Grand Visionnement 2020: Channing Tatum: Logan Lucky

Rôle : Jimmy Logan

Très cher Steven Soderbergh,

Je suis désolée, sincèrement. Je comprend maintenant que je t’ai très mal jugé par le passé et je te présente des excuses. Bien qu’ayant une idée générale du fonctionnement de la machine, je me suis rendue compte que je t’ai mis des reproches sur le dos que tu ne méritais pas entièrement.

J’ai aussi des remerciements à t’exprimer. Pour avoir fait Logan Lucky de cette façon. Ton « Ocean 7/11 » m’a prouvé l’erreur de mon évaluation.

Tu es capable de subvertir les attentes de ton auditoire, tu peux jouer avec les clichés de façon compétente, j’avais tors. Est-ce l’expérience qui t’a permis de prendre le concept de Ocean et l’appliquer à une gang de trailer park redneck? Probablement, mais je pense que la grande liberté de mouvement que tu as obtenu en faisant ce film sans l’intervention d’un studio et en vendant directement la distribution à l’avance pour le financer a beaucoup à voir aussi. Et c’est pourquoi je te présente mes excuses.

Parce que Logan Lucky me rappelle que tu es un excellent raconteur et un dirigeant d’acteur comme on en voit malheureusement peu. Ryan Jonhson l’a lui aussi cette touch qui traverse l’écran. Logan en déborde. Personnne dans ce film est un mauvais acteur en partant, mais on voit le talent de chaque performance crever l’écran. Chacun des acteurs, et même des figurants, est monté sur un piedestal et on t’entend presque nous chuchoter à l’oreille à chacune des répliques de Riley Keough ou de Katie Holmes « regardes comme elle est bonne, c’est vraiment une super actrice tu trouves pas? » Et on est d’accord avec toi, même quand le personnage est pas super bien écrit, comme celui de Katie, elle brille pareil, elle transperce l’écran.

TOUS tes acteurs transpercent l’écran dans cette merveille de film. C’est une lettre d’amour aux acteurs. Et ça fait chanter mon âme de spectatrice.

Je suis assise dans mon salon, et je regarde aller une bande de trailer trash avec des accents à couper au couteau et des factures impayées, mais j’ai l’impression d’assister à une symphonie avec un orchestre composé entièrement des meilleurs solistes de chaque instrument, mais ils fonctionnent parfaitement en orchestre. Ce qui, pour ceux qui connaissent pas le milieu de la musique classique, est quasiment impossible.  Steven Soderberg, tu es un chef d’orchestre de génie. Tes acteurs et tes personnages sont tous des premiers rôles dans ton coeur et ça parait à l’écran.

J’en vient à la conclusion que tu dois être un estie de bon gars, parce que ça prend une générosité particulière pour accorder autant d’énergie partout.

Tu as toujours un certain inconfort dans l’écriture des personnages féminins, mais ton film est tellemet bien fait, que ça ne saute pas aux yeux comme dans Haywire ou Side Effect. Et c’est beaucoup moins pire. Possible que ce soit l’expérience, mais moins de pressions du studio peut aussi t’avoir libéré de l’obligation de rendre la docteure plus sexy pour que l’intérêt de Jimmy soit plus « justifié ». C’était pas nécessaire, et tu l’a compris.

Est-ce que je suis en train de te dire que je commence à comprendre que si la soeur d’Adam et la fuck buddy de Mike dans le premier Magic Mike étaient aussi fucking horribles, c’est parce que le studio voulait un personnage « moral » pour servir de compas et une « salope » pour justifier le choix de Mike de « changer sa vie »? C’est une nouvelle hypothèse que j’ai, en effet. Je pense que si un studio avait produit Logan Lucky, Mellie aurait été obligée de montrer ses seins pour détourner l’attention d’un surveillant à un moment donné. Mais la Mellie qu’on a eu est hyper sexy, sans aucune hésitation, mais elle est clairement sexy selon ses propres termes, et pas ceux d’un autre. Assumer sa sensualité et l’annoncer sur un billboard, c’est pas la même chose. C’est très très bien fait ici.

L’avantange d’un bon directeur d’acteur, c’est que les comédiens sont en confiance et ils se laissent aller. Et Daniel Craig et Adam Driver se laissent aller à fond dans ce film. Avant la sortie de Knives Out, j’aurais dit que Joe Bang est la meilleure performance de Craig en carrière. Maintenant, elle est ex aequo. Mais prend le pas comme un échec, Johnson a clairement appris à diriger ses acteurs en regardant tes films. Joe Bang vole la vedette de ce film. La famille Logan est au coeur de l’intrigue, mais on veut que Joe Bang gagne autant, sinon plus, que Jimmy, Clyde et Mellie. Mais Joe n’est pas un bon gars, comme les Logan! C’est un croche, c’est un criminel, je ne laisserais JAMAIS mon verre sans surveillance s’il est dans le même building que moi. Et pourtant… On veut quand même qu’il gagne. Il est juste trop savoureux à voir aller. Craig mets tout son charisme dans son poseur de bombes épais, mais génial en même temps. J’adore Joe Bang.

Et Driver… Wow. J’aime pas Leah Dunham, j’ai pas regardé Girls, donc j’avais juste Kylo Ren comme référence, ce qui est loin d’être un rôle avec lequel on peut juger du talent d’un acteur, le personnage étant un ado immature. Mais son Clyde ici est PAR-FAIT. Le deadpan digne d’Aubrey Plaza, Reine du deadpan, la menace et la violence potentielle du personnage qui couve sous la surface, mais qui ne sort jamais. On sent le contrôle que Clyde a sur chacune de ses actions. En surface, il est le petit frère obéissant, mais sa loyauté n’est pas gratuite, la confiance qu’il a en Jimmy est justifiée au point que quand ils ne se parlent plus, c’est une catastrophe pour l’audience. Et quand arrive la finale, on se sent tellement soulagés. Et on repense à Clyde et à ses agissements, et on réalise que Driver avait le contrôle parfait de Clyde au point où son non verbal prend un sens nouveau, une fois les infos de la fin clarifiées. Mais quand on pensait que la chicane était pognée, son non verbal marchait quand même, et on s’est fait prendre au piège! C’est de l’intériorisation du personnage à un niveau de Grand Maître. Un pur délice.

Chacun des personnages centraux de ce film est à la fois un idiot et un génie. Mellie est baveuse et superficielle, mais son focus sur la route et son sang froid sont extraordinaires. Clyde est naïf, mais on peut se fier sur lui à 100000%, tu peux lui confier ta part de gâteau au fromage à surveiller sans hésiter une seconde, pas une molécule de cette part ne sera dérangée jusqu’à ton retour. Jimmy est un loser, mais il est foncièrement honnête (oui oui, vous avez bien lu) et il est beaucoup plus intelligent qu’il n’y parait. Il a le cerveau de Dany Ocean, mais pas son ambition. Jimmy ne veut pas être riche, il veut juste une chance de prendre sa vie en main. Son ambition raisonnable est au coeur de la réussite du plan.

Profitons pour rammener au sujet central qui justifie cet ajout à la tradition du Grand Visionnement: Ta muse, mon Steven, et une des miennes: Channing Tatum.

Tatum est l’acteur parfait pour les films de Soderberg, c’est pas nouveau. Ton style de dialogue « naturel » est parfaitement maîtrisé par notre homme. Jimmy est le coeur de ce film, mais il est au second plan. C’est le tronc de ton film. Craig, Driver, Keough et les autres sont le feuillage. On s’extasie sur les belles couleurs des feuilles, mais sans le tronc, elles ne seraient pas visibles pour tous. Accepter ce genre de rôle n’est pas donné à tous les acteurs. Un Tom Cruise aurait rué dans les brancard en voyant le produit fini. Mais Tatum est un joueur d’équipe et il donne lui aussi son tout à ce personnage tout en sublitlité. Jimmy ne brille pas, mais c’est sa FORCE. Jimmy est le gars qui se cache derrière un Joe Bang et lui laisse l’illusion qu’il mène, parce qu’il sait qu’au final, il aura plus facilement ce qu’il veut et que l’attention sera sur Joe si ça chie.

La première fois qu’on regarde le film, on passe le running time au complet à se demander si ce gars sait ce qu’il fait. Et à la fin, on a une réponse, mais… Et la seconde fois, on remarques autre chose et la réponse change, et encore, et encore, et encore… Il est complexe sous toute cette simplicité le Jimmy. Mais c’est un maudit bon gars. Vraiment un maudit bon gars. Et Tatum assume cet aspect de son personnage sans aucun égo, il laisse la place à Daniel, Adam et Riley pour qu’ils étendent leurs ailes et brillent en avant, il est très bien dans sa job de tronc qui soutient les feuilles. C’est une facette de cet acteur que j’ai toujours adoré, il est intéressé par des rôles pour le rôle, pas pour le potentiel d’attention qu’il va lui offrir. Un acteur moins empathique aurait demandé que Jimmy soit plus leader, que son rôle soit plus juicy, d’avoir des brillants. Mais ça aurait gâché Jimmy. Jimmy veut reprendre son dû à la Société, il est pas intéressé à lui donner une leçon. Il n’est pas gourmand, c’est le secret de sa réussite. Et Tatum et toi, vous l’avez parfaitement traduit à l’écran.

Logan Lucky est ton film entièrement à toi, Steven, et je pense que c’est ton Chef D’œuvre. Je pense que dans les classes de cinéma, les profs superficiels vont enseigner Ocean et Erin, mais les bons profs vont enseigner Logan Lucky. Parce que ce film est la quintessence de ton talent de réalisateur, et c’est une merveille.

Et c’est pourquoi je tenais à m’excuser pour ce que j’ai dit de toi dans mes Visionnements précédents. Je t’ai mal jugé. Mea culpa.

Sans rancunes,

Matante Elise.

P. S. Passes mes remerciements à Adam et Channig pour cette photo, c’est aussi une merveille.

En décembre, nous allons débuter le Grand Visionnement le plus Grand de tous les Grands Visionnements. Si vous pensiez que j’étais Fangirl de Tom Hardy et de Channing Tatum, vous avez rien vu, ils n’étaient que les entraînements nécessaires pour trouver ma voix afin de m’attaquer à mon Idole Suprême. L’amour de ma vie, fantasme de mes nuits, LE gars le moins imparfait de l’Univers, le popotin de l’Amérique selon Paul Rudd et moi:

Chris Evans.

Le Grand Visionnement 2020: Chris EvSTOP! Interlude!

Il y a pas longtemps, j’ai décidé que j’avais besoin d’écrire quelque chose de l’fun. parce que…

It’s the end of the world as we know it. And I feel fiiiiiiiiiiiine! (No I don’t)

Donc j’ai annoncé le début du Grand Visionnement Chris Evans. Le sujet Ultime. L’Amour de ma Vie avec un Gros A. J’adore cet homme. Je vais me tapper un fun fou à faire ce projet. Il a une filmographie… Éclectique. Du blockbuster au film d’Auteur, du chef d’oeuvre aux navets, il a tout fait. Comédie, drame, chick flick, action, horreur, scifi, il a TOUT fait. Ça va être génial.

Cependant, en débutant le long et minutieu travail de taper « Chris Evans » dans la barre de recherche sur IMDB.com, mon cerveau est retourné vers les deux autres Grands Visionnements que j’ai fait : Tom Hardy (le meilleur acteur de cette génération, dont @ me) et Channing Tatum (…it’s Channing Tatum, est-ce que je dois vraiment expliquer?) et, sans y aller avec tous les films qu’ils ont faits depuis la fin de leurs Visionnements, je me suis dit qu’ils avaient chacun un film récent dont j’ai envie de parler.

Alors on va regarder ensemble Logan Lucky, où je pourrai débuter mon chant d’adoration pour Daniel Craig, qui continuera dans Knives Out, le premier billet du Visionnement Chris Evans, pour couvrir le film de Channing le plus intéressant en carrière (ok Foxcatcher est ex aequo).

Mais tout dabord, regardons Tom Hardy, père extraordinaire, dans le film qu’il a accepté de faire à la demande de son fils Louis, mon film préféré de toutes les versions de la franchise Spiderman, et j’ai nommé: (hit it Marshall)

https://youtu.be/8CdcCD5V-d8

(Cette toune est un ver d’oreille extrêmement désagréable, ce qui est 400% approprié pour une histoire de parasite. Magistral!)

Donc, je suis en congé aujourd’hui. J’ai un rendez-vous à 13h, mais tout de suite après, je pars Venom sur Netflix et je commence à tapper. Gardez l’oeil ouvert dans les prochaines heures/prochains jours pour Venom: ou comment Eddie Brock a retrouvé son groove grâce à une âme soeur venue de l’Espace.

Warning, j’ai le béguin pour 99% du cast de ce film. Matante va être TRÈS hormonale dans cette review. (Jenny Slate…oh Jenny.. be still my heart).

Le Grand Visionnement 2015 partie Quatorze : Channing Tatum: 21 Jump Street

Danse de la joie! Je peux parler d’un film que j’aime!!!!!!!!!

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21 Jump Street

Rôle : Greg Jenko/Brad McQuaid

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Connaissez-vous le concept de métahumour? C’est à dire de l’humour qui rit de l’humour. Les deux films de Jump Street utilisent ce concept de façon géniale. Et ils sont MAGIQUES!!!

Ok, je vous parle du premier, mais j’en dis pas trop parce que vous devez le découvrir par vous même, il est trop drôle. Et si vous êtes bons en anglais, regardez la version originale, les jokes sont meilleures dans leur milieu naturel.

Ce film est un peu le bébé de Jonah Hill, il a participé au scénario, c’est lui qui a convaincu Channing de participer au film et ils sont tous les deux producteurs.

C’est, pour ceux qui l’ignorent, basé sur une très populaire série américaine de la fin des années 80, qui mettait en vedette Johnny Depp et Peter DeLuise à propos de policiers infiltrés dans des écoles secondaires. C’est 21 Jump Street qui a mis Depp sur la map.

Ce n’est pas un remake à proprement parler, puisque les personnages joués par Channing et Jonah ne sont pas les mêmes que ceux joués par Johnny et Peter, mais le film reprend l’histoire de base et les clichés du genre.

TOUS les clichés du genre.

  • Le beau gosse un peu niaiseux.
  • Le nerd mal dans sa peau.
  • Le capitaine qui crie.
  • Les cliques de l’école.
  • Le directeur frustré.
  • La prof en chaleur.
  • Les parents envahissants.
  • Le house party qui dégénère.

Ce qui est cool, c’est que ce film est 100 % conscient de ces clichés et le dit directement dans le texte. Par exemple, le capitaine Dickinson (Ice Cube, super performance) est le typique capitaine de police noir hurleur et je le cite : « I know what you’re thinkin’: angry, black captain. Well guess what? I’m black, and I worked my ASS off to be the captain. And sometimes, I get a little angry, so suck a dick! ». La scène avec le capitaine Hardy juste avant qu’ils soient assignés au programme Jump Street est juste un bijou de self-awareness trop cool.

Donc on a Greg Jenko (Tatum) et Morton Schmit (Hill). Le film débute alors qu’ils sont à la veille de graduer de l’école secondaire. Schmit le nerd rejet se fait humilier par Jenko le footballeur et tous les deux, pour des raisons différentes, manquent le bal des finissants.

7 ans plus tard, ils se retrouvent dans la même classe à l’Académie de police. Ils décident de s’aider mutuellement, Jenko entraîne Schmit pour les tâches physiques et Schmitt aide Jenko à étudier pour les tests écrits et ils deviennent de bons amis.

Une fois gradués, ils sont affectés à la surveillance d’un parc et appréhendent un motard pour possession de drogue. L’arrestation est invalide, puisque Jenko n’a pas lu les droits au suspect et le capitaine Hardy leur donne une dernière chance : comme ils ont l’air jeunes, il les envoient dans l’équipe de Dickinson sur Jump Street, faire du travail sous couverture.

Dickinson leur donne une enquête sur une nouvelle drogue qui est distribuée dans une école secondaire. Ils doivent se faire passer pour les frères Brad et Doug McQuaid et trouver le fournisseur avant que la drogue sorte de l’école et se retrouve partout. Brad, l’intellectuel qui fait de la chimie avancée est la couverture de Schmit, et Doug, le membre de la troupe de théâtre et champion de course, est celle de Jenko. Cependant, à leur arrivée à l’école, Jenko se trompe en parlant avec le directeur et leurs couvertures sont inversées.

Donc, Jenko, le bel imbécile (oh, Channing est tout mignon dans ce film, mais son personnage n’a VRAIMENT PAS inventé le bouton à 4 trous) se ramasse chez les nerds et Schmit le rejet se retrouve avec la clique des populaires.

S’en suit une série d’aventures dans lesquelles nos héros mettent leur amitié à l’épreuve et apprennent une belle leçon de vie.

Entrecoupé de beaucoup de langage vulgaire, situations loufoques et Dakota Johnson pré 50 Shades.

Oh et un super caméo de Depp et DeLuise. Essayez de les trouver!

C’est vraiment un film le fun. Un humour pipicaca et niaiseux, mais qui ne nous prend pas pour des valises. Les parodies des dernières années m’ont toutes laissée froide (exception de « Vampires Suck », mais il était acceptable, sans plus). Depuis Hot Shot Part Deux, j’avais toujours l’impression que ces films ne faisaient aucun effort. Jump Street est tellement un super vent de fraîcheur, groupe!

J’adore ce film.

On sent qu’il a été pensé et fait avec plein d’amour. Tous les acteurs sont excellents, mais je donne une grosse mention spéciale à Dave Franco, le petit frère de James, qui joue un grano-snob-écolo tout à fait génial. On a tellement envie de lui foutre un Big Mac venu par avion et emballé dans du papier fait d’arbres amazoniens en plein dans sa gueule suffisante. Magnifique performance.

Mais tous les comédiens s’en donnent à cœur joie et ont clairement un fun noir à jouer dans cette comédie. On voit que tout le monde a bien compris son personnage (la job numéro un des réalisateurs, bien accomplie) et ils se jettent tous dedans à pieds joints sans pousser à l’extrême clownesque (sauf un, mais c’est voulu et j’en dis pas plus).

Channing est à son meilleur ici, timing parfait, il joue les 15 watts sans avoir l’air d’un attardé non fonctionnel, il est drôle à mourir ( « I know the reason, it’s Glee. Fuck you Glee! » ) et lui et Jonah Hill ont une chimie du tonnerre (mais ils ne battent pas son pairing avec The Rock, qui restera toujours mon couple de rêve!). Ce film, comme Foxcatcher, démontre que Tatum est vraiment un bon comédien, pas seulement une belle gueule. J’espère sincèrement qu’il va faire plus de comédies à l’avenir, parce qu’il brille comme un diamant dans ce genre.

21 Jump Street est à la fois un hommage à la série d’origine et une parodie de films policiers extrêmement bien faite.

Ce n’est pas une machine à cash facile comme les Meet the Spartans et autres parodies faciles des dernières années. Et ce n’est pas non plus un remake paresseux. En fait, dans la fameuse scène avec le Capitaine Hardy, ils s’en moquent en disant clairement au public qu’ils savent qu’ils seront comparés à ces deux genres de films. Ils admettent le cliché du studio en manque d’inspiration qui se rabat sur la nostalgie et les jokes faciles pour engranger des profits sans effort. Mais ils mettent des efforts dans leur film et font la preuve que ce n’est pas le genre qui est problématique, c’est le système. On peut faire de bons films, peu importe le genre, ce qui importe, c’est de mettre du travail et du sérieux dans nos efforts.

Bref, hyper grosse recommandation, super performance de Channing, 10 étoiles sur 5.

Disponible sur Netflix.

Allright, pour la semaine prochaine, que fait-on: Step up, Magic Mike ou Jupiter Ascending?…

Hé, je laisse le suspense…

Le Grand Visionnement 2015 Partie Dix: Channing Tatum: G.I. Joe: Rise of Cobra et G.I. Joe: Retaliation

Oh, Sienna Miller, tu m’as brisé le cœur :

Sois TRÈS prudente à ton prochain voyage de pêche.

Sois TRÈS prudente à ton prochain voyage de pêche.

G. I. Joe: Rise of Cobra

Rôle : Duke

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Oh boy! Comment parler de ce film sans m’endormir au milieu d’une phrase…

Ce film est insipide, ennuyant, endormant, stupide.

Je ne peux même pas vous dire que c’est un film merdique, il est juste… platte. Très très très platte.

Et pourtant…

OK, synopsis.

L’inventeur James McCullen a créé une arme de destruction massive à base de nanotechnologie (des petites, petites, petites machines micromicroscopiques) qui détruisent tout sur leur passage et ne peuvent être arrêtées qu’avec un seul kill switch. L’OTAN en a acheté 4, au lieu de les rendre complètement illégales comme ils l’ont fait avec les armes biologiques dans la vraie vie parce que putain, l’idée même que le kill switch soit désactivé et boum! fini la planète Terre. C’est genre 1 000 000 de fois pire qu’une arme nucléaire et celles-ci sont toutes sous très grand contrôle.

Ce film est stupide…

OK, donc une équipe de militaires de l’OTAN, dirigée par Duke (Tatum) et son bras droit Ripcord (Marlon Wayans, un sceau de « qualité » s’il en est un), sont chargés de transporter les bombes. Ils se font attaquer par une organisation terroriste (DUH!) dirigée par une mystérieuse femme se faisant appeler la Baronne (Sienna Miller).

OK, fuck le reste du synopsis, ça attendra parce que je dois vous parler de ce qui me fait le plus chier dans ce film : la Baronne.

Voici la description de la Baronne de la série G. I. Joe sur Wikipédia (traduite par votre humble matante puisqu’il n’y a pas de version française de l’article) :

L’enfant gâtée d’aristocrates européens, Anastasia Cisarovna a été impliquée dans le radicalisme étudiant, les groupes marginaux extrémistes, avant de passer au terrorisme international. La rumeur veut qu’elle ait reçu une formation comme espionne et saboteuse dans une institution d’élite gérée par une ancienne agence de renseignement du Pacte de Varsovie. Officiellement à la tête des opérations de renseignement Cobra, la Baronne est une experte de classe mondiale en cryptographie, en guerre psychologique et en agents biochimiques (irritants cutanés). Elle a également des liens anciens de loyauté envers Destro et est la seule à connaître son identité secrète. La Baronne a subi de vastes chirurgies plastiques suite à de graves brûlures lors d’une opération Cobra. Elle est pleine de contradictions : cynique et romantique, calculatrice, mais naïve, directe, mais encline à tourner autour du pot. C’est une experte qualifiée avec les M — 16, AK — 47 , RPG7, et Uzi , comme opératrice de tank, et ses spécialités militaires comprennent l’hélicoptère et le pilotage d’avion à ailes fixes (aucune idée de ce que c’est…).

Alors, cette description d’un personnage féminin hyper qualifié et dangereux est cool hein? Genre Black Widow, mais brune et méchante. Combien de ceci les scénaristes ont gardé pour le film?

Ben, elle s’appelle Anna (mais Anna Lewis, pas Anastasia Cisarovna, elle est américaine, pas européenne). C’est une baronne (par mariage, pas par naissance). Et elle sait se battre (mais c’est Storm Shadow qui l’a entraînée, sur ordre de celui qui deviendra Destro).

Elle n’est même pas une brune naturelle dans le film! Elle est blonde et s’est teint les cheveux en brun parce que… ça fait plus evil? Je pense…

Quand j’ai vu les premières photos du personnage, j’étais vraiment contente, Sienna Miller avait l’air hyper badass, et elle ressemble beaucoup au personnage du dessin animé. Elle arrive dans le film, botte des culs, et je suis contente et, tout à coup, elle tombe face à face avec Duke, retire ses lunettes fumées l’appelle par son nom et il a l’air de voir un fantôme et dit sur un ton hanté « Anna ».

Et je sais ce qui s’en vient.

Et j’ai envie de vomir.

NONONONONONONONONONONONONONONONONONONONON!

LA BARONNE N’EST PAS L’EX DE DUKE!!! C’EST LE BRAS DROIT DE COBRA COMMANDER (ET PARFOIS LA BLONDE DE DESTRO, MAIS ELLE N’A RIEN À VOIR AVEC DUKE!!!!!!!!!)

Et OK, c’est pas comme si j’étais une complétiste, je m’en fous qu’on change des choses dans une adaptation, mais les exes qui se confrontent des deux côtés du champ de bataille?

CLICHÉ ÉCULÉ DE MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE!

Et exploité de façon tellement incompétente et paresseuse dans ce film!

Je savais déjà comment le film allait finir (et oui, il a fini EXACTEMENT comme je le pensais il manque juste Céline qui chante « Power of Love »).

OK, donc, Duke devient complètement stupide face à son ex (of fucking course), mais il arrive à garder les bombes et lui et Ripcord sont sauvés in extrémis par des soldats hyper entraînés sortis de nulle part. Un hologramme de Denis Quaid leur dit de confier les bombes nano à son équipe, mais refuse d’identifier l’équipe en question, ni de dire ce qu’ils vont en faire. Comme l’ex de Duke a disparu, son cerveau s’est remis en marche et il refuse catégoriquement de se séparer de l’arme hyper dangereuse. Il accepte toutefois de suivre les soldats vers une destination inconnue, sans faire de check-in avec ses supérieurs de l’OTAN parce que ce film a été écrit par des lamantins avec une déficience intellectuelle.

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Les scénaristes. Ils ont l’air normaux, mais il faut leur rappeler d’avaler leur nourriture, sinon elle reste à pourrir dans leur bouche et ça fait des champignons.

Donc nos deux « héros » suivent des étrangers comme des gamins de 5 ans à qui on a offert des bonbons. Avec quatre armes de destruction massives qu’ils ne savent pas contrôler…

Et bien entendu, Duke demande à les joindre parce qu’il sait qu’ils vont aller à la poursuite de son ex. Yep, dude, tu penses clairement avec ton fond de culotte.

Ils arrivent à la base de G.I. Joe et se font frotter les oreilles par McCullen, qui les accuse d’incompétence et d’avoir failli perdre ses précieux produits.

On découvre ensuite que c’est lui qui a orchestré l’attaque terroriste (et voilà matante qui vous fait le « oh surprise » le plus sarcastique de l’histoire de l’humanité. Spoiler, c’est lui qui deviendra Destro, DUH!) et a profité de son « examen » de l’état de sa marchandise pour réactiver le GPS afin de découvrir la base des G.I. Joe.

Et bien entendu il est amoureux de la Baronne et hyper jaloux, au point qu’il a ordonné à Storm Shadow de tuer quiconque posera la main sur elle. Of fucking course, parce qu’il va falloir que quelqu’un fasse un concours de celui qui a la plus grosse avec Duke avant la fin du film.

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OK, la base des G. I. Joe est pleine de gadgets impossibles, Denis Quaid sort la citation « knowing is half the battle » de la façon la plus forcée qui soit, Duke utilise son passé avec la Baronne pour obtenir la permission de faire les tests pour joindre les Joes. Cue montage de tests où on voit Ripcord (pourquoi ils testent Ripcord déjà?) et Scarlett s’envoyer les typiques répliques du lovable misogynist et de l’intellectuelle frigide (donc on sait déjà qu’ils vont finir ensemble) et Duke se faire ramasser par Snake Eye (le seul personnage qui a de l’allure dans ce film, mais c’est probablement parce qu’il est muet, donc les scénaristes ne pouvaient pas lui donner d’idiotie clichée à dire) à répétition jusqu’à ce qu’il décide de se battre sans casque et il gagne à cause de la magie de la confiance en soi ou autre idiotie miraculeuse comme celle qui a fait sortir Bruce Wayne du puits dans Dark Knight Rises.

Putain ce film est stupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiide!!!

Et au travers de tout ça, on a les putains de flashbacks de Duke et la Baronne qui se remémorent l’histoire d’amour la plus clichée de toutes les histoires d’amour depuis la création de l’existence.

Et on peut aussi admirer à quel point il n’y a pas de chimie entre Sienna Miller et Channing Tatum. Sérieusement, la chimie entre les deux doit être quantifiée en nombres négatifs. Tatum essaie, il essaie très fort de jouer les amoureux transis, mais je pense que le réalisateur a oublié de dire à Sienna qu’elle n’est pas la Baronne dans les scènes de flashback (elle aurait dû le savoir, elle est blonde dans ces scènes) et donc elle ne fait pas semblant d’aimer Duke, c’est celui qu’elle est censée aimer pour de vrai. Sienna Miller n’est pas une grande actrice, mais elle se débrouille d’habitude. Ce film a toutefois aspiré toute la personnalité et le charme de la jolie britannique et il ne reste qu’une barbie BDSM.

Ce film est S.T.U.P.I.D.E.

Alors McFuturDestro envoie la Baronne, Storm Shadow et Zartan à la base des Joes pour voler les valises. On a les clichés habituels :

  • Zartan se moque de Storm Shadow parce qu’il ne tue pas les femmes. Vous avez 10 secondes pour deviner ce qu’il lui répond. Ouais « For you Zartan, I can make an exception ». HA ostie de HA!
  • Duke et la baronne se retrouvent face à face et il lui pointe son fusil en pleine gueule et elle le mets au défi de tirer et BIEN ENTENDU CÂLISSE IL NE TIRE PAS! Pas même dans son épaule ou un genou, tsé genre, pas létal?
  • La baronne et Scarlett se battent. Parce qu’il faut que les creepster aient de quoi alimenter leurs séances de masturbation.
  • Storm Shadow et Snake Eyes ont un passé compliqué de frères qui ne sera fucking pas exploité dans le film, et ce, malgré le flashback qui essaie de nous faire croire que ce sera important.
  • Et ils réussissent à voler les bombes et la baronne a une réplique bitch pour Duke avant de partir.

Alors McFuturDestro est full content, Pas-Encore-Cobra-Commander-Qu’on-Sait-Déjà-Qu’il-Est-Le-Frère-D’Anna-Que-Duke-Avait-Promis-De-Protéger (on va dire PasEncoreCC pour faire plus court, qui est joué par un criminellement sous-utilisé Joseph Gordon-Lewitt) utilise les nanites pour transformer Zartan en maître du déguisement. Et on voit un flashback de comment Duke a failli à sa promesse de protéger le frère d’Anna. Et bien entendu, c’est ce qui les a séparés.

Putain, Anna, ton frère est dans l’ARMÉE. Les soldats meurent à la guerre et Duke a TOUT fait pour le sauver. Même s’il s’était jeté dans la baraque pour le sortir il aurait seulement sauté avec.

Et Duke est un ostie de crétin parce qu’il n’essaie même pas de reprendre contact avec elle. Il assume qu’elle ne lui pardonnera pas et n’essaie même pas de s’excuser. Mais quel con!

Ce film est TSUIPED.

La baronne menace son mari pour qu’il arme les bombes (wow 3 ans de mariage juste pour ça) et, bien entendu, l’embrasse après coup devant Storm Shadow qui le tue pour obéir aux ordres de McFuturDestro.

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Ensuite, ils font une démonstration de l’arme à Paris et détruisent la tour Eiffel. Les Joes, quant à eux, détruisent la moitié de la ville en essayant de les arrêter.

Quand Team America : World Police a fait ça, c’était de la satire…

Et Duke se fait capturer. Parce qu’il doit avoir son occasion de s’excuser à Anna et elle de faire semblant qu’elle s’en fout. Parce qu’il doit avoir son concours de qui a la plus grosse avec McFuturDestro. Parce qu’il doit découvrir que PasEncoreCC est Rex le frère disparu. Et parce qu’il faut qu’il mange une volée devant la Baronne pour qu’elle commence à avoir des flashback cucul pour lui rappeler que Duke est son Grand Amour.

Et le Grand Amour peut tout vaincre.

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Le Blogue Code dit qu’il faut une référence à Princess Bride dès qu’on parle de Grand Amour.

Les autres Joes, qui sont démobilisés pour avoir détruit la moitié de Paris, réussissent à découvrir où est la base des Pas-Encore-Cobras d’une façon stupidement impossible et Denis Quaid les laisse partir à la rescousse de Duke, parce qu’il est le plus con des généraux de toute l’histoire de l’armée américaine.

Il fait aussi le speach cliché du « je vais vous demander de désobéir aux ordres, vous pouvez partir si vous refusez » et tout le monde reste.

Of fucking course.

Donc, PasEncoreCC veut transformer Duke en zombie sous son contrôle avec les nanites et conquérir le monde avec les bombes. Les Joes arrivent et Ripcord, qui veut aller dans l’armée de l’air, sait piloter n’importe quel engin volant (bullshit! Dans Matrix, Trinity a dû dire à l’opérateur exactement quel modèle d’hélicoptère pour qu’il lui load le programme de pilotage!), mais il n’arrive pas à utiliser l’armement de l’avion de McFuturDestro parce que les commandes sont en Celte (WTF?).

La Baronne arrête PasEncoreCC juste avant qu’il ne transforme Duke en zombie et PasEncoreCC fait perdre connaissance à l’exBaronneRedevenueAnna grâce à la puce de zombie qu’il lui a implantée.

Et mon cerveau s’est liquéfié.

JE NE SUIS MÊME PAS UNE FAN DES G.I. JOE ET JE SUIS OUTRÉE PAR LE TRAITEMENT QU’ILS ONT FAIT DE LEUR PERSONNAGE LE POPULAIRE.

La Baronne n’est pas un zombie! La Baronne est badass et c’est une espionne, une manipulatrice, une MÉCHANTE! Du genre qu’on adore détester.

CE N’EST PAS UNE BLONDINETTE SANS PERSONNALITÉ TRANSFORMÉE EN MARIONNETTE PAR UNE PUCE ÉLECTRONIQUE!

Ostie de film con de mes deux.

OK les Joes réussissent à accomplir leur mission, Duke sauve sa cocotte chérie (et tue tout espoir de voir revenir la Baronne) McFuturDestro et PasEncoreCC deviennent Destro et Cobra Commander, Scarlett et Ripcord font des galipettes et j’ai envie de mourir.

Et le générique est au son de la toune des Black Eyed Peas la plus irritante de l’univers.

Ah il était temps que ça finisse!

Dieu que ce film est poche.

Ne le cherchez pas, vous n’avez pas 2 heures de vie a gaspiller.

Stephen Sommers a frappé un bon filon avec les films de la Momie, mais si Tatum pouvait se défendre au niveau de Brendan Fraser, Sienna Miller est très loin d’avoir le charme de Rachel Weiss et Marlon Wayans n’a pas 1 % du charisme de John Hannah.

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que Stephen Sommers est un directeur d’acteur merdique.

Passons à la suite qui, à mon grand soulagement, est très plaisante à regarder.

G.I. Joe : Retaliation.

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Spoiler alert : Comme Channing n’est pas un con fini, il n’avait ABSOLUMENT pas envie de faire un autre film de G.I. Joe. Il a trouvé un compromis pour se sortir de son obligation contractuelle en exigeant que son personnage meure dans le film. Il n’est donc que dans les 20 premières minutes du film.

Et c’est une tragédie, parce qu’il est GÉNIAL dans ce film et Duke est absolument A-DO-RA-BLE.

Sa dynamique avec Roadblock (mon amour secret : The Rock) est aux antipodes de sa relation avec la Baronne et avec Ripcord dans le premier.

Ce que je veux dire c’est que j’espérais tout le temps à la fin d’une scène qu’ils commencent à s’embrasser. OK, je sais, ce film a été tourné avant la fin de la directive « don’t ask, don’t tell » dans l’armée américaine, mais la chimie entre Dwayne et Channing est juste irrésistible.

JE VEUX LES REVOIR ENSEMBLE DANS UN FILM ILS SONT TROP BONS ENSEMBLE.

Alors, la narration du début nous informe que Destro et Cobra Commander ont été capturés par les Joes, Storm Shadow et Zartan sont encore en liberté, Duke dirige une escouade de Joes à laquelle appartient Snake Eyes et le général Denis Quaid, la Baronne, Ripcord et tous les autres du premier film ne sont pas mentionnés (Dieu Merci!).

Donc, on repart en neuf avec une équipe qui a une personnalité, au lieu d’un groupe de robots stéréotypés (ça fonctionne mieux dans la série des Transformers anyway).

Ce coup-ci, je prends la peine de vous donner les noms des membres de l’équipe, parce qu’ils sont de vrais personnages :

Donc, on a Duke, que vous connaissez déjà, mais qui a reçu une épaisse couche de personnalité et de charisme dans l’intervalle entre les deux films (le charisme de Channing est à son meilleur, et je fonds d’amour en le voyant), son bras droit Roadblock (ok, je soupire aussi d’amour pour lui), Snake Eye, les tireurs d’élite Lady Jaye (Adriane Palicki, que j’adore depuis qu’elle a abandonné les rôles de demoiselles en détresse et qu’elle botte des culs. Dommage qu’une production pourrie et un scénario stupide lui aient volé sa chance d’être Wonder Woman.) et Mouse (Joe Mazzello) et le hot head de service, Flint (D.J. Cotrona).

L’équipe des Joes, (sans Snake Eyes) commence le film dans une mission de sauvetage d’un déserteur d’une nation quelconque qui ne ressemble pas du tout à la Korée du Nord non-monsieur-pas-du-tout. On apprend dans ces 5 minutes que Mouse est un excellent sniper, Flint est un con impulsif, Jaye se prend pour sa mère et Duke et Roadblock sont un vieux couple attachant.

Petite scène avec le « Président des États-Unis » (Zartan, avec son déguisement de nanites) et on tombe sur un écran noir où on entend Roadblock et Duke crier à travers le son des balles qui sifflent et Block hurle à Duke de demander une évacuation aérienne…

Et il n’a aucune idée de sur quels pitons appuyer pour demander une évacuation aérienne…

Ouais, ils jouent à un first-person shooter.

Et Duke est pourri. Il ne sait pas comment utiliser les commandes de la manette.

Et matante veut les serrer dans ses bras et leur faire des crêpes qu’ils vont manger en boxers juste assez serrés…

*tousse*

Pardon.

Alors, ti moment cute entre Duke et les jumelles de Roadblock, dialogue à double sens que j’espère sincèrement qui a été improvisé par les deux comédiens (et ça serait totalement leur genre, en plus) et The Rock et Channing Tatum on un timing comique PARFAIT.

JE VEUX UN FILM AVEC CES DEUX DANS LE LEAD! JE PROMETS D’ALLER LE VOIR AU CINÉMA 3 FOIS PAR SEMAINE!

Les Joes sont envoyés chercher des têtes nucléaires au Pakistan. Le discours d’avant-mission de Roadblock est une citation de Jay-Z, la catchphrase de Duke est poche et Block le lui fait remarquer, la mission se passe full bien (mais Flint ne fait pas ce qu’on lui dit, encore une fois) et tout le monde retourne au point de rendez-vous.

Duke et Roadblock font un concours de tir, si Block gagne, Duke doit garder ses jumelles une fin de semaine, si Duke gagne, Block doit accepter sa prochaine promotion.

Roadblock triche, il y a une conversation à propos des petites culottes de Duke et J’ADORE CES DEUX MECS ET JE VEUX LES VOIR MARIÉS ENSEMBLE ET VIEUX EN TRAIN DE BERCER LES BÉBÉS DES JUMELLES DE BLOCK EN SE REMÉMORANT LA BELLE ÉPOQUE DES JOES QUAND ILS SONT TOMBÉS AMOUREUX!!!!

Mais ce beau rêve ne sera point, car le point de rendez-vous est attaqué, Flint se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment et Duke se jette sur lui pour le tasser du danger et fini comme tous les personnages féminins de Supernatural. Dans une boule de feu.

Roadblock, Jaye et moi avons le cœur brisé en mille miettes.

En fait, les seuls survivants de cette attaque sont Roadblock, Jaye et Flint.

Et je ne vous raconte pas le reste du film. De un, parce que Channing n’est pas dedans, et de deux, parce qu’il est vraiment bien ce film et je vous encourage à le voir. Pas génial, mais très très divertissant et beaucoup plus en lien avec le produit d’origine que le premier.

Cobra Commander est VRAIMENT Cobra Commander dans ce film. Et le plan de conquête du monde est ridicule, mais un ridicule qui fitte avec les plans habituels de Cobra. Et la storyline de Snake Eye et Storm Shadow est clichée, mais exploité de façon compétente et une bonne excuse pour du Ninja-Porn (non pas ce genre de porn) et des acrobaties impressionnantes.

Hé, les agents de Cobra infiltrés dans les Services Secrets ont le symbole épinglé sur leur collet de veston, mais dans le dessin animé, c’était aussi comme ça. Cobra agit comme Cobra dans ce film, tout a le symbole de Cobra, ils ont une excellente stratégie publicitaire. Stupide, mais tellement le fun.

Le casting est aussi super, Walter Goggins se fait un fun contagieux en Warden James (un commandant de prison qui s’appelle Warden, ça ne s’invente pas) RZA en Ninja Master sorti tout droit d’un KungFu-sploitation movie des années 70, Bruce Willis qui fait sa meilleure performance en tant que Bruce Willis de toute sa carrière, et Ray Stevenson, qui est toujours la meilleure partie de tous les films auxquels il participe (oui, ça inclut les 2 Thor, ok, ex-aequo avec Hiddleston pour ces deux films).

Bref, celui-là, je le recommande chaudement, les 20 premières minutes sont jouissives, et le reste est très bien aussi. Il est aussi ridicule que le premier, mais plus compétent, et 1 000 000 de fois plus charmant.

La semaine prochaine, on passe au sérieux, un excellent drame mettant en vedette Channing, Mark Ruffalo et Steve Carell. Foxcatcher a été LA grande surprise de mon exploration de la filmographie de M. Tatum.