personnages « fridgé », qui sont généralement dépourvus de personnalité autre que d’être importants aux yeux du héros). Quicksilver dans le dernier Avenger est mort pour que sa jumelle se fâche et pour que Barton apprenne une leçon sur la fragilité de la vie (un parfait exemple, parce qu’à part être le jumeau de Wanda et taper sur le système de Hawkeye, il n’avait pas grand-chose à faire dans ce film). Eh oui, même mon génial Joss est parfois paresseux. Je l’aime quand même mon Joss, il est génial, il n’est pas parfait.

Aaron couche avec Mallory, mais ils ne sont pas amoureux. Toutefois, il est SUPER IMPORTANT, qu’après qu’il soit mort dans ses bras, on ait un gros plan du visage déterminé de Mallory. C’est la goutte qui fait déborder le vase, cette fois, c’est personnel!

Parce qu’elle n’avait pas encore assez de raisons de se venger de Kenneth?

Je ne comprends pas l’utilité de tuer Aaron. Et ce n’est pas que je ne supporte pas de voir Channing mourir, il est mort dans Retaliation et il meurt dans d’autres films sans que ce ne soit aussi random. Sa mort semble essayer d’être significative, mais c’est pas hyper convaincant. Il aurait pu être blessé, pour que Mallory n’ait pas d’allié dans sa quête de vengeance, si Soderberg tenait tant à ce qu’il soit du côté de Mallory, et on aurait eu toute la badasserie des deux dernières scènes quand même. Et tant qu’à fridger un personnage, ben, il me semble que le père de Mallory aurait été plus efficace comme motivation que son one-night stand de Barcelone qui, dois-je le rappeler, a essayé à peine trois ou quatre jours plus tard de la forcer à le suivre littéralement à coups de pied au cul…

Personnage dont l’existence même est dépendante d’une mort inutile juste pour justifier la colère du héros : Woman in Refrigerators. C’est paresseux. J’aime pas ça. Fail Soderberg, fail.

Cela dit, Haywire vaut le visionnement ne serait-ce que pour les scènes de combat, Channing mange une méchante volée au début du film et la sadique en moi a trouvé ça jouissif à voir. Michael Fassbender et Gina nous offrent aussi une superbe bataille dans une chambre d’hôtel, vraiment le fun. Et l’histoire est intéressante et nous tient en haleine. Le film a un style vraiment génial. Plein d’acteurs talentueux aussi, Tatum et Fassbender, mais aussi Antonio Banderas, Michael Douglas, Ewan Mac Gregor et Bill Paxton. Il est sur Netflix.

Bon, on passe au pot maintenant :

Side Effects

Rôle : Martin Taylor

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Side Effect m’enrage tellement groupe! Ce film était TELLEMENT BON jusqu’aux dernières 20 minutes!

Mais ces dernières 20 minutes… Oh tabarnak, ces dernières 20 minutes font dégonfler la balloune complètement.

Préparez-vous à une rage nucléaire de matante. Je hais ce film. Le même genre de haine qu’on voue à un amant qui nous a trahis.

Ok, avertissement, ce film est construit pour que vous ne sachiez plus qui sont les gentils et qui sont les méchants jusqu’à la révélation finale. Ce qui veut dire que, lorsque vous aurez lu ce qui va suivre, tout fun que vous auriez à regarder ce film sera irrémédiablement gâché. Donc, vous pouvez aller voir le film sur Netflix si vous aimez les thrillers qui vous tiennent en haleine. Revenez me lire après.

Ok, pour les autres, un petit résumé.

Emily Taylor (Rooney Mara) accueille avec joie la sortie de prison de son mari Martin (Channing), qui a purgé une peine de quatre ans pour délit d’initié. Elle est nerveuse, mais confiante que les choses vont se placer entre eux avec le temps. Martin est extrêmement amoureux de sa femme et très soulagé qu’elle l’ait ainsi patiemment attendu. Il est déterminé à lui redonner la vie qu’ils ont perdue.

Tout semble aller assez bien, compte tenu des circonstances, jusqu’au moment où Emily fonce tout droit dans un mur du stationnement de son lieu de travail. Aux urgences, elle rencontre le Dr Banks (Jude Law, qui est fucking MERVEILLEUX dans ce film) le psychiatre de garde, qui soupçonne que ce n’était pas un accident. Emily confirme qu’elle a déjà eu maille à partir avec la dépression et qu’elle a déjà consulté un thérapeute. Quand le Dr Banks suggère de la garder pour observation, elle insiste pour pouvoir rentrer à la maison. Comme Martin n’a pas encore d’emploi, elle ne peut se permettre d’être absente à son bureau, et elle ne veut pas abandonner son mari si tôt après sa sortie de prison. Elle promet toutefois au Dr Banks, qu’elle ira le voir toutes les semaines pour qu’ils puissent travailler sur sa dépression et éviter que ce genre d’incidents se reproduisent.

Banks lui prescrit des antidépresseurs qui ne fonctionnent pas très bien et ont de graves effets secondaires. Emily lui donne l’autorisation de consulter son ancienne thérapeute le Dr Siebert (Catherine Zeta-Jones). Siebert et lui discutent du cas d’Emily, elle lui confirme qu’elle a essayé plusieurs médications sans succès, Emily est très sensible aux effets secondaires. Elle lui suggère d’essayer un nouvel antidépresseur qu’elle utilise avec certains de ses patients avec de bons résultats.

La nouvelle médication semble efficace, Emily se sent beaucoup mieux, sa relation avec Martin s’améliore énormément, mais elle a des crises de somnambulisme assez intenses. Du style à faire un repas complet en pleine nuit sans s’en rendre compte. Martin est inquiet et veut savoir si on ne pourrait pas trouver un autre médicament pour Emily, mais elle ne veut rien entendre. Après des années, elle a enfin trouvé quelque chose qui fonctionne et elle ne veut pas recommencer la danse des essais-erreur. Dr Banks lui prescrit donc une médication pour contrer les effets secondaires.

Quelques jours plus tard, Martin rentre à la maison et, comme son épouse ne répond pas à ses questions sur le cadeau déposé sur la table du salon, il part à sa recherche. Il la trouve dans la cuisine, dans un état second et elle abandonne les poivrons qu’elle était en train de couper pour planter à répétition son couteau dans le corps de son mari. Martin s’effondre sur le plancher en suppliant sa femme de se réveiller et d’appeler des secours.

Le reste du film tente de démêler l’écheveau de qui s’est passé. Et c’est exécuté de façon BRILLANTE. Ce film touche à tellement de sujets intéressants aussi, la dépression, la croyance aux pilules miracles qui peuvent donner le bonheur, la relation entre les médecins et les compagnies pharmaceutiques, la manipulation médiatique. Vraiment bien fait, on est complètement perdu, on ne sait pas à qui se fier, qui croire jusqu’à la révélation finale.

Et la révélation finale me donne envie de me pitcher en bas d’un pont.

Soderberg a suivi une de ses plus brillantes progressions, un de ses meilleurs films, avec une conclusion tellement clichée, misogyne et homophobe que j’ai hurlé dans mon salon.

Emily n’est qu’une cocotte superficielle qui, frustrée d’avoir perdu sa belle maison et sa vie de riche, manipule les désirs lesbiens cachés de sa thérapeute pour qu’elle l’aide à feindre les symptômes de la dépression, se faire prescrire un médicament expérimental, feindre des effets secondaires de somnambulisme pour pouvoir assassiner son mari sans aller en prison, pendant que sa thérapeute profite de la mauvaise pub pour le médicament pour faire une fortune en actions de compagnies pharmaceutiques.

Tabarnak.

Ok, qu’Emily soit la méchante, good, c’est parfait, elle passe les trois quarts du film à nous convaincre qu’elle est un petit oiseau fragile et malade, la révélation est vraiment cool.

Mais la raison derrière? Sérieusement? Elle aurait la patience d’attendre 4 ans que son mari sorte de prison pour exécuter son plan? C’est pas plus simple de divorcer et se trouver un autre mari riche? Ou épouser sa thérapeute? Les psychiatres qui traitent des patients millionnaires gagnent bien leur vie.

Et la dimension lesbienne? POURQUOI?

Non, sérieux POURQUOI?

Hé, la représentation c’est important, et des personnages gais dans les œuvres de fiction, je suis 100 % pour.

Mais on peut-tu arrêter d’en faire les méchants?

ÊTRE GAI N’EST PAS UN SIGNE DE FAIBLESSE MORALE TABARNAK!

Victoria et Emily auraient pu simplement échafauder ce plan pour le cash, et j’aurais applaudi ce film des deux mains, même avec le cliché de la cocotte superficielle hypergame. Aucun film n’est parfait et la progression est tellement bien faite que j’aurais facilement pardonné cette petite paresse d’écriture.

Mais les lesbiennes méchantes, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Elles n’avaient absolument pas besoin d’avoir des relations sexuelles pour monter ce plan. Elles sont toutes les deux intelligentes, le fond de culotte n’avait pas besoin de faire partie de leur relation.

Pendant que j’y pense… La femme de Banks est aussi pas mal hypergame…

Groupe, je pense que Steven Soderbergh a des problèmes avec les femmes…

Anyway, il peut se foutre ce film profondément dans le derrière. En moins de 5 minutes, il est passé de film génial à merde complète et totale. Et c’est ce qui me fait le plus chier. C’est comme si on m’avait offert un repas 5 étoiles avec un Jos-Louis séché comme dessert….

Bon, la semaine prochaine, on va avoir du fun. Matante vous parle d’un de ses films préférés, et probablement de la meilleure comédie d’action que j’ai vue depuis les années 2000 (Ok, j’ai vu ce film en 2013, donc on ne compte pas sa suite qui est sortie l’an dernier ou Kingsman qui est sorti cette année, qui sont encore meilleurs.).

On s’en va faire un tour sur JUMP STREET MUTHAFUCKAS!

FUCK YOU GLEE!

DOVES MAKES YOU LOOK LIKE A BADASS!

YOU SHOT MY DICK OFF!

J’adore ce film!!!!!

Le Grand Visionnement 2015 partie Douze: Channing Tatum: White House Down

Ahh Roland Emmerich.

Depuis Stargate en 1994, Roland nous sert toujours sensiblement le même film. Comme un bon vieux Kraft Dinner, on peut mettre des nouilles en forme de dinosaures (ou d’extraterrestres) mettre une sauce au cheddar blanc (ou au réchauffement planétaire) ou utiliser une farine Smart à base de choux-fleurs (ou de Godzilla), ça reste un Kraft Dinner.

Ce n’est pas du cinéma 5 étoiles Michelin, c’est peut-être pas hyper nutritif, mais ça fait la job et le goût est apprécié de tous.

Voyons comment Roland nous sert son Kraft Dinner saveur Maison-Blanche.

White House Down (Assaut sur la Maison-Blanche)

Rôle : John Cale

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Avant de commencer à parler du film, je vous présente notre feuille de Bingo Roland Emmerich, on va voir si on peut gagner :

bingo roland

Vous pouvez l’imprimer et l’amener avec vous pour jouer au cinéma à la sortie de Stonewall ou du prochain Independence Day.

Surveillez le texte en mauve pour les cases à pitonner.

Allright! C’est parti!

Emily Cale, 11 ans, est une fan finie de la Maison-Blanche et du président. Elle reçoit un avis sur son téléphone concernant un reportage sur les discussions à propos d’un éventuel traité de paix au Moyen-Orient alors qu’au même moment elle voit passer Marine One (l’hélicoptère présidentiel) au-dessus de sa maison.

Le président (Jamie Foxx) demande à Carol Finnery (Maggie Gyllenhaal), qui s’occupe de sa protection rapprochée de demander au pilote de « faire le truc » c’est-à-dire frôler le bassin du monument Washington en passant juste au-dessus pour le fun. (On pitonne « on s’en fout que ça ne soit pas permis, tant que c’est le fun »)

On voit toutes les mesures de sécurité utilisées pour protéger le président et la Maison-Blanche alors que Marine One fait son approche et son atterrissage.

John Cale (Tatum), un policier de DC affecté à la protection du président de la Chambre des Représentants (le Speaker, en anglais) termine son quart de nuit de travail dans un argument féroce avec un écureuil qui vole les graines de la mangeoire à oiseaux de son patron.

On voit ensuite le Chef de la sécurité de la Maison-Blanche (James Woods) se préparer pour sa journée de travail et dire au revoir à sa femme de façon PAS SUSPECTE DU TOUT.

Cale arrive au Capitole avec son patron qui essaie d’avoir une conversation politique avec lui et exprime son MANQUE TOTAL D’INTÉRÊT À ÊTRE PRÉSIDENT, GROUPE IL NE VEUT VRAIMENT PAS ÊTRE PRÉSIDENT AVEZ VOUS COMPRIS LÀ? Il croise l’assistante du vice-président qui a réussi à lui avoir une entrevue pour faire partie des Services secrets en échange d’un souper aux chandelles et la promesse qu’il va essayer de faire une séance de minouches. (Come on! Si t’as Channing Tatum, prêt à te faire des faveurs sexuelles en échange d’un service, demande plus que « second base » girl! Abuse de ta chance!). Cale pousse sa chance en lui demandant si elle peut lui avoir un laissez-passer pour sa fille aussi.

Un ti monsieur qui n’a PAS L’AIR SUSPECT DU TOUT, fait des choses pas très claires avec des fils…

John va chercher sa fille Emily qui est en colère contre lui parce qu’il a manqué son spectacle d’école. John se querelle avec son ex parce qu’elle lui reproche de ne pas assez porter attention à leur fille.

Bon, vous pouvez pitonner « Jeune qui apprend à respecter son père », on a tous vu Independance Day et Day after Tomorrow, on sait comment ça va finir. Ah, et « le héros et son ex se sont séparés à cause de leur vie professionnelle »

John se fait bouder immensément par sa fille dans l’auto, jusqu’à ce qu’il lui donne les laissez-passer et lui raconte qu’il va aller faire une entrevue pour travailler pour les Services secrets. Elle est soudainement hyper excitée, mais pas plus impressionnée par « John » (il est comme moi, il préfère « papa ». Les gens qui vous ont mis au monde et vous élèvent ne sont pas des adultes comme les autres, ce n’est pas une question de respect, c’est carrément une question de vocabulaire, selon moi.).

L’entrevue d’embauche avec Carol Finnery (avec qui il est allé à l’université) se passe hyper mal et il n’a pas l’emploi. Il fait croire à sa fille qu’il a des bonnes chances et qu’il va le savoir dans quelques jours et l’amène faire le tour guidé de la Maison-Blanche.

On voit la réunion de l’équipe de sécurité, James Woods est très nerveux que Carol soit encore au travail à cette heure et l’encourage fortement « à rentrer à la maison pour se reposer ». C’est PAS DU TOUT SUSPICIEUX GROUPE, RIEN À SIGNALER. Il profite aussi de la réunion pour dire à son équipe que, même si c’est sa dernière semaine avant la retraite, il ne veut pas de traitement de faveur. Bien entendu, c’est à ce moment que le gâteau et les feux de Bengale sortent.

Pendant la visite, Emily répond à toutes les questions, au point que le guide se sent un peu intimidé et John a soudain peur que sa fille se fasse taquiner à l’école parce qu’elle est une nerd (John n’a pas encore reçu le mémo que les Geeks sont maintenant les maîtres du monde). La madame du Nebraska est très déçue quand le guide lui dit qu’il n’y a pas de tunnels sous la Maison-Blanche par lesquels Marilyn Monroe entrait en cachette pour voir Kennedy. (Spoiler : vous pouvez pitonner « Théorie de la conspiration ou légende urbaine qui est vraie ») On mentionne rapidement le bunker, et le président croise la visite, serre la main d’Emily et dit un coucou à la caméra de son smartphone pour son vlog.

John s’arrête 30 secondes pour regarder les réparateurs PAS DU TOUT SUSPECTS dans la salle de projection. Emily a une envie pressante alors que son père regarde le tableau de l’incendie de 1814 et se dirige à l’étage inférieur pour aller à la salle des Dames.

Le monsieur PAS DU TOUT SUSPECT du Capitole se rend en plein milieu du de la grande salle avec un cart bourré d’explosifs qu’il fait sauter. La Maison-Blanche est mise sous verrou et les réparateurs PAS DU TOUT SUSPECTS de la salle de vidéo neutralisent les gens des services secrets (avec un fusil à clous, WTF?) et infiltrent l’armurerie.

John est embarré dans le salon avec les autres touristes et Emily est seule en bas et se cache des terroristes qui ont pris le contrôle de l’édifice. Elle réussit à les filmer discrètement et à entrer en contact avec son père.

John profite de l’arrivée des terroristes dans le salon et de leur bataille avec les membres des Services secrets pour s’emparer d’un fusil et s’échapper pour partir à la recherche de sa fille.

James Woods a demandé l’arrivée de Marine One, mais des tireurs sur le toit empêchent l’hélicoptère de se poser. Carol Finney, pendant ce temps, s’occupe de sortir le vice-président et le Speaker du Capitole.

Le vice-président est envoyé sur Air Force One (l’avion présidentiel) et le Speaker est emmené au Pentagone.

Comme leurs routes de sortie sont barrées, James Woods décide de faire descendre le président dans le Bunker, et une fois rendu, il tire sur tous les membres de la sécurité.

OH CHOC! JAMES WOODS EST LE MÉCHANT!!!!!

Vraiment, président Jaimie Foxx (ok, il est noir et démocrate et Roland Emmerich n’a jamais été subtil, donc, je le baptise officiellement NObama), tu devrais te renseigner, tout le monde sait qu’on ne doit jamais, jamais, faire confiance à James Woods. Même Peter Griffin sait ça, et il est officiellement diagnostiqué comme déficient mental…

Pendant ce temps, John cherche frénétiquement Emily et tombe sur un terroriste, il le neutralise et lui vole son arme et sa radio. Ce qui lui permet d’entendre James Woods parler avec le chef des terroristes (Jason Clarke) de sa capture du président. John se dirige donc vers le bunker.

Et ainsi, commence la portion Die Hard du film. Je vous réfère à la photo au début de cet article sans ajouter plus de commentaires là-dessus…

John arrive à libérer NObama, se bat contre Jason Clarke et tue son bras droit et ils s’enfuient par la cage d’ascenseur et essaient de rejoindre le téléphone satellite (donc non surveillé par les terroristes) pour contacter le Pentagone et ordonner un assaut pour libérer la Maison-Blanche.

Bien entendu, comme John a tué son bras droit, c’est devenu PERSONNEL pour Jason Clarke.

Les terroristes ont amené une espèce de génie informatique pour prendre possession de tous les systèmes du gouvernement à partir de la salle de contrôle de la Maison-Blanche. (Euh, hein? On peut contrôler tous les systèmes à partir de la Maison-Blanche? D’un, je doute fortement que tous ces systèmes soient en réseau, et si oui, ils ne seraient pas accessibles seulement à partir de la Maison-Blanche, ça n’a aucun sens. Le Pentagone serait plus logique. Mais bon, je diverge). Il fait tout ça avec l’aide de l’équivalent d’une clé USB et le mot de passe 123456789 (le même que pour ouvrir le bouclier planétaire dans Spaceballs, ce personnage est inutile et con au max).

Emily publie les vidéos qu’elle a prises des terroristes sur YouTube avant d’être capturée et envoyée dans le salon avec les autres otages. Le guide l’informe que son père est parti à sa recherche.

NObama et John voient entrer des terroristes dans l’ascenseur avec des ogives à Javelin (missiles antiaériens). NObama les sauvent d’être écrasés au sommet de la cage en coinçant sa chaussure dans le mécanisme.

Bon le vice-président décide que comme NObama est derrière les lignes ennemies, il est compromis, et donc c’est lui qui est président maintenant. Carol se rend compte que tout le monde au Pentagone est complètement débile quand elle réalise qu’ils n’ont même pas essayé d’entrer en contact avec les terroristes pour savoir ce qu’ils veulent.

Elle lâche un coup de fil à la Maison-Blanche et se rend compte qu’elle a été complètement débile de faire confiance à James Woods. Le Général du Pentagone (aucune idée de sa job, mais il est le représentant de l’armée) est un trou de cul qui essaie de prouver que sa quéquette est plus virile que celle de Carol (Dude, Maggie Gyllenhaal a des ovaires 3000 fois plus gros que tes couilles, c’est même pas une compétition).

NObama et John arrivent à entrer en contact avec l’assistante du vice-président. Ils arrivent à parler au Pentagone et à Air Force One. Carole est hyper surprise (et soulagée) de découvrir que Cale a réussi a sauver NObama des terroristes (Figure d’autorité qui ne prend pas le héros au sérieux avant de changer d’idée).

La vidéo d’Emily est diffusée par les nouvelles et Carol apprend à John que sa fille est toujours dans la Maison-Blanche. La mère d’Emily apprend aussi la nouvelle à la télé et se dirige directement là-bas. Les terroristes aussi apprennent que leurs visages sont maintenant partout et que leur identité n’est plus secrète. Jason Clarke menace Emily pour qu’elle lui donne son téléphone. En gros, les terroristes sont une bande de racistes qui veulent tuer le président noir, Clarke est un membre des Delta Force qui faisait des Black Ops et qui a été abandonné derrière les lignes ennemies et le hacker est un hipster imbécile qui veut se battre contre le système.

Le vice-président veut ordonner une frappe aérienne. Carol explique à John le chemin à suivre pour se rendre aux tunnels qui servaient à faire entrer Marilyn en douce. Les grilles du tunnel sont bourrées d’explosifs et les terroristes sont à leurs trousses.

NObama dirige Cale vers le garage et ils se sauvent dans la limo présidentielle. Ils arrivent sur le parterre avant de la Maison-Blanche et sont poursuivis par les terroristes. Le président ordonne qu’un tank défonce la grille pour leur donner une chance de sortir, mais les terroristes ont des ogives pour ce genre de choses (l’armée est impliquée, mais n’arrive pas à régler le conflit).

NObama et John préparent leur défense et on a droit à un président avec un lance-roquette (oh hell yeah! Teamwork). Un des terroristes emmène Emily sur le balcon et John est assez distrait pour échouer d’éviter une explosion et la limo crash dans la fontaine. Ils se retrouvent face à face avec James Woods et Jason Clarke et Cale arrive à glisser une grenade dans la main de NObama qui la lance à James Woods. L’explosion est assez grande pour être vue de l’autre bout de la ville, mais tout le monde survit. (la Maison-Blanche explose).

Le vice-président est officiellement assermenté puisque tout le monde pense que NObama est mort. Carol a ramené la femme de James Woods au Pentagone pour essayer de convaincre son mari d’abandonner sa mission. On apprend qu’il a une tumeur au cerveau et qu’il fait ça pour venger son fils mort en Irak. Et en entendant ça, sa femme l’encourage à continuer.

Putain, je hais ce cliché. Ok, je ne veux en RIEN minimiser la douleur des familles, ni leur sentiment que leurs proches sont morts pour rien dans des conflits qui n’ont pas lieu d’être. Mais sérieusement Hollywood, arrêtez avec les terroristes qui rendent le président PERSONNELEMENT responsable de la mort d’un soldat. Je ne suis pas une experte en politique américaine, mais j’en sais assez pour savoir que ce n’est pas seulement le président qui décide ou non de l’entrée en guerre du pays. Il faut beaucoup de monde pour valider cette décision. Putain, c’est une des raisons pourquoi les colonies se sont rebellées contre l’Angleterre pour commencer!

Le général qui-sent-ses-couilles-menacées renvoie Carol. Elle demande au collègue de Cale (celui qui s’occupe du shift de jour de la protection du Speaker) de garder le général loin d’elle pour qu’elle puisse faire des recherches en sous-main avec un gars de la CIA.

NObama et John se sont réfugiés dans les tunnels ouverts par l’explosion de la grenade et NObama est blessé. John le soigne et lui parle de sa fille pour lui changer les idées.

Le vice-président-maintenant-président a ordonné une frappe aérienne pour reprendre la Maison-Blanche, les Black Hawks sont repérés par hipster hacker (ils ont passé devant les caméras de circulation, sérieux, ils pensaient être secrets en passant directement dans les rues, DEVANT LES CAMÉRAS DE TÉLÉ). Cale reprend contact avec le Pentagone et quand il explique au général qui-sent-ses-couilles-menacées qu’ils doivent annuler la frappe aérienne parce que les terroristes ont des Javelin il lui répond « not according to our intel » et je veux rentrer dans la télé pour lui envoyer la claque derrière la tête la plus franche de l’histoire de l’humanité.

EXCUSES-MOI, MAIS JE ME FIERAIS PLUS AU GARS QUI EST SUR PLACE ET QUI A VU LES PUTAINS D’OGIVES ESPÈCE D’IMBÉCILE À LA MASCULINITÉ FRAGILE!

(Abus d’autorité irrationnel)

Les Javelin détruisent deux des  hélicoptères (DUH!). Cale monte sur le toit pour empêcher Jason Clarke de tirer le troisième. Il échoue, mais c’était très bien essayé, et c’est le temps de son show-down avec Jason Clarke. Il lui fout une volée, mais Clarke est sauvé par un de ses collègues à la dernière seconde. Cependant, Cale a échappé ses laissez-passés et Jason Clarke apprend donc qu’Emily est sa fille et il va la chercher.

Pendant ce temps, hipster hacker prend le contrôle de l’armement militaire et envoie un missile sur Air Force One. Le vice-président et son équipe sont morts. Pas de dîner aux chandelles pour John Cale avec la jolie assistante.

Le Speaker est assermenté et on lui remet les codes de lancement des missiles nucléaires.

John Cale ressemble de plus en plus à John McClane.

Le Speaker-devenu-président ordonne un bombardement sur la Maison-Blanche « pour le bien de la Nation, pour éviter qu’ils envoient le prochain missile sur une grande ville ». Et on est tous SINCÈREMENT convaincus que c’est sa raison.

James Woods et Jason Clarke utilisent les haut-parleurs pour informer Cale qu’ils ont Emily et qu’ils la tueront s’il ne leur livre pas le président dans le Bureau ovale. Cale essai de se livrer lui-même, mais NObama, qui a entendu James Woods lui aussi, se livre avant que Cale l’en empêche.

John appelle Carol et elle l’informe qu’il lui reste 8 minutes pour sortir sa fille de là avant le bombardement.

NObama, en sa capacité de président des États-Unis d’Amérique, envoie un « Fuck you » officiel à James Woods. Woods veut qu’il ouvre le Football nucléaire (la fameuse valise où se trouve le fameux bouton rouge pour les missiles nucléaires) avec ses caractéristiques biométriques. NObama lui explique que c’est inutile sans les codes de lancement, qui ont changé dès le moment où la Maison-Blanche a été compromise. Et Woods lui dit que ça, c’est son problème. Il lui révèle aussi sont but ultime : envoyer une frappe nucléaire au Moyen-Orient, pour terminer une fois pour toutes le conflit, Hiroshima-style. Pour que la mort de son fils ne soit pas en vain.

James Woods est un con de premier choix.

Il menace de mettre une balle dans la tête d’Emily s’il continue de refuser. Emily lui indique qu’elle comprend que des millions de gens vont mourir s’il ouvre la valise (bref, qu’elle comprend que sa vie est peu en comparaison), mais à la dernière seconde l’alarme incendie retentit. John a commencé à mettre le feu partout pour déclencher l’alarme. John et le guide touristique assomment le gars responsable des otages et Cale dit au guide de faire sortir tout le monde avant le bombardement. Il lui demande la route la plus directe pour se rendre au Bureau ovale.

Jason Clarke part à la recherche de Cale et NObama plante une plume dans le dos de James Woods. James Woods lui sacre une volée et utilise ses données biométriques pour ouvrir le Football. Il entre un code valide et programme un lancement. En apprenant l’activation des missiles, Speaker-devenu-président donne la dernière autorisation pour faire sauter la Maison-Blanche.

Hipster hacker explose, je ne suis pas sûre si c’est par accident ou si c’est James Woods qui l’a piégé. Peu importe, c’était un personnage merdique.

NObama se bat contre James Woods et Cale contre Jason Clarke. James Woods tire sur NObama. Cale tue Jason Clarke en le faisant exploser (et c’est cette explosion qui mérite le piton BOULE DE FEU!!!!)

Cale se dirige vers le Bureau Oval. Il tue James Woods à temps pour l’empêcher d’appuyer sur le bouton rouge. Il dit à Emily de se sauver avant le bombardement pendant qu’il va essayer de trouver le président. Emily s’empare du drapeau présidentiel et l’agite sur le parterre avant de la Maison-Blanche pour avertir les avions d’empêcher la frappe. Le Speaker-devenu-président ne donne pas l’ordre d’abandonner la mission, mais les pilotes refusent de lancer un missile sur une petite fille de 11 ans devant les caméras de télévision.

Tout le monde au Pentagone est soulagé, sauf le Speaker-devenu-président.

Carol informe Cale que James Woods devait avoir un acolyte pour pouvoir avoir les codes de lancement. Elle mentionne le fait que James Woods utilisait un pager et ça met la puce à l’oreille de John. Il dit au président qu’il va avoir besoin de son aide pour débusquer la taupe.

Les secours arrivent, Emily et Cale se font un énorme câlin et Marine One arrive avec le Speaker-devenu-président. Cale lui dit que NObama est mort. Speaker ordonne une réunion de l’État Major pour ordonner le déploiement des troupes au Moyen-Orient, étant donné que la situation a fait paraître le pays dangereux aux yeux des nations ennemies, il s’attend à des représailles.

Cale lui demande alors quand il a fomenté tout ça avec James Woods. Il sort le pager de James Woods et demande à Carol d’appeler le numéro sur le pager. Le téléphone du Speaker se met à sonner et il dit à Cale que personne ne le croira.

NObama sort à ce moment et ordonne l’arrestation du Speaker. Il informe Carol qu’il n’ira nulle part sans sa protection rapprochée et Carol regarde John avec un sourire en coin (la carrière rêvée du héros lui est refusée au début du film, mais il finit par l’avoir à la fin)

Le président offre à Emily de faire un tour de Marine One, les pays arabes vont signer l’accord de paix du président NObama et ils font le truc avec Marine one avant la fonte au générique.

Et on n’est pas loin de la carte pleine, mais on a au moins un BINGO!

Capture

Alors, mon verdict : Un Kraft Dinner bien réussi, et un peu moins stupide que certains films de Herr Roland (oh, on ne parlera pas d’Anonymus ici, mon cerveau va prendre en feu).

Mettons que s’il passe à la télé, vous pouvez le regarder avec un popcorn et un gros Pepsi ce ne sera pas une totale perte de temps.

Et non, les spoilers ne gâcheront pas votre plaisir, on voit venir les twists à 300 miles à la ronde.

La semaine prochaine, je vous explique mon conflit avec Steven Soderbergh.

On regarde deux films dans lesquels Channing a des petits rôles, Haywire et Side Effects.

Je vais essayer d’être brève, mais apportez vos bouchons d’oreilles, parce que je risque de hurler de rage.

Le Grand Visionnement 2015 Partie Onze: Channing Tatum: Foxcatcher

Steve Carrel est un acteur de génie.

Foxcatcher

Rôle : Mark Schultz

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Oui, oui, c’est Channing. La magie du maquillage de cinéma!

Hé, Sienna Miller est dans celui-ci aussi, mais elle joue sa belle-sœur avec qui il ne s’entend manifestement pas, donc le manque de chimie tombe bien!

Foxcatcher va vous rendre mal à l’aise. Très mal à l’aise. C’est normal et c’est voulu. C’est l’antithèse complète d’un film joyeux. Mais c’est un EXCELLENT film.

Réalisé par Bennett Miller (non, pas Bette Midler, Bennett Miller, le réalisateur de Capote et Moneyball) le film a eu 5 nominations aux Oscars en 2014 (réalisateur, acteur pour Steve Carell, acteur de soutien pour Mark Ruffalo, meilleur scénario original et meilleurs maquillages).

Ce film raconte une histoire vraie, celle de Mark (Tatum) et Dave (Ruffalo) Schultz, deux frères champions olympiques de lutte. Quelque temps après que Dave et lui aient tous les deux gagné l’or aux jeux Olympiques de Los Angeles, Mark est approché par le multimillionnaire John du Pont (Carell). Du Pont lui offre de venir s’installer sur son domaine, Foxcatcher Farm, avec son frère et une équipe de son choix pour s’entraîner pour les championnats mondiaux et les Olympiques de Séoul. Du Pont s’occupera de les loger et défrayera tous les coûts de l’entrainement. Parce qu’il est un passionné de lutte.

Dave refuse de déraciner sa famille, mais il encourage Mark à saisir cette chance. Mark part donc s’installer à Foxcatcher Farm. Il se rapproche de du Pont et le considère éventuellement comme un ami.

Avec le temps toutefois, la personnalité de du Pont se révèle de plus en plus sombre et abusive et les conséquences pour Mark et Dave seront dévastatrices.

Alors, si vous ne voulez pas de spoilers, arrêtez ici et allez voir le film.

Ok non, spoiler ou pas, allez voir le film. Il est sur Netflix. C’est un EXCELLENT film. Pas violent (bon, à part les scènes de lutte), mais psychologiquement drainant et superbement réalisé. C’est un film d’atmosphère et c’est, à mon avis, du travail de réalisation de Grand Art. Les acteurs sont tous géniaux, je recommande énormément.

Mais ne regardez pas ce film une journée où vous filez mal. Ce n’est pas un film qui va vous réconcilier avec la vie…

Vous reviendrez ensuite lire le reste de mes commentaires.

Après avoir vu Foxcatcher, j’ai dit sur Facebook que c’était le deuxième film sur des frères pratiquants des sports de combat qui m’avait fait pleurer cette année, après Warrior. Mais c’est à peu près la seule chose que ces films ont en commun. Warrior était un film sur la rédemption, Foxcatcher est une descente subtile aux enfers.

Les frères Schultz s’aiment profondément et Dave est très expansif envers son petit frère. Il le serre dans ses bras et lui dit constamment qu’il l’aime, il l’écoute et le soutien avec patience. Si Mark peut parfois sembler un peu frustré que Dave soit le seul qui soit reconnu entre les deux, il n’est pas agressif envers son frère avant sont arrivée à Foxcatcher Farm (bon, ok, il passe peut-être un peu de sa frustration sur Nancy, la femme de Dave), il a confiance en lui et il se tourne vers lui lorsqu’il décide qu’il doit échapper à l’équipe Foxcatcher.

Non, le conflit du film n’est pas entre les frères Schultz. Il est entre les deux oreilles de Mark. Et surtout, surtout, entre celles de John du Pont.

Joss Whedon a dit dans le commentaire de Serenity qu’il aimait engager des acteurs comiques pour faire des scènes dramatiques à forte portée émotionnelle. Le sens du timing et de la gradation avec lesquels les comiques travaillent sont très appropriés pour créer une réponse émotionnelle chez les spectateurs.

Foxcatcher semble prouver cette théorie. J’ai beaucoup parlé ici et sur les médias sociaux de mon opinion que Channing Tatum est un acteur comique. Je sais, il est surtout engagé pour des rôles d’action, à cause de sa belle gueule et de ses capacités physiques. Une formation en danse est très utile quand vient le temps de faire des scènes de batailles (on en reparlera aussi quand je vous ferai mon inévitable Grand Visionnement Chris Evans). Mais les meilleures performances de Tatum sont dans des comédies, ou des moments comiques dans ses films d’action. (voir mon commentaire sur ses 20 minutes dans Retaliation).

Steve Carell est aussi un acteur comique. Et lui et Channing sont tout simplement époustouflants dans ce film. OK, le maquillage les transforme tous les deux en personnages inquiétants, mais toute leur attitude est aussi très insécurisante, tout le long du film.

Mark débute le film un peu désœuvré, il fait une présentation dans une école à la place de son frère et se sent obligé de préciser à la secrétaire qu’il a lui aussi gagné l’or aux Olympiques. On voit Dave s’entraîner avec lui, lui faire un câlin, s’inquiéter pour lui, mais Mark semble tolérer ces marques d’attentions sans y répondre.

Sa rencontre avec du Pont semble le sortir un peu de son apathie. Et le refus de Dave de le suivre, s’il semble d’abord l’insécuriser un peu, est bénéfique. Pour la première fois de sa vie, Mark est le centre d’attention de quelqu’un (Dave ne compte pas, c’est son frère). Du Pont l’admire et le prend sous son aile. Ils ont tous les deux une obsession pour la lutte et un patriotisme limite fanatique. Il lui donne confiance en lui.

Et il lui fait découvrir la coke. Ça donne aussi de la confiance en soi, la coke…

La trahison est donc double lorsque John lui tourne le dos et exige d’avoir Dave. Les échecs subséquents de Mark, sa perte de contrôle et sa grosse crise nerveuse aux qualifications pour les Olympiques de Séoul sont le résultat direct de son impression d’avoir redescendu à la case départ. Et c’est la patience, et oui, l’amour de Dave qui va lui permettre de passer au travers et de se sortir de l’atmosphère malsaine de Team Foxcatcher.

John du Pont va vous donner froid dans le dos. C’est un personnage très distant, qui semble considérer le monde autour de lui avec une vision d’entomologiste. C’est-à-dire que tout ce qu’il y a autour de lui, c’est des insectes.

Au départ, on se dit que c’est une réaction typique de quelqu’un qui a grandi dans la richesse. Du Pont est habitué à avoir tout ce qu’il veut et que les gens lui lèchent les pieds en lui répétant que ça goûte le chocolat.

Mais ça va plus loin que ça. À plusieurs reprises, je me suis mise à avoir franchement peur pour Mark. Une scène au tout début, où John arrive en pleine nuit au chalet où il a installé Mark et le réveille pour lui parler m’as donné une franche impression de mononcle cochon. J’avais envie de regarder ailleurs, parce que j’avais peur que ça finisse en séance de touche-pipi non consentant.

Cette impression n’est pas améliorée par le fait que la lutte olympique consiste à se pogner de façon légèrement homoérotique… Et Bennett Miller en remet une couche dans les scènes d’entrainement entre Mark et John.

Mais non, du Pont est un monstre, mais pas ce genre de monstre là.

Sa relation froide avec sa mère, assez typique dans ce genre de famille, est elle aussi un peu en dehors des conventions habituelles. Il a toutes les attitudes du gosse de riche qui veut l’approbation d’un parent exigeant, mais elle semble en même temps aussi être un insecte à ses yeux.

John du Pont a été reconnu coupable d’homicide involontaire pour cause de maladie mentale (aux États-Unis, l’expression « mentaly ill » peut-être utilisée lors d’un verdict de culpabilité, alors que les verdicts de non-responsabilité utilisent le terme « insanity »). Les experts ont parlé de paranoïa qui aurait poussé John à agir, mais que du Pont était totalement conscient de ce qu’il faisait lorsqu’il a tiré à répétition sur Dave Schultz (SPOILER!). La lecture de sa biographie sur Wikipédia donne froid dans le dos. Le film est une version édulcorée, le bonhomme était VRAIMENT dérangé.

Bennett Miller a donné des instructions très précises à Carell, il ne devait pas fraterniser avec ses collègues entre les prises ou après la journée de travail. C’est inhabituel, les acteurs passent souvent du temps ensemble sur un plateau et en dehors des heures de travail. Mais cette méthode a payé au centuple ici. John du Pont semble venir tout droit d’une autre planète et tous les personnages sont mal à l’aise quand ils sont en sa présence.

Tatum et Ruffalo en ont aussi bavé beaucoup sur ce film. Dès la fin de la journée de tournage (qui commençait très tôt, à cause du maquillage pour leur donner un visage aplati façon lutteur), ils partaient s’entraîner à la lutte pendant plusieurs heures. Tellement que Channing a admis en entrevue que lors de la dernière session, ils se sont tous les deux mis à pleurer d’épuisement.

Encore là, c’est dur, mais ça paye. Les athlètes de niveau olympique ont des vies totalement inhumaines et ça ressort dans l’attitude des deux acteurs à l’écran. La seule chose qui les intéresse, le centre de leur vie, leur seule façon de communiquer et d’être vraiment proches, c’est la lutte.

Et pour rappeler Warrior, le film fini sur Mark, entrant dans la cage pour un combat de UFC après sa retraite de la lutte de compétition.

Mark Schultz fait partie du panthéon de lutte compétitive (tout comme son frère qui a été nommé de façon posthume) et est considéré comme le meilleur lutteur à avoir fait carrière dans le Ultimate Fighting Championship.

Il est maintenant entraîneur de lutte dans l’Oregon.

John du Pont est mort en prison en 2010.

Foxcatcher est un EXCELLENT, EXCELLENT film. 5 étoiles matante Elise. Il est sur Netflix.

La semaine prochaine, on retourne aux navets. Channing va sauver le président Jamie Foxx qui n’a pas appris une leçon de vie primordiale :

On ne fait jamais, jamais, JAMAIS confiance à James Woods.

On regarde White House Down.

Et on va jouer au Bingo Roland Emmerich!

Le Grand Visionnement 2015 Partie Dix: Channing Tatum: G.I. Joe: Rise of Cobra et G.I. Joe: Retaliation

Oh, Sienna Miller, tu m’as brisé le cœur :

Sois TRÈS prudente à ton prochain voyage de pêche.

Sois TRÈS prudente à ton prochain voyage de pêche.

G. I. Joe: Rise of Cobra

Rôle : Duke

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Oh boy! Comment parler de ce film sans m’endormir au milieu d’une phrase…

Ce film est insipide, ennuyant, endormant, stupide.

Je ne peux même pas vous dire que c’est un film merdique, il est juste… platte. Très très très platte.

Et pourtant…

OK, synopsis.

L’inventeur James McCullen a créé une arme de destruction massive à base de nanotechnologie (des petites, petites, petites machines micromicroscopiques) qui détruisent tout sur leur passage et ne peuvent être arrêtées qu’avec un seul kill switch. L’OTAN en a acheté 4, au lieu de les rendre complètement illégales comme ils l’ont fait avec les armes biologiques dans la vraie vie parce que putain, l’idée même que le kill switch soit désactivé et boum! fini la planète Terre. C’est genre 1 000 000 de fois pire qu’une arme nucléaire et celles-ci sont toutes sous très grand contrôle.

Ce film est stupide…

OK, donc une équipe de militaires de l’OTAN, dirigée par Duke (Tatum) et son bras droit Ripcord (Marlon Wayans, un sceau de « qualité » s’il en est un), sont chargés de transporter les bombes. Ils se font attaquer par une organisation terroriste (DUH!) dirigée par une mystérieuse femme se faisant appeler la Baronne (Sienna Miller).

OK, fuck le reste du synopsis, ça attendra parce que je dois vous parler de ce qui me fait le plus chier dans ce film : la Baronne.

Voici la description de la Baronne de la série G. I. Joe sur Wikipédia (traduite par votre humble matante puisqu’il n’y a pas de version française de l’article) :

L’enfant gâtée d’aristocrates européens, Anastasia Cisarovna a été impliquée dans le radicalisme étudiant, les groupes marginaux extrémistes, avant de passer au terrorisme international. La rumeur veut qu’elle ait reçu une formation comme espionne et saboteuse dans une institution d’élite gérée par une ancienne agence de renseignement du Pacte de Varsovie. Officiellement à la tête des opérations de renseignement Cobra, la Baronne est une experte de classe mondiale en cryptographie, en guerre psychologique et en agents biochimiques (irritants cutanés). Elle a également des liens anciens de loyauté envers Destro et est la seule à connaître son identité secrète. La Baronne a subi de vastes chirurgies plastiques suite à de graves brûlures lors d’une opération Cobra. Elle est pleine de contradictions : cynique et romantique, calculatrice, mais naïve, directe, mais encline à tourner autour du pot. C’est une experte qualifiée avec les M — 16, AK — 47 , RPG7, et Uzi , comme opératrice de tank, et ses spécialités militaires comprennent l’hélicoptère et le pilotage d’avion à ailes fixes (aucune idée de ce que c’est…).

Alors, cette description d’un personnage féminin hyper qualifié et dangereux est cool hein? Genre Black Widow, mais brune et méchante. Combien de ceci les scénaristes ont gardé pour le film?

Ben, elle s’appelle Anna (mais Anna Lewis, pas Anastasia Cisarovna, elle est américaine, pas européenne). C’est une baronne (par mariage, pas par naissance). Et elle sait se battre (mais c’est Storm Shadow qui l’a entraînée, sur ordre de celui qui deviendra Destro).

Elle n’est même pas une brune naturelle dans le film! Elle est blonde et s’est teint les cheveux en brun parce que… ça fait plus evil? Je pense…

Quand j’ai vu les premières photos du personnage, j’étais vraiment contente, Sienna Miller avait l’air hyper badass, et elle ressemble beaucoup au personnage du dessin animé. Elle arrive dans le film, botte des culs, et je suis contente et, tout à coup, elle tombe face à face avec Duke, retire ses lunettes fumées l’appelle par son nom et il a l’air de voir un fantôme et dit sur un ton hanté « Anna ».

Et je sais ce qui s’en vient.

Et j’ai envie de vomir.

NONONONONONONONONONONONONONONONONONONONON!

LA BARONNE N’EST PAS L’EX DE DUKE!!! C’EST LE BRAS DROIT DE COBRA COMMANDER (ET PARFOIS LA BLONDE DE DESTRO, MAIS ELLE N’A RIEN À VOIR AVEC DUKE!!!!!!!!!)

Et OK, c’est pas comme si j’étais une complétiste, je m’en fous qu’on change des choses dans une adaptation, mais les exes qui se confrontent des deux côtés du champ de bataille?

CLICHÉ ÉCULÉ DE MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE!

Et exploité de façon tellement incompétente et paresseuse dans ce film!

Je savais déjà comment le film allait finir (et oui, il a fini EXACTEMENT comme je le pensais il manque juste Céline qui chante « Power of Love »).

OK, donc, Duke devient complètement stupide face à son ex (of fucking course), mais il arrive à garder les bombes et lui et Ripcord sont sauvés in extrémis par des soldats hyper entraînés sortis de nulle part. Un hologramme de Denis Quaid leur dit de confier les bombes nano à son équipe, mais refuse d’identifier l’équipe en question, ni de dire ce qu’ils vont en faire. Comme l’ex de Duke a disparu, son cerveau s’est remis en marche et il refuse catégoriquement de se séparer de l’arme hyper dangereuse. Il accepte toutefois de suivre les soldats vers une destination inconnue, sans faire de check-in avec ses supérieurs de l’OTAN parce que ce film a été écrit par des lamantins avec une déficience intellectuelle.

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Les scénaristes. Ils ont l’air normaux, mais il faut leur rappeler d’avaler leur nourriture, sinon elle reste à pourrir dans leur bouche et ça fait des champignons.

Donc nos deux « héros » suivent des étrangers comme des gamins de 5 ans à qui on a offert des bonbons. Avec quatre armes de destruction massives qu’ils ne savent pas contrôler…

Et bien entendu, Duke demande à les joindre parce qu’il sait qu’ils vont aller à la poursuite de son ex. Yep, dude, tu penses clairement avec ton fond de culotte.

Ils arrivent à la base de G.I. Joe et se font frotter les oreilles par McCullen, qui les accuse d’incompétence et d’avoir failli perdre ses précieux produits.

On découvre ensuite que c’est lui qui a orchestré l’attaque terroriste (et voilà matante qui vous fait le « oh surprise » le plus sarcastique de l’histoire de l’humanité. Spoiler, c’est lui qui deviendra Destro, DUH!) et a profité de son « examen » de l’état de sa marchandise pour réactiver le GPS afin de découvrir la base des G.I. Joe.

Et bien entendu il est amoureux de la Baronne et hyper jaloux, au point qu’il a ordonné à Storm Shadow de tuer quiconque posera la main sur elle. Of fucking course, parce qu’il va falloir que quelqu’un fasse un concours de celui qui a la plus grosse avec Duke avant la fin du film.

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OK, la base des G. I. Joe est pleine de gadgets impossibles, Denis Quaid sort la citation « knowing is half the battle » de la façon la plus forcée qui soit, Duke utilise son passé avec la Baronne pour obtenir la permission de faire les tests pour joindre les Joes. Cue montage de tests où on voit Ripcord (pourquoi ils testent Ripcord déjà?) et Scarlett s’envoyer les typiques répliques du lovable misogynist et de l’intellectuelle frigide (donc on sait déjà qu’ils vont finir ensemble) et Duke se faire ramasser par Snake Eye (le seul personnage qui a de l’allure dans ce film, mais c’est probablement parce qu’il est muet, donc les scénaristes ne pouvaient pas lui donner d’idiotie clichée à dire) à répétition jusqu’à ce qu’il décide de se battre sans casque et il gagne à cause de la magie de la confiance en soi ou autre idiotie miraculeuse comme celle qui a fait sortir Bruce Wayne du puits dans Dark Knight Rises.

Putain ce film est stupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiide!!!

Et au travers de tout ça, on a les putains de flashbacks de Duke et la Baronne qui se remémorent l’histoire d’amour la plus clichée de toutes les histoires d’amour depuis la création de l’existence.

Et on peut aussi admirer à quel point il n’y a pas de chimie entre Sienna Miller et Channing Tatum. Sérieusement, la chimie entre les deux doit être quantifiée en nombres négatifs. Tatum essaie, il essaie très fort de jouer les amoureux transis, mais je pense que le réalisateur a oublié de dire à Sienna qu’elle n’est pas la Baronne dans les scènes de flashback (elle aurait dû le savoir, elle est blonde dans ces scènes) et donc elle ne fait pas semblant d’aimer Duke, c’est celui qu’elle est censée aimer pour de vrai. Sienna Miller n’est pas une grande actrice, mais elle se débrouille d’habitude. Ce film a toutefois aspiré toute la personnalité et le charme de la jolie britannique et il ne reste qu’une barbie BDSM.

Ce film est S.T.U.P.I.D.E.

Alors McFuturDestro envoie la Baronne, Storm Shadow et Zartan à la base des Joes pour voler les valises. On a les clichés habituels :

  • Zartan se moque de Storm Shadow parce qu’il ne tue pas les femmes. Vous avez 10 secondes pour deviner ce qu’il lui répond. Ouais « For you Zartan, I can make an exception ». HA ostie de HA!
  • Duke et la baronne se retrouvent face à face et il lui pointe son fusil en pleine gueule et elle le mets au défi de tirer et BIEN ENTENDU CÂLISSE IL NE TIRE PAS! Pas même dans son épaule ou un genou, tsé genre, pas létal?
  • La baronne et Scarlett se battent. Parce qu’il faut que les creepster aient de quoi alimenter leurs séances de masturbation.
  • Storm Shadow et Snake Eyes ont un passé compliqué de frères qui ne sera fucking pas exploité dans le film, et ce, malgré le flashback qui essaie de nous faire croire que ce sera important.
  • Et ils réussissent à voler les bombes et la baronne a une réplique bitch pour Duke avant de partir.

Alors McFuturDestro est full content, Pas-Encore-Cobra-Commander-Qu’on-Sait-Déjà-Qu’il-Est-Le-Frère-D’Anna-Que-Duke-Avait-Promis-De-Protéger (on va dire PasEncoreCC pour faire plus court, qui est joué par un criminellement sous-utilisé Joseph Gordon-Lewitt) utilise les nanites pour transformer Zartan en maître du déguisement. Et on voit un flashback de comment Duke a failli à sa promesse de protéger le frère d’Anna. Et bien entendu, c’est ce qui les a séparés.

Putain, Anna, ton frère est dans l’ARMÉE. Les soldats meurent à la guerre et Duke a TOUT fait pour le sauver. Même s’il s’était jeté dans la baraque pour le sortir il aurait seulement sauté avec.

Et Duke est un ostie de crétin parce qu’il n’essaie même pas de reprendre contact avec elle. Il assume qu’elle ne lui pardonnera pas et n’essaie même pas de s’excuser. Mais quel con!

Ce film est TSUIPED.

La baronne menace son mari pour qu’il arme les bombes (wow 3 ans de mariage juste pour ça) et, bien entendu, l’embrasse après coup devant Storm Shadow qui le tue pour obéir aux ordres de McFuturDestro.

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Ensuite, ils font une démonstration de l’arme à Paris et détruisent la tour Eiffel. Les Joes, quant à eux, détruisent la moitié de la ville en essayant de les arrêter.

Quand Team America : World Police a fait ça, c’était de la satire…

Et Duke se fait capturer. Parce qu’il doit avoir son occasion de s’excuser à Anna et elle de faire semblant qu’elle s’en fout. Parce qu’il doit avoir son concours de qui a la plus grosse avec McFuturDestro. Parce qu’il doit découvrir que PasEncoreCC est Rex le frère disparu. Et parce qu’il faut qu’il mange une volée devant la Baronne pour qu’elle commence à avoir des flashback cucul pour lui rappeler que Duke est son Grand Amour.

Et le Grand Amour peut tout vaincre.

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Le Blogue Code dit qu’il faut une référence à Princess Bride dès qu’on parle de Grand Amour.

Les autres Joes, qui sont démobilisés pour avoir détruit la moitié de Paris, réussissent à découvrir où est la base des Pas-Encore-Cobras d’une façon stupidement impossible et Denis Quaid les laisse partir à la rescousse de Duke, parce qu’il est le plus con des généraux de toute l’histoire de l’armée américaine.

Il fait aussi le speach cliché du « je vais vous demander de désobéir aux ordres, vous pouvez partir si vous refusez » et tout le monde reste.

Of fucking course.

Donc, PasEncoreCC veut transformer Duke en zombie sous son contrôle avec les nanites et conquérir le monde avec les bombes. Les Joes arrivent et Ripcord, qui veut aller dans l’armée de l’air, sait piloter n’importe quel engin volant (bullshit! Dans Matrix, Trinity a dû dire à l’opérateur exactement quel modèle d’hélicoptère pour qu’il lui load le programme de pilotage!), mais il n’arrive pas à utiliser l’armement de l’avion de McFuturDestro parce que les commandes sont en Celte (WTF?).

La Baronne arrête PasEncoreCC juste avant qu’il ne transforme Duke en zombie et PasEncoreCC fait perdre connaissance à l’exBaronneRedevenueAnna grâce à la puce de zombie qu’il lui a implantée.

Et mon cerveau s’est liquéfié.

JE NE SUIS MÊME PAS UNE FAN DES G.I. JOE ET JE SUIS OUTRÉE PAR LE TRAITEMENT QU’ILS ONT FAIT DE LEUR PERSONNAGE LE POPULAIRE.

La Baronne n’est pas un zombie! La Baronne est badass et c’est une espionne, une manipulatrice, une MÉCHANTE! Du genre qu’on adore détester.

CE N’EST PAS UNE BLONDINETTE SANS PERSONNALITÉ TRANSFORMÉE EN MARIONNETTE PAR UNE PUCE ÉLECTRONIQUE!

Ostie de film con de mes deux.

OK les Joes réussissent à accomplir leur mission, Duke sauve sa cocotte chérie (et tue tout espoir de voir revenir la Baronne) McFuturDestro et PasEncoreCC deviennent Destro et Cobra Commander, Scarlett et Ripcord font des galipettes et j’ai envie de mourir.

Et le générique est au son de la toune des Black Eyed Peas la plus irritante de l’univers.

Ah il était temps que ça finisse!

Dieu que ce film est poche.

Ne le cherchez pas, vous n’avez pas 2 heures de vie a gaspiller.

Stephen Sommers a frappé un bon filon avec les films de la Momie, mais si Tatum pouvait se défendre au niveau de Brendan Fraser, Sienna Miller est très loin d’avoir le charme de Rachel Weiss et Marlon Wayans n’a pas 1 % du charisme de John Hannah.

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que Stephen Sommers est un directeur d’acteur merdique.

Passons à la suite qui, à mon grand soulagement, est très plaisante à regarder.

G.I. Joe : Retaliation.

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Spoiler alert : Comme Channing n’est pas un con fini, il n’avait ABSOLUMENT pas envie de faire un autre film de G.I. Joe. Il a trouvé un compromis pour se sortir de son obligation contractuelle en exigeant que son personnage meure dans le film. Il n’est donc que dans les 20 premières minutes du film.

Et c’est une tragédie, parce qu’il est GÉNIAL dans ce film et Duke est absolument A-DO-RA-BLE.

Sa dynamique avec Roadblock (mon amour secret : The Rock) est aux antipodes de sa relation avec la Baronne et avec Ripcord dans le premier.

Ce que je veux dire c’est que j’espérais tout le temps à la fin d’une scène qu’ils commencent à s’embrasser. OK, je sais, ce film a été tourné avant la fin de la directive « don’t ask, don’t tell » dans l’armée américaine, mais la chimie entre Dwayne et Channing est juste irrésistible.

JE VEUX LES REVOIR ENSEMBLE DANS UN FILM ILS SONT TROP BONS ENSEMBLE.

Alors, la narration du début nous informe que Destro et Cobra Commander ont été capturés par les Joes, Storm Shadow et Zartan sont encore en liberté, Duke dirige une escouade de Joes à laquelle appartient Snake Eyes et le général Denis Quaid, la Baronne, Ripcord et tous les autres du premier film ne sont pas mentionnés (Dieu Merci!).

Donc, on repart en neuf avec une équipe qui a une personnalité, au lieu d’un groupe de robots stéréotypés (ça fonctionne mieux dans la série des Transformers anyway).

Ce coup-ci, je prends la peine de vous donner les noms des membres de l’équipe, parce qu’ils sont de vrais personnages :

Donc, on a Duke, que vous connaissez déjà, mais qui a reçu une épaisse couche de personnalité et de charisme dans l’intervalle entre les deux films (le charisme de Channing est à son meilleur, et je fonds d’amour en le voyant), son bras droit Roadblock (ok, je soupire aussi d’amour pour lui), Snake Eye, les tireurs d’élite Lady Jaye (Adriane Palicki, que j’adore depuis qu’elle a abandonné les rôles de demoiselles en détresse et qu’elle botte des culs. Dommage qu’une production pourrie et un scénario stupide lui aient volé sa chance d’être Wonder Woman.) et Mouse (Joe Mazzello) et le hot head de service, Flint (D.J. Cotrona).

L’équipe des Joes, (sans Snake Eyes) commence le film dans une mission de sauvetage d’un déserteur d’une nation quelconque qui ne ressemble pas du tout à la Korée du Nord non-monsieur-pas-du-tout. On apprend dans ces 5 minutes que Mouse est un excellent sniper, Flint est un con impulsif, Jaye se prend pour sa mère et Duke et Roadblock sont un vieux couple attachant.

Petite scène avec le « Président des États-Unis » (Zartan, avec son déguisement de nanites) et on tombe sur un écran noir où on entend Roadblock et Duke crier à travers le son des balles qui sifflent et Block hurle à Duke de demander une évacuation aérienne…

Et il n’a aucune idée de sur quels pitons appuyer pour demander une évacuation aérienne…

Ouais, ils jouent à un first-person shooter.

Et Duke est pourri. Il ne sait pas comment utiliser les commandes de la manette.

Et matante veut les serrer dans ses bras et leur faire des crêpes qu’ils vont manger en boxers juste assez serrés…

*tousse*

Pardon.

Alors, ti moment cute entre Duke et les jumelles de Roadblock, dialogue à double sens que j’espère sincèrement qui a été improvisé par les deux comédiens (et ça serait totalement leur genre, en plus) et The Rock et Channing Tatum on un timing comique PARFAIT.

JE VEUX UN FILM AVEC CES DEUX DANS LE LEAD! JE PROMETS D’ALLER LE VOIR AU CINÉMA 3 FOIS PAR SEMAINE!

Les Joes sont envoyés chercher des têtes nucléaires au Pakistan. Le discours d’avant-mission de Roadblock est une citation de Jay-Z, la catchphrase de Duke est poche et Block le lui fait remarquer, la mission se passe full bien (mais Flint ne fait pas ce qu’on lui dit, encore une fois) et tout le monde retourne au point de rendez-vous.

Duke et Roadblock font un concours de tir, si Block gagne, Duke doit garder ses jumelles une fin de semaine, si Duke gagne, Block doit accepter sa prochaine promotion.

Roadblock triche, il y a une conversation à propos des petites culottes de Duke et J’ADORE CES DEUX MECS ET JE VEUX LES VOIR MARIÉS ENSEMBLE ET VIEUX EN TRAIN DE BERCER LES BÉBÉS DES JUMELLES DE BLOCK EN SE REMÉMORANT LA BELLE ÉPOQUE DES JOES QUAND ILS SONT TOMBÉS AMOUREUX!!!!

Mais ce beau rêve ne sera point, car le point de rendez-vous est attaqué, Flint se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment et Duke se jette sur lui pour le tasser du danger et fini comme tous les personnages féminins de Supernatural. Dans une boule de feu.

Roadblock, Jaye et moi avons le cœur brisé en mille miettes.

En fait, les seuls survivants de cette attaque sont Roadblock, Jaye et Flint.

Et je ne vous raconte pas le reste du film. De un, parce que Channing n’est pas dedans, et de deux, parce qu’il est vraiment bien ce film et je vous encourage à le voir. Pas génial, mais très très divertissant et beaucoup plus en lien avec le produit d’origine que le premier.

Cobra Commander est VRAIMENT Cobra Commander dans ce film. Et le plan de conquête du monde est ridicule, mais un ridicule qui fitte avec les plans habituels de Cobra. Et la storyline de Snake Eye et Storm Shadow est clichée, mais exploité de façon compétente et une bonne excuse pour du Ninja-Porn (non pas ce genre de porn) et des acrobaties impressionnantes.

Hé, les agents de Cobra infiltrés dans les Services Secrets ont le symbole épinglé sur leur collet de veston, mais dans le dessin animé, c’était aussi comme ça. Cobra agit comme Cobra dans ce film, tout a le symbole de Cobra, ils ont une excellente stratégie publicitaire. Stupide, mais tellement le fun.

Le casting est aussi super, Walter Goggins se fait un fun contagieux en Warden James (un commandant de prison qui s’appelle Warden, ça ne s’invente pas) RZA en Ninja Master sorti tout droit d’un KungFu-sploitation movie des années 70, Bruce Willis qui fait sa meilleure performance en tant que Bruce Willis de toute sa carrière, et Ray Stevenson, qui est toujours la meilleure partie de tous les films auxquels il participe (oui, ça inclut les 2 Thor, ok, ex-aequo avec Hiddleston pour ces deux films).

Bref, celui-là, je le recommande chaudement, les 20 premières minutes sont jouissives, et le reste est très bien aussi. Il est aussi ridicule que le premier, mais plus compétent, et 1 000 000 de fois plus charmant.

La semaine prochaine, on passe au sérieux, un excellent drame mettant en vedette Channing, Mark Ruffalo et Steve Carell. Foxcatcher a été LA grande surprise de mon exploration de la filmographie de M. Tatum.

Le Grand Visionnement 2015 : Channing Tatum: Introduction

Avant que vous le disiez, oui, vous avez raison, c’est mes hormones qui gèrent mon blogue. J’ai aucune honte à l’admettre.

Faites pas comme si vous étiez surpris.

Alors, dû au fun noir que je me suis faite en écrivant le Grand Visionnement 2015: Tom Hardy (même si ça a fait un flop monumental, j’ai genre eu 1 lecture pour chaque article, et je pense que c’est les relectures que je fais compulsivement pour m’assurer que tout est écrit clairement), j’ai décidé de continuer l’expérience avec mon obsession du moment.

Le seul.
L’unique.

Le merveilleux.

L’extraordinaire.

Channing Tatum.

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Brun? check! Yeux pâles? check ! Jolie bouche? check! Masculinité saine? YOU BET! Drôle? check, check Sexy? check, check, check, check, check, check! Yep, en plein mon genre. Et merde il a même les manches de chemise roulées sur cette photo. OUF!

Oh ça va être toute une ride les amis, parce que M. Tatum a une généreuse dose de navets dans sa filmographie et j’ai souffert, oh que j’ai souffert pour nourrir mon obsession écrire cette série! Je vous rappelles que pour écrire ces billets, je dois en général voir les films à plusieurs reprises, en particulier ceux qui ne m’ont pas impressionée. Dans certains cas, c’est carrément du masochisme. C’était moins pire avec Hardy, ses navets (sauf une énorme exception) sont relativement digestes et son talent exceptionnel rendait le tout plus facile. Channing est un bon acteur, il est même excellent à ses heures, mais il n’est pas du niveau d’Hardy et il ne peut racheter un navet à lui-même.

Mais hey, on a deux Magic Mike avec plein de photos de monsieurs pas de chandail dans un futur rapproché, donc, restez avec nous, ça va valoir la peine! Et les deux Jump Street, qui sont vraiment, vraiment, vraiment bons.

Un billet par semaine, tous les mercredi matin.

On va commencer la semaine prochaine avec les G.I. Joe. Oh oui, on commence avec un super navet et un film potable. Direct dans le vif du sujet!

Si vous aimez me voir souffrir, ça va bien commencer pour vous.

Enjoy!

Les liens pour les différentes parties seront affichés ici et cette introduction restera en haut de la page d’accueil pour la durée du Grand Visionnement.

Partie Dix: GI Joe: Rise of Cobra et GI Joe: Retaliation

Partie Onze: Foxcatcher

Partie Douze: White House Down

Partie Treize: Haywire et Side Effects.

Partie Quatorze: 21 Jump Street

Partie Quinze: Magic Mike

Le Grand Visionnement 2015 Partie Neuf: Tom Hardy: Bronson

P.

É.

N.

I.

S.

Bronson

Rôle: Michael Peterson/Charlie Bronson

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On va régler la question tout de suite, parce que dès que quelqu’un parles de Bronson, le p.é.n.i.s sort toujours à un moment donné.

Tom Hardy n’est pas circoncis.

Il roule avec son capot.

Pedro a son capuchon.

C’est un pénis 100 % naturel, sans altération.

Voilà.

C’est pas le pénis en tant que tel (qui est fort normal, pas plus ou moins gros que la moyenne). C’est le contexte (zéro sexy, nah, il y a juste une scène de sexe dans ce film et elle dure 15 seconde et on voit rien, trop sombre) autour des deux apparitions du moneau de Tommy dans ce film qui fait que ça ressort toujours dans les conversations. On voit le pipi de Hardy dans Stuart aussi, mais c’est pas autant frappant qu’ici.

Mais bon, c’est pas un film à propos du pénis de Tom Hardy.

Comment vous décrire Bronson….

C’est une expérience. Une expérience bizzare. Un excellent film, mais tellement étrange.

Encore une fois, tiré d’une histoire vraie. Avec, Stuart, Lawless, The Virgin Queen, et les futurs Legend (sur les jumeaux Ronnie et Reggie Kray, double Tom, et Ronnie est bisexuel, et son boy toy est joué par Taron Egerton et je bave depuis que le trailer est sorti.), The Revenant (où il joue John Fitzgerald et retrouve Di Caprio) et Rocket Man (Biopic d’Elton John), je dirais que Tom est en passe de devenir LE spécaliste des personnages réels.

Michael Peterson a eu une enfance normale dans une banlieue anglaise avec des parents de la classe moyenne aimants. Mais Michael est très violent, constamment violent. Il deviendra (sous son pseudonyme de lutteur, Charlie Bronson, en honneur de l’acteur américain) connu comme le prisonier le plus violent de l’histoire carcérale d’Angleterre.

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Le personnage principal de ce film n’est pas attachant. C’est un sociopathe (le troisième sociopathe chauve de Tom, avec Bane et Shinzon), un égocentrique de la pire espèce et il a plusieurs visses de lousses dans son cerveau.

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Charlie veut être célèbre. Il est persuadé qu’il est né pour accomplir de grandes choses. Il ne se prend pas pour du menu fretin, non monsieur! Charlie Bronson est un GRAND. « You don’t want to be trapped inside with me, Sunshine. Inside, I’m someone nobody wants to fuck with, do you understand? I’m Charlie Bronson. I am Britain’s most violent prisoner.« 

Ceci dit, je ne qualifierais pas Bronson de film « dur ». Oh il y a des passes violentes, mais le tout est tellement surréaliste, le personnage tellement carricatural, le ton tellement « tongue in cheek » on est comme déconnectés de la violence et des dégeulasseries qu’on voit à l’écran. Il y a des bout où on rit à se pisser dessus. Ce film est vraiment bizzare, mais dans le bon sens.

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Fait à noter, zéro violence sexuelle dans ce film. Charlie a ses principes. Quelques jolies filles, souvent légèrement vêtues, mais pas d’objectification. La caméra ne s’attarde pas sur elles, elle est beaucoup trop occupée à carresser Charlie. C’est lui qui est objectifié. Les femmes sont là, mais c’est tout. Charlie n’est ni violent, ni insultant envers aucune des femmes. Il en menace une, mais ne lui fait rien.  Pas nécessairement féministe, mais assez rare pour que ce soit souligné.

Ce film nous montre Charlie dans toute sa vérité. Il n’essaie pas de le faire passer pour un anti-héros, un incompris, un pauvre type injustement condamné par le Système. Charlie Bronson est une ordure, sa place est en prison, lui-même le dit constament. Il aime la prison, il VEUT être en prison. C’est l’endroit où il est un Dieu. Dehors, il n’est pas à sa place. On ne cherche pas à vous expliquer Charlie Bronson. On ne cherche pas à le comprendre. On le présente, c’est tout.

Charlie Bronson est aussi un idiot de première, genre, c’est vraiment pas une lumière.

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Ce film marque le retour en force d’Hardy après sa cure de désintox et sa reprise du travail. Le fameux Big Break que Nemessis n’a pas pu être. Beaucoup disent que c’est sa meilleure performance en carrière. Je suis d’un autre avis, comme vous le savez déjà, mais c’est seulement parce que je ne juge pas le talent d’un acteur seulement par jusqu’où il peut pousser le bouchon.

Cela dit, Bronson est définitivement un tour de force que Tommy relève avec BRIO.

Hardy se pitche litérallement dans le personnage, il se fond au complet dedans et nous sert un clown déjanté sorti tout droit d’un trip d’acide. Le contraire parfait de sa performance en tant que Bob Saginowski avec le même niveau de virtuosité. Du grand art.

Et la bande sonore, la bande sonore. Oh boy, la bande sonore de ce film est tout à fait appropriée, mais elle va vous coller dans la tête et vous rendre à moitié fous.

Pour un public averti seulement, mais toute une ride!

(Disclaimer: on voit un des personnages, à l’asile, déféquer dans sa main et se frotter le caca dans le visage. C’est pas en gros plan, mais c’est très clair ce qu’il est en train de faire. Si c’est assez pour vous décourager de voir ce film, ne voyez pas ce film. C’est pas pour tout le monde, et c’est correct, personne ne vous juge. Si vous pensez que vous pouvez supporter la scène de caca, Bronson vous fascinera, garanti)

C’est tout pour cette partie du Grand Visionnement Tom Hardy. J’espère que vous avez aimé. Moi, j’ai ADORÉ cette petite expérience et je pense que mes vacances en août vont être consacrées à un Grand Visionnement Chris Evans et peut-être un Tom Hiddelston.

Je vais certaienement écrire sur Legend (Hardy et Taron Edgerton en amants… Oh boy, je ne dormirai pas pendant un mois) et The Revenant qui sont dû pour sortir cette année, donc, ne vous éloignez pas trop!