J’ai fait une horrible découverte!

Je ne suis pas une vraie fille!

Pas d’après RaeLynn, une jolie chanteuse country blondinette. Todd a parlé de son hit « God made Girls » il y a quelques mois sur Twitter, mais je n’avais pas écouté la chansons au complet avant ce soir et j’ai été renversée de découvrir que je n’étais pas une vraie fille!!!

Cette chanson est tellement pleine de clichés d’un autre âge, je pense qu’elle a été écrite par un voyageur temporel arrivé tout droit des années 50.

Entrons dans le monde merveilleux de RaeLynn et analysons les raisons que le Créateur a eu pour créer les petites filles. Et rions-en au possible, parce que sinon je vais me mettre à pleurer en pensant que cette tounne a été écrite en 2014….

Somebody’s gotta wear a pretty skirt, (Quelqu’un doit porter une jolie jupe)

Les Écossais sont insultés par cette affirmation.

Somebody’s gotta be the one to flirt, (Quelqu’un doit être celle qui flirte)

Joey dans Friends, Dean Winchester et le beau Marco dans La Petite Vie sont des filles.

Somebody’s gotta wanna hold his hand so God Made Girls (Quelqu’un doit vouloir tenir sa main, alors Dieu a fait les filles)

Sinon, il passerait sa journée avec la main dans ses culottes ou les doigts dans le nez…

Somebody’s gotta make him get dressed up, (Quelqu’un doit le faire s’habiller propre)

C’est pour ça que tous les chefs d’entreprises portent des complets, s’il n’y avait pas de filles, ils irraient travailler en chemise hawaienne et bas blancs dans des sandales… En janvier…

Give him a reason to wash that truck, (Lui donner une raison de laver ce camion)

POUAHHHHHHHHHHH!!!!! Attends juste une minute, sans les filles, les gars ne laveraient pas leur trucks? Cocotte, t’as jamais rencontrée mon frère Phil, il lave MON char tellement il aime pas voir un char sale.

Somebody’s gotta teach him how to dance, (Quelqu’un doit lui apprendre à danser)

Chaning Tatum and Patrick Swayze beg to differ…

So God made girls.( Alors Dieu a fait les filles)

Et Satan a fait les femmes.

He needed something soft and loud and sweet and proud (il a besoin de quelque chose de doux et bruyant et tendre et fière)

Doux: je me suis pas épilée depuis un bout, mes jambes font compétitions au dos de mes chats, donc ok. Bruyant: CHECK! Tendre: À mes heures. Fière: Lol, non, j’ai aucune fierté, je suis une tonne de ridicule sur deux pattes. Oh, mais j’oubliais, je ne suis pas une QUELQUE CHOSE, je suis QUELQU’UN, donc c’est raté, je ne suis pas une fille.

Voici une fille d’après cette description:

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But tough enough to break a heart (mais assez forte pour briser un coeur)

Les filles ont une forte teneur en cholestérol, c’est connu.

Something beautiful and breakable that lights up in the dark (Quelque chose de beau et de fragile qui s’illumine dans le noir)

On parles d’une fille ou d’une lampe? RaeLynn, chérie, si tu t’illumine dans le noir, je pense qu’une visite chez le médecin est de mise.

So God made girls, God made girls (Alors Dieu a fait les filles, Dieu a fait les filles)

Dieu a fait les filles douces, bruyantes, tendres, fières, belles, fragiles et luminescentes. Les filles sont des animaux aquatiques nocturnes. (© Le coeur a ses raisons)

He stood back and told the boys, « I’m ’bout to rock your world. » (il s’est levé et a dis aux garçons “je vais changer votre vie”)

Avant les filles, les gars l’avaient facile, ils pouvaient jouer à GTA en mangeant du Kraft Dinner direct dans la casserole en paix, maintenant que Dieu a créé les filles, ils sont obligés de prendre une douche et s’habiller et bientôt, ils ne pourront plus jouer qu’à Barbie’s beauty salon! #GamerGate #DoxxGod

And God made girls (for singing in your front seat) (Et Dieu a fait les filles [pour chanter sur le siège avant])

Je ne chante sur le siège avant que quand c’est moi qui conduit, et toujours “Baby Got Back”, parce que je rêve d’avoir un gros derrrière.

God made girls (for dancin’ to our own beat) (Dieu a fait les filles [pour dancer sur notre propre rythme])

Ok, RaeLynn, tu gagnes celle-là, mais il y a pas 2 000 façons de rendre la vaisselle intéressante…

He stood back and told the boys, « I’m ’bout to rock your world. »  (il s’est levé et a dis aux garçons “je vais changer votre vie”)

Apparement Dieu a fait les filles pour remplir le monde de musique et de danse. Mesdames, nous sommes toutes Kevin Bacon dans Footloose. (merci Starlord de nous avoir rappelé l’héroïsme de M. Bacon)

And God made girls. (Et Dieu a fait les filles)

Je pensais que les filles venaient des feuilles de choux…

Somebody’s gotta be the one to cry (Quelqu’un doit être celle qui pleure)

Pour qu’on puisse lui dire d’arrêter de faire une montagne avec rien?

Somebody’s gotta let him drive (quelqu’un doit le laisser conduire)

Pourquoi avoir un permis ou une voiture quand tu as un chum?

Give him a reason to hold that door so God made girls (Lui donner une raison de tenir la porte, alors Dieu a fait les filles)

C’est sûr que s’il tiend la porte pour personne, ça a l’air cave en maudine…

Somebody’s gotta put up a fight, (quelqu’un doit se battre)

Ah RaeLynn! Attention à ta jolie jupe!

Make him wait on a Saturday night (Le faire attendre un samedi soir)

Oui, parce que regarder la peinture sécher, c’est le mercredi soir.

To walk downstairs and blow his mind, (descendre l’escalier et le faire exploser son cerveau)

J’arrive juste à penser à scène dans « Not another teen movie » quand la fille passe au travers de la marche et tombe au sous-sol. Chris Evans était très impressionné!

So God made girls. (Alors Dieu a fait les filles)

Avec du sucre, des épice et toutes les jolies choses!

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Something that can wake him up and call his bluff and drag his butt to church (Quelque chose qui peut le réveiller, dénoncer ses menteries et le traîner à l’église)

Une maman? Ah non, les mamans sont des personnes, pas des choses…

Something that is hard to handle (Quelque chose de difficile à manipuler)

C’est vrai que toutes ces larmes et cette crème hydratante nous rends glissantes…

Somethin’ fragile to hold him when he hurts (quelque chose de fragile pour le tenir quand il a mal)

Une béquille faite de crystal…

So God made girls, God made girls (Alors Dieu a fait les filles)

Et les infirmières, les mamans et les toutous.

He stood back and told the boys, « I’m ’bout to rock your world. » (il s’est levé et a dis aux garçons “je vais changer votre vie”)

Plus besoin de se masturber en regardant un parterre de melons d’eau!

And God made girls (for singing in your front seat) (Et Dieu a fait les filles [pour chanter sur le siège avant])

Pour quand la radio du pick-up  est pétée.

God made girls (for dancin’ to our own beat) (Dieu a fait les filles [pour dancer sur notre propre rythme])

He stood back and told the boys, « I’m ’bout to rock your world. » (il s’est levé et a dit aux garçons “je vais changer votre vie”)

Dorénavant, vous devrez laver vos truck, vous habiller propre et aller à l’église. Merci Dieu!

And God made girls

Et Dieu a fait la Macarena.

Somebody’s gotta wear a pretty skirt,

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Somebody’s gotta be the one to flirt,

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Somebody’s gotta wanna hold his hand

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So God made girls, God made girls

He stood back and told the boys, « I’m ’bout to rock your world. »

Tarzan meets Jane. © Burroughs and Disney, Tarzan® Edgar Rice Burroughs, Inc. All rights reserved.

Tarzan meets Jane. © Burroughs and Disney, Tarzan® Edgar Rice Burroughs, Inc. All rights reserved.

And God made girls (for singin’ in your front seat)

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God made girls (for dancin’ to our own beat)

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He stood back and told the boys, « I’m ’bout to rock your world. »

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So God made girls

Vous avez une question dont vous voudriez que Matante discute? Quelque chose vous chicotte et vous aimeriez avoir une opinion ouverte et respectueuse? Écrivez à Matante, votre question sera traitée anonymement sur le blogue. Peu importe le sujet, je suis curieuse et j’aime aider. RealMatanteElise@gmail.com

LE CONSENTEMENT N’EST PAS OPTIONEL

Bon Matante est en tabarnak, en ostie, en câlisse, en tout ce que vous voudrez.

Dans la foulée de l’affaire Jian Ghomeshi (en résumé, le populaire animateur de la CBC a été accusé de comportements sexuels inappropriés et violents par 9 femmes à ce jour), la journaliste Sue Montgomery a pris Twitter d’assaut avec l’hashtag #BeenRapedNeverReported qui a généré une réponse à la fois peu surprenante et brise-cœur. Tellement de femmes qui traînent en silence un fardeau inimaginable, mon coeur se fend encore juste d’y penser.

La présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne et la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi ont ressenti, à la vue de cette vague déferlante de témoignages, le besoin de sortir de l’ombre et de parler publiquement, elles aussi, de leurs expériences avec la violence sexuelle.

Jeudi, la journaliste Michèle Ouimet a parlé dans un éditorial de La Presse du viol brutal qu’elle a subi à l’âge de 21 ans, mais surtout, des raisons pourquoi elle n’avait pas porté plainte et de la honte qu’elle avait ressentie et ressent toujours. http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/michele-ouimet/201411/06/01-4816422-la-honte.php

Le même jour, l’actrice canadienne Kate Hewlett (que j’adore d’un amour pur et profond) a aussi utilisé l’hashtag sur twitter pour parler du viol qu’elle a subi il y a 15 ans au mariage d’un couple d’amis et du fait qu’elle n’en avait pas parlé pour ne pas faire de peine à sa copine et son époux en entachant leur belle journée. J’ai éclaté en sanglots en lisant son simple message de moins de 140 caractères.

Lundi, l’ancienne vice-première ministre du Canada, Sheila Copps a parlé du viol qu’elle a subit il y a plus de 30 ans et de la façon dont la police avait refusé de donner suite à l’enquête.

Mesdames, je suis absolument dévastée de savoir que vous avez vécu cette terrible épreuve et vous avez tout mon amour et tout mon soutien.

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Une femme sur trois est agressée sexuellement dans sa vie, mais une grande proportion s’ajoute avec celles qui ont subi à un moment ou un autre, des attouchements non désirés. J’ai une amie qui s’est fait tripotée par un avocat en pleine réunion en dessous de la table. Ce n’était pas violent, mais que croyez vous qu’elle a pensé quand il lui a demandé de passer chercher des dossier à son bureau? Elle s’est arrangée pour ne pas y aller et elle a bien fait.

Je fais partie de la minorité chanceuse de femmes qui n’a jamais dû dans sa vie poser un geste ou subir un geste de nature sexuelle sans mon consentement. Ne vous leurrez pas, je fais partie d’une MINORITÉ, et j’en suis consciente.

Et je sais aussi que cet état de choses pourrait changer quelque part dans mon avenir. Les femmes plus âgées ne sont absolument pas à l’abri des agressions sexuelles, pas du tout. Ce n’est pas une question d’âge ou d’apparence.

Cet état de choses me fait sentir tellement impuissante et tellement en colère. Pourquoi la moitié de la population de la planète est-elle considérée comme étant née pour satisfaire les bas instincts d’une minorité de l’autre moitié de cette population?

Ce ne sont pas tous les hommes qui sont des agresseurs, ce n’est même pas la majorité, mais ceux qui le sont généralement protégés de façon inconsciente par la société. On minimise l’impact de leurs geste, on leur trouve des excuses et on cherche à ne pas ébruiter les choses. Il ne faut surtout pas en parler, ça ferait trop de vagues.

Quelqu’un peut me dire pourquoi, pourquoi, pourquoi grand dieux faut-il qu’à chaque fois qu’on parle d’agression sexuelle, il y ait une main métaphorique qui se lève dans l’audience pour nous mettre en garde contre les dommages que le discours de dénonciation pourrait créer? « Ça ne concerne pas personne ce que je fais dans ma chambre à coucher! », « Elle n’a rien dit pendant 2 jours/semaines/mois/ans, c’est parce qu’elle l’a regretté après coup et qu’elle veut se faire du capital de sympathie », « elle n’a pas dit non, ça veut dire qu’elle voulait », « à les entendre parler, on ne peut pas être spontanés au lit, c’est toujours du viol si on a pas un contrat signé et notarié » « faire l’amour à une femme ce n’est pas l’agresser, c’est ça que je comprends moi, c’est dans la nature des choses », « à ce rythme-là, on aura plus jamais le droit de baiser ».

FUCK. THAT. TOTAL. ROTTING. HORSESHIT.

(Je suis tellement en tabarnack, j’en oublie ma langue maternelle!!!!)

Qui est-ce qui détermine si le partenaire A est consentant dans une relation sexuelle?

LE PARTENAIRE A.

FUCKING

PERSONNE

D’AUTRE.

Nop, c’est pas toi, ni la police, ni le juge, ni la loi, ni Louise Deschâtelets, ni le Pape, ni Robert Downey Jr.

Personne ne me dira ce dont j’ai envie dans la vie. Personne n’a le droit de me le dire, personne n’a le droit de vous le dire non plus.

LES ÊTRES HUMAINS NE SONT PAS DES BIENS DE CONSOMMATION AU SERVICE DE LA LIBIDO D’AUTRUI.

Je me fous que vous ayez payé 300 millions de dollars pour un souper de homard albinos dans un hôtel 5 étoiles que vous avez fait construire au sommet du mont Everest pour l’occasion, si elle dit qu’elle n’était pas consentante, ELLE N’ÉTAIT PAS CONSENTANTE ET VOUS N’AVEZ PAS DE CIRCONSTANCES ATTÉNUANTES.

Rien à foutre que la seule façon que tu as de bander ce soit en giflant ta partenaire, chacun son kink et t’as le droit de vivre le tiens, mais si elle te dit qu’elle ne veut pas ou qu’elle change d’avis après la première claque, c’est TA JOB D’ARRÊTER TOUT ET DE PASSER À LA SUIVANTE. Si tu continues, tu es un agresseur, point final.

Elle vous a dit bonjour? Ça ne veut pas dire qu’elle veut que vous lui pogniez une fesse.

Elle a une jupe courte? Ça ne veut pas dire qu’elle veut que vous lui flattiez une cuisse.

Elle vous a embrassé? Ça ne veut pas dire qu’elle veut que vous lui broutiez le minou.

Elle vous a fait une pipe? Ça ne veut pas dire qu’elle veut que vous la pénétriez.

Elle vous dit, « J’ai envie de toi » dans le bar? Ça ne veut pas dire qu’elle n’a pas le droit de changer d’idée rendue dans votre appartement.

Il n’y a pas de point de non-retour dans une relation sexuelle,

Il n’y a pas d’étape où on n’a pas le droit de changer d’idée,

Il n’y a pas de trop tard.

J’en ai ma claque des commentaires qui disent qu’une victime (femme ou homme) « aurait dû savoir dans quoi elle s’embarquait » quand elle se fait agresser, des commentaires sur ce qu’elle portait, ce qu’elle avait bu, son nombre de partenaires sexuels, ses habitudes au lit, sa carrière, etc.

Il n’y a pas de situation qui justifie d’agresser sexuellement une personne! Il n’y a pas de circonstances atténuantes pour un viol!

Je réclame le droit aux femmes d’avoir une vie sexuelle désinvolte au même titre que les hommes! Oui, je veux qu’on puisse suivre un gars qu’on a rencontré dans un bar chez lui et se le taper si ça nous tente et que ça ne devient pas NOTRE faute si on se retrouve dans un fossé le lendemain matin. Ce ne serait pas non plus la faute du gars si la situation était inversée!

De toute façon, ce n’est pas l’étranger au bar qui est le plus dangereux, c’est le gars que tu connais. Dans 80 % des infractions d’ordre sexuel en 2002, la victime connaissait son agresseur et la proportion n’a certainement pas baissé 12 ans plus tard.

Quand c’est ton chum qui décide que « ça me tente pas » ça ne veut rien dire parce qu’en tant que conjointe, c’est ta job de soulager ses envies, t’es pas avec un étranger que t’as rencontré il y a deux minutes!

Quand c’est ton frère ou ton cousin qui se glisse dans ta chambre, tu t’es pas fait sauter dessus au coin d’une ruelle sombre!

J’en ai MARRE qu’on blâme les victimes pour leurs agressions, qu’on dise qu’elles ou ils ont couru après, qu’elles ou ils auraient dû rester sobres, rester avec le groupe, s’habiller plus modestement, rester enfermés dans une cage dans un coffre-fort de banque pour éviter de se faire violenter.

NONONONONONONONONONONONONONONONONONONONONONONON!

Ce n’est pas à la victime de ne pas se faire agresser, c’est à l’agresseur de ne pas agresser!

Oui, vous devez dire à vos filles d’éviter les rues sombres, se méfier de leurs drinks, faire attention, parce que, malheureusement, les monstres existent, mais si le pire arrive, VOUS N’AVEZ AUCUN DROIT DE LUI DIRE « TU AURAIS DÛ ». CE N’EST PAS DE SA FAUTE!!!!!!

Saviez-vous qu’au Canada, avant les années 70, c’était légalement impossible de violer son épouse? Parce que dans les liens sacrés du mariage, on doit faire son devoir, que ça nous tente ou non.

On parle d’il y a moins de 50 ans, pas du Moyen-Âge!

Une prostituée se fait payer pour coucher avec un client, mais ça ne vous donne pas le droit de briser l’entente qui disait que votre 100 $ vous donnait droit à une pipe et la pénétrer de force! C’est quand même un viol! Si vous payez pour un café au resto, personne ne va vous laisser repartir avec une pizza en disant « ben fallait s’y attendre, on vend de la bouffe, c’est pas vraiment un vol, c’est notre job de nourrir le monde… »

Une actrice porno n’est plus un jouet sexuel dès qu’elle est en dehors de votre écran. Elle fait une job. C’est vrai que si elle travaille avec une compagnie réputée, elle peut choisir ses partenaires et s’amuser au travail, mais ça ne veut absolument pas dire qu’elle est une nymphomane qui vas vous enfourcher dès qu’elle va vous voir et ça ne lui enlève pas le droit de dire non! Personne de sain d’esprit ne va sacrer une volée à Daniel Radcliffe parce qu’il ne veut pas vous faire apparaître un patronus!

Blâmer les victimes, peu importe le crime, est un comportement répugnant que je n’expliquerai JAMAIS.

Les réseaux sociaux ont transformé des histoires déjà horribles en torture de tous les instants pour les victimes qui non seulement se voient blâmées pour leurs agressions, mais voient leurs agresseurs défendus sur la place publique comme étant victimes d’une pute qui cherche à détruire leur réputation.

LES ACCUSATEURS ONT AUSSI DROIT À LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE, COMME LES ACCUSÉS. Ils et elles disent la vérité jusqu’à preuve du contraire.

Oui les fausses accusations de viol ça existe… dans 4 % des cas… Alors lâchez-moi avec les « c’est surement une menteuse qui veut se faire du capital de sympathie » Les statistiques disent qu’il y a un maximum de chances qu’elle dise la vérité. La seule réaction raisonnable c’est de fermer sa gueule et de laisser la police enquêter calvaire.

En novembre 2011, Rehtah Pearson, une jeune fille de 15 ans s’est rendue dans la maison d’une amie près de chez elle en Nouvelle-Écosse. Le seul souvenir qu’elle a eu de cette soirée est une vague impression d’avoir vomi à un moment donné. Mais très rapidement, des photos de la jeune fille en train de se faire violer se sont mises à circuler sur internet et Rehtah a reçu le titre de « pute de l’année » à son école. Rehtah s’est retrouvée seule, face à une école hostile et une force de police qui refuse de donner suite à un cas de « rumeurs ». En 2013, elle a choisi de se pendre pour arrêter l’horreur qui avait envahi sa vie.

En août 2012, à Steubenville en Ohio, une jeune fille intoxiquée se retrouve à l’arrière d’une voiture avec des garçons. Son chandail et son pantalon lui sont retirés, elle est pénétrée avec les doigts par un de ses voisins de banquette et par un autre garçon une fois rendue à destination. L’un d’entre eux a même tenté de la forcer à lui faire une fellation, mais elle était trop partie pour réagir au pénis dans sa bouche. Le tout a été filmé et photographié par les autres personnes présentes. Toute cette documentation s’est retrouvée sur twitter, facebook et youtube. Au moment du procès, sur CNN, le reporter disait :

« Incredibly difficult, even for an outsider like me, to watch what happened as these two young men that had such promising futures, star football players, very good students, literally watched as they believed their lives fell apart…when that sentence came down, [Ma’lik] collapsed in the arms of his attorney…He said to him, ‘My life is over. No one is going to want me now. »

(Extrèmement difficile, même pour un étranger comme moi, de voir ce qui arrive à ces deux jeunes hommes qui avaient un futur si prometteur, des stars de l’équipe de football, de bons étudiants, de les regarder alors qu’ils voient leur vie s’effondrer… quand la sentence a été rendue [Ma’lik] s’est effondré dans les bras de son avocat… Il lui a dit « Ma vie est finie. Personne ne voudra de moi maintenant »)

Parce que la vie de la victime n’est pas ruinée elle…

Tabarnak.

Audrie Pott, 15 ans, à Saratoga, s’est suicidée en 2012, huit jours après qu’elle ait été violée et que des photos de son agression sexuelle se sont retrouvées sur les médias sociaux.

Les deux victimes des viols à l’école secondaire Torringthon au Connecticut ont été blâmées pour leur agression sur Twitter et leurs agresseurs ont été défendus vigoureusement par leur entourage.

JE NE COMPRENDS PAS. JE NE COMPRENDRAI

JAMAIS.

Comment peut-on traiter une jeune fille de 15 ans, qui était VISIBLEMENT inconsciente, et donc, totalement incapable de consentir a une relation sexuelle, de pute et traiter ses agresseurs en victime de salope qui ruine leur vie?

Comment peut-on agir ainsi et prétendre appartenir au genre humain???

Comment peut-on excuser de la violence sexuelle en disant « boys will be boys »

No they will not, they are supposed to become men for fuck’s sake!

Les exemples que je vous ai donnés concernent des victimes et des AGRESSEURS adolescents. Je regarde des photos de la fille de ma soeur qui a l’âge de Retha et Audrie au moment de leurs viols et j’ai froid dans le dos…

Mais ce n’est pas mieux chez les adultes…

Des théories ridicules circulent disant qu’une femme ne peut pas tomber enceinte des suites d’un viol, car son corps aurait une « défense naturelle » qui empêcherait la fécondation en cas de traumatisme. Donc si une femme tombe enceinte, ce n’était pas un viol.

Allez raconter ça à un biologiste qu’il vous éclate de rire en pleine face!

Le taux de testostérone, cette fameuse excuse miracle qui régit la violence et la drive sexuelle des êtres humains, combinée aux phéromones, qui apparemment feraient perdre tout le contrôle d’un homme sur ses actions. Certain, c’est très scientifique et surtout pas du tout insultant comme insinuation que tous les hommes sont des bêtes incontrôlables juste pour excuser quelques écœurants dans la gang. Way to go boys!

L’habitude encore très présente chez la police, mais aussi dans les cours de justice, de décrire dans les détails l’habillement d’une présumée victime. Pourtant, il n’y a pas de dispositions dans la loi qui parlent d’un habillement quelconque qui rendrait une relation non consentante légale.

Le médecin militaire qui dit à son patient en soignant les blessures à son anus « son, men don’t get raped. »

CeeLoo Green, qui dit sur Twitter que si la victime ne se souvient de rien, ce n’est pas du viol, car un viol, c’est traumatisant et on se souvient d’un événement traumatisant.

COMMENT PEUT-ON PENSER UNE CHOSE PAREILLE?

Jian Ghomeshi a tout d’abord parlé d’habitude avec le rough sex pour expliquer les premières accusations avant de se fermer comme une huitre lorsque je les accusations se sont multipliées. Chose, t’aurais peut-être dû t’assurer qu’elles étaient d’accord avant de les étrangler. Le BDSM n’est pas une excuse pour faire du mal à quelqu’un!

Comment peut-on appeler la pénétration d’une personne alors qu’elle est raide, les dents serrées, qu’elle pousse sur nos épaules ou qu’elles n’a aucune conscience de ce qui se passe autour d’elle “faire l’amour” ou même “baiser”. Quel plaisir peut-on trouver à ce genre de rencontre?

Alain Vadeboncoeur explique ses propres sentiments sur la culture du viol d’une façon éloquente qui m’a touchée profondément. http://bit.ly/1wCz5LH

La culture du viol EXISTE et il est temps de se sortir la tête du sable. Il faut TOUS en tant que citoyens faire notre part, en dénonçant les agresseurs, en écoutant les victimes et en leur donnant le bénéfice du doute et en éduquant nos enfants sur la sexualité.

Il faut que les garçons et les filles sachent ce qu’est une relation sexuelle consentante et qu’ils le sachent AU MOMENT DE LA PUBERTÉ.

Oui, il y a beaucoup d’exemples de sexualité et de relations malsaines dans la culture (50 Shades of Grey est une relation tellement abusive, j’ai envie de créer une machine qui rendrait Christian Grey réel pour pouvoir le foutre en prison personnellement), mais si les femmes au foyer américaines avaient appris comment repérer une relation abusive, elles ne penseraient pas qu’un gars qui te tape violemment dessus a coup de ceinture et qui ne s’arrête même pas quant tu éclates en sanglots est un bon dominateur et que c’est kinky,  ce ramassis d’ordures ne serait pas devenu un best-seller.

Ce n’est pas à la porno à apprendre à vos fils comment agir avec une femme, ce n’est pas à la porno à apprendre a vos fille comment vivre leur sexualité, calvaire!

Parler de sexualité avec les jeunes (que ce soit avec les parents ou à l’école) devrait être un processus constant qui débute dès le moment où ils demandent comment sont faits les bébés. Pas besoin de parler de viol à un gamin de 5 ans, mais on parle d’amour, d’affection et de câlins.

On explique à sa petite fille que si son ami à l’école ne veut pas qu’elle lui prenne la main, c’est vrai que ce n’est pas le fun, mais il ne faut pas insister, c’est lui qui décide, c’est sa main à lui.

Et même chose si c’est votre fils, c’est cute qu’il aime sa voisine, mais si elle ne veut rien savoir de lui, il faut lui apprendre à passer à autre chose et bien lui faire comprendre que ce n’est pas de sa faute à lui si elle ne l’aime pas, mais ce n’est pas de sa faute à elle non plus.

Pas toujours évident, je vous l’accorde, mais qui a dit qu’élever des enfants l’était?

Dès le moment où votre partenaire cesse de démontrer de l’enthousiasme pour ce que vous lui faites, CE N’EST PLUS DU SEXE.

Est-ce que ça veut dire qu’on n’a pas le droit d’être mauvais au lit?

YEP.

Heureusement, être bon au lit, ça s’apprend et il n’est jamais trop tard pour apprendre.

Si votre blonde n’a visiblement pas de fun, vous arrêtez tout.

Ensuite, vous lui demandez si elle veut continuer, et ce qu’elle a envie que vous lui fassiez pour la remettre dans le goût.

Si elle ne sait pas, testez quelques trucs, soyez créatifs, la bouche et les doigts sont souvent pas mal plus efficaces que Pablo le Pénis Protubérant pour faire geindre votre copine. Allez-y doucement pour ne pas lui faire mal et surveillez ses réactions.

Si elle ne veut pas continuer, vous allez dans la salle de bain, vous vous faites couler une bonne douche, vous flattez un peu Pablo et vous allez faire dodo.

AUCUNE AUTRE RÉACTION N’EST ACCEPTABLE. CONDUISEZ-VOUS COMME DES ADULTES, SI VOUS VOULEZ LES PRIVILÈGES D’UNE VIE ADULTE.

Et si quelqu’un vous force à faire quoi que ce soit contre votre volonté, parlez, dites-le, dénoncez.

Je vais vous croire, ce n’est pas votre faute.

Matante Elise Out.

Vous avez une question dont vous voudriez que Matante discute? Quelque chose vous chicotte et vous aimeriez avoir une opinion ouverte et respectueuse? Écrivez à Matante, votre question sera traitée anonymement sur le blogue. Peu importe le sujet, je suis curieuse et j’aime aider. RealMatanteElise@gmail.com

Samedi de la Muse: Emma Watson et la campagne He for She

Texte copié-collé direct du site  de l’ONU  parce que je veux vous forcer à le lire et que j’ai absolument rien à ajouter pour expliquer pourquoi cette femme m’inspire.

Si vous ne le lisez pas jusqu’au bout, je vais me rendre chez vous et cracher dans votre pot de Nutella (Philippe, je vais cracher dans ta bière, puisque t’es allergique au Nutella)

[L’allocution prononcée fait foi]

Nous lançons aujourd’hui la campagne « HeForShe ».

Je m’adresse à vous en ce jour, car j’ai besoin de votre aide. Nous souhaitons mettre fin aux inégalités entre les sexes, et pour y parvenir, l’implication de tous est indispensable.

Il s’agit de la première campagne de ce genre menée par l’ONU : nous souhaitons mobiliser autant d’hommes et de garçons que possible pour qu’ils militent pour l’égalité des sexes. Mais au-delà des discours, nous voulons obtenir des résultats tangibles.

J’ai été nommée il y a six mois et depuis, plus je parle de féminisme, plus je réalise que la lutte pour les droits des femmes est trop souvent associée à la haine des hommes. S’il y a bien une chose dont je suis certaine, c’est que cela doit cesser.

Pour mémoire, le féminisme se définit comme « la conviction que les hommes et les femmes doivent jouir des mêmes droits et des mêmes chances. C’est cela la théorie politique, économique et sociale de l’égalité des sexes ».

J’ai commencé à m’interroger sur les préjugés liés au genre à l’âge de huit ans, lorsque j’ai eu du mal à comprendre pourquoi on me qualifiait d’« autoritaire » pour le simple fait de vouloir mettre en scène les pièces que nous allions jouer devant nos parents, ce que l’on ne reprochait pas aux garçons.

Lorsqu’à 14 ans, certains journaux ont commencé à me sexualiser.

Lorsqu’à 15 ans, mes amies ont abandonné leurs équipes de sport parce qu’elles ne voulaient pas paraître « trop musclées ».

Et lorsqu’à 18 ans, j’ai réalisé que mes copains étaient incapables d’exprimer leurs sentiments.

Je me suis dit que j’étais féministe et cela m’a paru tout naturel. Mais mes récentes recherches m’ont montré à quel point le féminisme est devenu impopulaire.

Apparemment, je fais partie de ces femmes aux propos jugés trop forts, trop agressifs, trop ségrégateurs, anti-hommes et peu séduisants.

Pourquoi ce mot suscite-t-il un tel malaise ?

Je suis originaire de Grande-Bretagne et je pense qu’il est normal qu’en tant que femme, je sois payée autant que mes homologues masculins. Je pense qu’il est normal que je puisse disposer de mon propre corps comme bon me semble. Je trouve normal que des femmes participent à la politique et aux prises de décision de mon pays pour me représenter. Je trouve normal que la société m’accorde le même respect que les hommes.

Mais je constate avec regret qu’il n’y a pas un pays au monde où toutes les femmes sont assurées de bénéficier de ces droits.

Aucun pays dans le monde ne peut aujourd’hui se prévaloir d’être parvenu à instaurer l’égalité entre les hommes et les femmes.

Ces droits sont, à mon sens, des droits fondamentaux de l’humain. Mais je fais partie de celles qui ont de la chance. Je suis une grande privilégiée, car mes parents ne m’ont pas moins aimée parce que j’étais une fille. Mon école ne m’a pas imposé de limites parce que j’étais une fille. Mes tuteurs ne sont pas partis du principe que j’irais moins loin parce que j’étais susceptible d’avoir un jour des enfants. Toutes ces personnes ont été les ambassadrices/eurs de l’égalité des sexes qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Elles et ils ne le savent peut-être pas, mais elles et ils sont les féministes involontaires qui sont en train de changer le monde d’aujourd’hui.. Et nous avons besoin de plus de gens comme ça.

Et si vous n’aimez toujours pas ce mot, sachez qu’il importe moins que les idées et les aspirations qu’il renferme. Parce que toutes les femmes n’ont pas eu les mêmes droits que moi. En effet, statistiquement, rares sont celles qui en ont bénéficié.

En 1995, Hilary Clinton a prononcé un discours mémorable à Beijing sur les droits des femmes. Bon nombre des propositions qu’elle a formulées sont hélas restées lettre morte.

Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est que les hommes ne représentaient que 30 pour cent de son auditoire. Comment pouvons-nous espérer changer le monde quand la moitié de la population n’est pas invitée ou n’a pas le sentiment d’être la bienvenue pour prendre part au débat ?

Messieurs, j’aimerais profiter de cette opportunité pour vous inviter formellement. L’égalité des sexes est aussi votre problème.

Parce que, jusqu’à présent, la société a considéré que mon père avait un rôle moins important à jouer dans mon éducation que ma mère, alors que j’avais besoin de lui tout autant.

J’ai vu des jeunes hommes qui souffraient de troubles psychiatriques, mais qui ne demandaient pas d’aide, par crainte d’avoir l’air moins « viril ». Au Royaume-Uni, le suicide est la principale cause de mortalité chez les hommes de 20 à 49 ans, devant les accidents de la route, le cancer et les maladies cardiovasculaires. J’ai vu des hommes fragilisés et peu sûrs d’eux essayer de se conformer à ce qu’ils pensaient être le succès au masculin. Les hommes souffrent également de l’inégalité des sexes.

Nous parlons peu des hommes qui sont prisonniers de stéréotypes liés au genre, mais je sais qu’il y en a, et que le jour où ils parviendront à s’en libérer, la situation des femmes s’en verra spontanément améliorée.

Si les hommes n’ont plus besoin d’être agressifs pour se faire accepter, les femmes ne se sentiront plus obligées d’être soumises. Si les hommes n’ont plus besoin de dominer, les femmes n’auront alors pas à être dominées.

Les hommes, au même titre que les femmes, ont le droit d’être sensibles. Les hommes, tout comme les femmes, devraient se sentir libres d’être forts… Il est grand temps que nous appréhendions l’égalité comme un spectre, au lieu d’y voir deux idéaux distincts et opposés.

Si nous arrêtons de définir les autres en fonction de ce qu’ils ne sont pas et si nous cherchons plutôt à nous définir par ce que nous sommes, cela nous rendra plus libres, et c’est précisément la raison d’être de HeForShe, à savoir, la liberté.

Je veux que les hommes relèvent ce défi, afin que leurs filles, leurs sœurs et leurs mères n’aient pas à subir un quelconque préjudice, mais aussi pour que leurs fils puissent se montrer vulnérables et humains, en reprenant possession de ces parties d’eux-mêmes qu’ils avaient mis de côté, afin de parvenir à une version plus vraie et plus complète d’eux-mêmes.

Vous vous demandez peut-être : que fait cette fille de Harry Potter sur la scène des Nations Unies ? C’est une bonne question, et croyez-moi, je me la suis posée. J’ignore si je suis qualifiée pour être ici. Tout ce que je sais, c’est que ce problème me tient à cœur et que je souhaite apporter ma contribution pour faire bouger les choses.

Compte tenu de ce que j’ai vu, et étant donné que l’on m’en donne l’opportunité, il est de mon devoir de ne pas rester silencieuse. L’homme d’État anglais Edmund Burke a dit : « Pour que le mal triomphe, seule suffit l’inactivité des hommes de bien ».

Lorsque j’ai éprouvé du trac pour prononcer ce discours et dans mes moments de doute, je me suis répétée avec fermeté : si je ne le fais pas, qui le fera ? Si je ne le fais pas maintenant, alors quand ? Si le doute s’empare de vous quand une occasion similaire s’offre à vous, j’espère que ces mots vous seront utiles.

Parce qu’en fait, si nous n’agissons pas, il faudra attendre 75 ans, ou peut-être mon 100e anniversaire, avant que les femmes puissent prétendre au même salaire que les hommes, à travail égal. Au cours des 16 années à venir, 15,5 millions de filles seront mariées alors qu’elles ne seront encore que des enfants. Et au rythme actuel, toutes les filles africaines issues de milieux ruraux ne recevront une éducation secondaire qu’en 2086.

Si vous croyez à l’égalité des sexes, vous êtes peut-être l’un ou l’une de ces féministes qui s’ignorent, auxquels je faisais référence il y a quelques instants. Et pour cela, je vous applaudis.

Nous luttons pour un monde uni et nous avons la chance d’avoir un mouvement unificateur. Ce mouvement s’appelle HeForShe. Je vous invite à vous manifester, à faire entendre vos idées, à être le « lui » pour « elle » et à vous demander : si je ne le fais pas, qui le fera ? Si je ne le fais pas maintenant, alors quand ?

Je vous remercie de votre attention.

– See more at: http://www.unwomen.org/fr/news/stories/2014/9/emma-watson-gender-equality-is-your-issue-too#sthash.Xe2zTu2h.dpuf

Rien à ajouter.

Merci Emma.

Vous avez une question dont vous voudriez que Matante discute? Quelque chose vous chicotte et vous aimeriez avoir une opinion ouverte et respectueuse? Écrivez à Matante, votre question sera traitée anonymement sur le blogue. Peu importe le sujet, je suis curieuse et j’aime aider. RealMatanteElise@gmail.com

La « /$%?&* de Friendzone

« In popular culture, friend zone refers to a platonic relationship wherein one person, most commonly a man, wishes to enter into a romantic or sexual relationship, while the other does not.[1][2] It is generally considered to be an undesirable or dreaded[3] situation by the lovelorn person. » Source : Wikipedia .

La friend zone! Duckie dans le film Pretty in pink, tellement en amour avec sa copine Andy, mais rejeté au profit du gars riche, le pauvre Duckie, proto héro de la friend zone.

La friend zone est dérivée de deux systèmes de pensés sexistes:

  1. Les femmes et les hommes ne peuvent être amis.
  2. Les femmes couchent seulement avec des trous de cul et se foutent des bons gars.

Commençons par le numéro un que j’appelle « la théorie de Quand Harry rencontre Sally. »

L’idée qu’un homme et une femme ne peuvent pas être amis est fortement incrustée dans notre culture, tellement que je me sens obligée, à chaque fois que je parles de mon ami Pier-Luc à une nouvelle personne, de préciser qu’il est l’époux de ma meilleure amie. Parce que sinon, les gens assument soit que c’est mon chum, soit que je suis en amour avec lui.

J’aime Pier-Luc très fort, depuis le jour où je l’ai rencontré. Nous deux, ça été le coup de foudre amical, en moins d’une minute, j’ai adoré ce gars. J’ai déjà dormi en cuillère avec lui, souvent. À une époque, il était tellement tout le temps chez nous que sa mère lui a sérieusement proposé de me payer un loyer et de juste emménager. Mais il s’est jamais rien passé de plus sexuel qu’un bec sur la joue et un gros câlin entre nous.

Et tout ça se passait deux à trois ans avant qu’il ne commence à sortir avec Nadia. Il n’était pas chez nous parce qu’il voulait coucher avec moi, ou parce qu’il courrait après la voisine d’en haut, il était chez nous parce qu’on s’entendait super bien et qu’on se comprenait. Et c’est encore comme ça aujourd’hui, plus de douze ans plus tard.

Au Cégep, les mercredi après-midi, mon cousin Georges venait me faire la jasette. Comme les résidences étaient bruyantes, comme il n’y avait pas de cours à ce moment là, je fermait ma porte pour qu’on puisse s’entendre parler. Après la deuxième visite, tout l’étage parlait de mon nouveau chum. Il venait en plein après-midi, alors que tout le monde était là et il repartait après une heure, les vêtements dans le même état et sans m’embrasser, mais il était forcément là pour tirer un coup non? Pourquoi j’aurais invité un gars dans ma chambre en plein après midi sinon?

Avec ce genre de réflexe social, pas étonnant que les homme assument qu’une fille qui est amicale avec eux est une porte ouverte à une partie de jambes en l’air.

Beaucoup de gars sont très intimidés à l’idée d’aborder une fille et je les comprends, c’est VRAIMENT pas évident. Avec toute la merde que les filles reçoivent dans la rue et dans les bars (les merveilleuses pick-up lines qui ont souvent un ton d’objectification et qui parfois frôlent carrément la menace de violence physique – billet à venir: comment NE PAS aborder une fille-) on est souvent sur la défensive avec un gars qu’on ne connais pas. On a pas toujours une attitude ouverte et invitante, mais on a des fucking bonnes raisons pour ça.

Une méthode rassurante pour laquelle on opte souvent est de l’aborder amicalement. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise idée, après tout, le susmentionné Pier-Luc a d’abord été l’ami de celle qui est maintenant la mère de ses deux enfants. Cependant, c’est problématique d’aborder une fille avec des intentions romantiques sans lui mentionner ces intentions (pour revenir au susmetionné Pier-Luc, il a abordé sa future épouse sincèrement amicalement au départ, les sentiments amoureux ne sont apparus que plus tard et il a été très straightforward à leur propos) Quand on essaie de switcher la narration de Buddy Movie à Comédie Romantique, qu’elle nous dit qu’elle n’est pas intéressée et soudainement c’est une maudite agace qui nous a fait perdre notre temps.

Euh, pardon? Et son temps à elle qu’elle a investi dans une amitié qui ne menait à rien?

Ma réaction première à ce genre de situation est une forte envie de dire:

Oh pauvre ti pout! Il trouve ça pas juste que la méchante fille veuille pas jouer avec son pipi? Si tu piques une crise parce qu’une fille veut pas jouer avec ton pipi, peut-être que t’es pas encore un grand garçon mon pout. Vas faire une tite sieste, joue un peu tout seul avec ton pipi, ça va te faire du bien. Ensuite, retourne voir ta maman et demande lui de refaire ton éducation, parce qu’elle a visiblement manqué son coup la première fois.

Non mais calvaire, vous rendez-vous compte à quel point c’est insultant de se faire dire qu’on a fait perdre son temps à un gars en refusant de coucher avec lui? J’ai-tu l’air d’une poupée gonflable moi?

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J’ai vu mieux comme sex toy…

Peu importe l’attitude avec laquelle vous abordez une fille, la seule réaction adulte au rejet, c’est de passer à la suivante. Toute autre réaction (encore plus si elle est assaisonnée d’insultes) est l’équivalent d’un gamin de 2 ans en train de faire la tranche de bacon dans l’allée du Toys R us. Pas super sexy…

Bon, passons au deuxième:

Le pauvre bon gars, qui se fend en quatre pour faire plaisir à la femme de ses rêve, lui rend toute sorte de services, passe des heures à écouter ses problèmes et, juste comme il allait lui faire sa grande déclaration, l’écœurant de service la lui chipe sous le nez!

Les filles ont une variante de ça: tu te tappes des films d’horreur et des jeux vidéos pour montrer que t’es pas comme les autres filles faciles, t’es cool toi, et il part après la première paire de seins qui passe.

Encore une fois, la réaction est fortement révélatrice du niveau de respect que vous avez pour la personne avec laquelle vous êtes censée être en amour. « Connasse superficielle qui peut pas voir la chance qu’elle aurait de m’avoir », « Grand con qui penses juste avec sa bite, je suis 100 fois meilleure que cette salope à grosse boule avec rien dans la tête ».

Tsé là, la femme de ta vie, celle qui va porter tes futurs enfants.

Alors, quel est le problème dans ces deux scénarios?

On reproche à la personne une situation dans laquelle on s’est mis sois-même. On lui offre une main amicale, alors qu’on voudrait plutôt lui arracher son linge.

Et puis, sincèrement, faire tous ces efforts pour atteindre l’entrejambe de quelqu’un tout en clamant l’amitié sincère, ça a un relent de manipulation pas très sain…

Encore une fois, je sais qu’aborder quelqu’un c’est terrifiant et que l’amitié peut parfois paraître comme une bonne voie détournée vers la romance. Mais en offrant son amitié à une personne, la chose qu’elle va accepter, c’est juste ça, une amitié. Si vous voulez pousser les choses plus loin, vous retournez à la case départ, vous changez les termes du contrat et vous risquez de vous faire rejeter.

Je suis pas une experte en séduction (ma longue liste de conjoints qui peut se compter sur les doigts d’une main même après un accident de scie ronde en fait la preuve), mais je peux vous dire que j’ai jamais séduit un gars en étant juste la fille cool avec qui il se tient, j’ai été la fille cool avec qui il se tient qui lui a fait savoir qu’elle était intéressée. Ensuite, c’est son tour de faire le move, il le fait, cool, il choisi de rester ami, cool aussi. Si ça fait trop mal, je prend du recul, je m’éloigne un peu, et quand je suis remontée de mon down, je reviens sur une base amicale. À date, j’ai jamais eu de problème avec cette méthode.

Il faut pas attendre trop longtemps, que votre crush se transforme en obsession et que vous ayez déjà donné des noms à vos futurs enfants. Plus vous vous bâtissez de châteaux en Espagne, plus vous allez souffrir d’un éventuel rejet et moins vous voudrez agir et plus vous vous mettrez vous même en situation d’éternel ami.

Ce n’est pas non plus une bonne idée de tomber dans l’excès contraire et offrir un quicky à une fille 30 secondes après lui avoir dit bonjour. C’est un travail d’équilibre et je vous invite à consulter le site du Dr Nerdlove si vous voulez des trucs pour naviguer l’approche.

Mais en résumé: La friend zone n’existe que dans votre tête. Personne ne vous mets dans une liste « juste ami », c’est vous même qui vous vendez comme ami et non comme amoureux.

Et sérieusement ti pout, le jouage avec les pipis à deux, c’est pour les grands garçons.

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Samedi de la Muse: Todd Nathanson, critique de musique pop et missionnaire Twitter.

Je suis une grande fan du site That guy with the glasses depuis de nombreuses années, ceux d’entre vous qui sont abonnés à ma page facebook on sûrement vu des vidéos passer dans ma timeline. Ce site, qui est le porte étendard de la compagnie de production Channel Awesome, publie des critiques par différents intervenants sur différentes formes de divertissement populaires dans la culture geek.

Un de mes vidéoblogueurs préféré est Todd Nathanson, qui, sous le nom de Todd in the Shadows  s’intéresse à la musique populaire, en particulier, les chansons qui se classent au palmares Billboard. C’est vidéos son bien fait, très drôle et bien réfléchis.

Il y a son émission de base: Todd’s pop song reviews: des critiques de chansons dans le top 20

Ses critiques de films mettant en vedettes des artistes pop, c’est temps-ci il se tape la filmographie de Madonna, ouch!

La série One hit wonderland où il s’intéresse à ces artiste qui n’ont eu qu’un seul hit en carrière. C’est là que le talent de recherche de Todd brille de mille feux. Je recommande particulièrement « Come on Eileen », « Thumbthumping » et « Safety Dance » (Il est pas un fan de bonhomme Carnaval).

Son honnêteté rafraîchissante est son atout principal, il est capable d’avouer autant sa haine totale de « Blah blah blah de Ke$ha », mais aussi son amour de « Die Young » de la même artiste. Ils avoue sa relation d’amour-haine avec Katie Perry, son dégoût pour les chansons de gars à guitare acoustique « White guy with acoustic guitar music », sa haine de Bieber et -CHOC!- le fait qu’il aimerait certaines chansons de One Direction et Taylor Swift! Il a un excellent sens du timing et un amour apparent de son sujet.

Je recommande chaudement ses vidéos, pour leur côté amusant, mais aussi parce qu’ils sont instructifs.

Sur Twitter, Todd conserve son honnêteté candide. De son amour incommensurable pour Kali, la chienne de sa copine (qui est trooooooop petite, mais a définitivement l’âme la plus merveilleuse de l’univers), à ses commentaires sur Star Trek: The next generation (Conselor Troi ne sert à rien). Et ses opinions. Des opinions bien pensées et bien exprimées.

La première fois où Todd m’as impressionnée avec ses opinions passionnées, mais toujours réfléchies, est dans son vidéo sur Chris Brown. Son dégoût pour Chris, ses excuses insincères et la misogynie de sa musique, mais aussi pour ses supporter de la Team Breezy, qui excusent ses gestes en accusant Rihanna de l’avoir provoqué ou d’avoir menti à la police, sont évidents, mais pas mesquins et les raisons sont bien expliquées.

Plus tôt cette année, un homme a commencé à envoyer des messages dégueulasses aux filles de Chanel Awesome, incluant Lindsay Ellis, la conjointe de Todd. Ça commençait avec classe par des demandes que les filles se filment en rotant pour lui faire plaisir, et quand, comme on peut s’y attendre, il se faisait répondre non, il passait aux menaces. Lindsay et ses collègues se faisaient menacer de viol et de mort, leurs conjoints, leur enfants et leurs animaux de compagnies étaient aussi menacés de façon violente et graphique. Parce qu’elles ne voulaient pas rotter pour lui. Tsé, un champion là.

Dans ce cas-ci, Todd a à peine réagit sur Twitter, malgré que sa copine, lui et leur précieuse Kali aient été menacés par un homme qui habite la même ville qu’eux, mais je vous en parles, parce que je pense que c’est ce qui a rempli le vase, et quand Gamergate a pointé son nez, le vase de Todd a débordé.

Non, il n’as pas hurlé, il n’a pas juré, il a fait ce que Todd fait le mieux, ce qu’il a appris à l’école de journalisme, qu’il a mis en pratique dans sa courte carrière de reporter local et qu’il applique toujours dans chacune de ses vidéos: il a fait des recherches. Et les résultats de sa recherche l’ont mené à la conclusion que Gamergate est un mouvement misogyne haineux. Il a expliqué le tout dans un excellent texte publié sur Chez Apocalypse. Les réactions du GG ne se sont pas fait attendre.

Encore une fois, il ne s’est pas mis en colère, mais il s’est mis à parler, et, ce faisant il a fait la chose la plus couillue de l’univers: il est entré en conversation, sérieuse et respectueuse avec les gens du Gamergate qui semblaient raisonnables.

Dude, you are one hell of a man.

Patiemment, sur plusieurs jours, il leur a démontré la toxicité de leur mouvement, la misogynie rampante et leur a donné des solutions alternatives pour combattre la corruption dans le journalisme de jeux vidéos.

Est-ce que ça a fonctionné? Parfois, rarement, mais quelques personnes parmi les modérés ont changé d’avis. Ils ont abandonné le mouvement. Grâce à Todd, le missionnaire.

Todd a abandoné sa Mission au moment des menaces de massacre à l’université de l’Utah. Après plus d’un mois, il s’est dit que tous ceux qui restaient étaient des convaincus et qu’il n’avait plus de temps à perdre. Mais il a quand même fait une dernière tentative:

https://storify.com/ShadowTodd/why-i-do-not-believe-that-gamergate-actually-conde

Il leur a offert une solution toute simple pour se détacher de l’étiquette de harceleurs: Gamergate devrait amasser des fonds pour les victimes des radicaux de leur mouvements: Zoe Quinn, Anita Sarkeesian et Brianna Wu. Pas besoin de le faire pour les trois, ou même sincèrement, juste en choisir une et lui donner de l’argent pour compenser la merde qu’elle a subit. Simplement comme un move de PR, juste pour montrer publiquement qu’ils sont contre le harcèlement et que le but de leur groupe n’est pas de pousser les femmes hors du milieu des jeux vidéos.

Il a ensuite attendu une heure et a compilé les réponses:

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  • Les accusation de harcèlement étaient fausses: 3 (une rhétorique commune à GG, elles font semblant d’êtres attaquées pour se faire de la pub et faire de l’argent.)
  • Non, juste non: 1
  • Mais on a donné aux deux développeuses des Fine Young Capitalists: 5 (le fait est que ces contributions on ouvertement été faites dans le but avoué de faire chier Zoe Quinn, qui a eu une dispute publique avec ces deux développeuse. Donc, ça ne prouve pas que le mouvement s’intéresse plus à l’éthique journalistique qu’à démolir Quinn, plûtot le contraire)
  • Non, je les hais: 15 (court, net et précis)
  • Les gens qui les ont harcelés n’étaient pas du Gamergate: 7 (peu importe, car il y sont publiquement associés, et donner à leur victimes vous dissocieraient d’eux)
  • Fuck Gawker (un site de nouvelles qui a couvert GG) 6 (Rapport?)
  • Demandes de preuves : 6 (On entends tout le temps ça, prouvez nous qu’elles ont été abusées, prouvez-nous que c’était des gens du GG, prouvez-nous que le soleil se lève à l’ouest, prouvez-nous que Lee Harvey Oswald est pas impliqué, ils se foutent des preuves, ils ont jamais assez de preuves)
  • Je dis pas qu’elles le méritaient, mais elles le méritaient: 2
  • Mais on a reporter les abus à Twitter: 6 (Avec l’efficacité que Twitter a pour ce genre de choses, c’est aussi efficace qu’aller dire au premier ministre que votre la fille de la voisine vous a fait un finger)
  • Elles ne l’accepteront pas : 1 (point légitime, mais pas valable pour refuser du point de vue PR, l’important c’est de publiquement offrir de l’aide, si elles la refusent, c’est leur problème, le move de PR est valable quand même)
  • Nous donnons à des oeuvres de charité plus importantes : 7 (Bonjour le voisin gonflable charitable! Aussi, on parles ici d’un move de PR, pas de charité sincère)
  • Elles ont pas besoin d’aide: 5 (Certain, devoir vivre sur la route et changer toutes des coordonnées, c’est gratis ça…)
  • Va chier Todd: 12 (Solide argumentation, si t’as 10 ans)
  • #NotAllGG: 3 (C’est pas MOI BON!)
  • Et pour ceux dans notre mouvements qui se font harceler?: 5 (Oh, mais ils font exprès pour avoir de l’attention, où sont les preuves, ils sont correct, on les aime pas etc. Pis ça feel comment de l’autre bord?)
  • Fais plus de recherches: 3 (c’est particulièrement insultant pour quelqu’un comme Todd, qui n’affirmes rien sans avoir 3 sources fiables différentes)
  • Elles veulent juste de l’argent: 1
  • On en fera jamais assez à vos yeux : 3
  • Ce serait une bonne idée d’aider les victimes des abuseurs dans notre groupe: 0

Bref, encore une fois, Todd a fait la preuve que Gamergate est une bande d’hypocrites qui crient à l’attaque à leur légitimité tout en continuant de laisser les abuseurs se servir de leur étiquette pour avancer leurs objectifs misogynes. Et encore plus génial, il l’a fait sans perdre son calme, sans gros mots, il leur a tendu une corde, et ils se sont pendus avec.

J’aimerais avoir ce genre de patience, mais je tombe dans le sarcasme beaucoup trop facilement.

Donc, si ce n’est pas pour son humour, sa passion pour la musique et son obsession de la recherche, sa patience et sa passion pour ses convictions sont les raisons pour lesquelles j’admire sincèrement Todd Nathanson.

https://twitter.com/ShadowTodd

http://thatguywiththeglasses.com/videolinks/teamt/tis

http://chezapocalypse.com/

Vous avez une question dont vous voudriez que Matante discute? Quelque chose vous chicotte et vous aimeriez avoir une opinion ouverte et respectueuse? Écrivez à Matante, votre question sera traitée anonymement sur le blogue. Peu importe le sujet, je suis curieuse et j’aime aider. RealMatanteElise@gmail.com

C’est la faute d’Elliot Rodger

Ok, matante sera pas drôle dans celui-ci.

J’ai à quelques reprises parlé de ma conversion au féminisme. La vérité est que ce fut plutôt un éveil. Et l’éveil a été brutal en christ.

http://www.doctornerdlove.com/2014/05/elliot-rodger-price-toxic-masculinity

Le 23 mai 2014, Elliot Rodger a poignardé 3 personnes dans son appartement d’Isla Vista, une ville universitaire de Californie, il est ensuite parti et en a tué 3 autres et blessé 13 avant de perdre la vie.

Elliot Rodger a fait tout ça parce qu’il était vierge. À 22 ans, il était toujours vierge et il trouvait que c’était une insulte personnelle et une injustice inacceptable et quelqu’un devait payer. Dans son vocabulaire, les femmes étaient à blâmer pour sa virginité, car elles lui avaient refusé l’accès au sexe.

Rapidement les médias se sont jetés sur l’histoire et ont mis de l’avant ses potentiels problèmes de santé mentale afin d’expliquer son geste.

Bull. fucking. shit.

Ravaillac était fou, mais il a tué Henri IV parce qu’il baignait dans une atmosphère violente dans laquelle il entendait quotidiennement des gens appeler à la mort du roi païen.

Richard Henry Bain est probablement fou, mais il a tué une personne et en a blessé une autre en tentant d’atteindre Pauline Marois parce qu’il a été nourri des histoires prédisant un holocauste anglophone dans le cas d’une victoire du PQ.

Un problème de santé mentale peut être un élément de la situation, et même un élément très important, mais ce n’est pas une excuse pour occulter les phénomènes sociaux qui poussent ces gens à agir. C’est facile de dire « il est fou » et de passer à autre chose, en ignorant la toxicité qui a allumé le feu. Dans le cas de Rodger, la masculinité toxique. Ce schéma de pensée qui dit à la fois que les femmes sont des biens de consommations promis aux hommes à l’âge adulte, que la valeur d’un homme augmente à chaque femme avec laquelle il couche, et que celle d’une femme diminue avec chaque homme avec lequel elle couche. Dans cette équation, une vierge vaut 100%, un puceau, 0%. Dans cette logique, un vierge de 22 ans est soit défectueux, ou quelqu’un lui a mis des bâtons dans les roues.

L’idée que les femmes sont les Gatekeepers de la sexualité, qu’elles sont hypergames, incapable d’amour inconditionnel, et qu’elles ont la tâche de « donner » du sexe et donc lorsqu’un homme n’a pas de sexe, on lui « dénie un droit » est extrêmement répandue et est tellement profondément inscrite dans notre société qu’avant la tuerie d’Isla Vista, je n’avais JAMAIS remarqué ce système de pensée.

Maintenant je le vois partout, et ça me fait chier. Ce genre de logique justifie la violence et la déshumanisation des femmes et elle est PARTOUT.

  • Elle est dans l’idée qu’une femme ne couche avec un homme que pour améliorer son statut social ou pour « se faire vivre ».
  • Elle est dans l’idée que seul les « mâles alphas » ont droit à une sexualité (c’est de la bullshit même chez les animaux)
  • Elle est dans l’idée que l’amitié entre un homme et une femme est impossible et que de suggérer autrement est insultant pour l’homme. (l’ostie de Friendzone, je me réveille la nuit juste pour pouvoir haïr l’ostie de Friendzone).
  • Elle est dans l’idée qu’une personne est « out of your league » et que vous n’arriverez jamais à l’intéresser, donc, ça sert à rien de faire des efforts.
  • Elle est dans l’idée que si une fille est habillée sexy, c’est parce qu’elle « fait de la pub » pour avoir du sexe. Et si elle dit non, c’est une agace.

Dans la foulé des événements et au fur et à mesure qu’on en apprenait plus sur les idées d’Elliot Rodger, les femmes sur twitter ont commencé à partager leurs expériences avec le sexisme et la misogynie violente avec le hashtag #YesAllWomen et le floodgate s’est ouvert.

Je me suis rendue compte que oui TOUTES les femmes ont eue à un moment ou un autre peur pour leur sécurité à cause de leur genre. Pour ma part, j’ai, à plus d’une reprise, dû prendre des détours pour rentrer chez moi quand je prend mes marches quotidiennes parce qu’un gars à qui j’ai dit bonjour en passant, comme je le fais à toutes les personnes que je croise, s’est mis à me suivre. J’ai, à plus d’une reprise, sursauté quand une voiture qui passe m’as klaxonné et qu’un gars à moitié sorti de la fenêtre m’a crié « grosse torche ».

Je me suis rendue compte que la violence et l’agressivité envers les femmes sont tellement répandus que notre société ne les voient pas. Qu’on dit d’Elliot Rodger qu’il est fou, mais on occulte le fait que sa tuerie est un crime misogyne.

(et avant que vous ne me sortiez une fierté nationale mal placée en parlant de la culture des USA qui est misogyne, mais on est tellement mieux ici au Québec, laissez-moi vous rappeler que:

  • Guy Turcotte a tué ses deux enfants pour se venger de son ex qui est partie avec un autre homme.
  • François Tartamella a tué son ex femme et la fille de celle-ci quand il a perdu les pédales parce qu’elle aurait PEUT-ÊTRE couché avec quelqu’un lors d’un voyage à Cuba qu’elle a fait après leur séparation.
  • La police de Montréal a dû publier des recommandations aux femmes de la métropole de ne pas prendre de taxis seules pour éviter une agression sexuelle.
  • Le fait que l’absence de non a été interprété comme un oui par le jury dans la poursuite pour agression sexuelle contre le l’adjudant André Gagnon.
  • MARC LÉPINE)

La réaction d’une grande partie de la communauté internaute masculine (et même d’une quantité inquiétante de femmes) à la lecture du hashtag #YesAllWomen?

Une prise de conscience des effets des gestes inappropriés que certains hommes ont envers les femmes et des gestes concrets pour les dénoncer?

Une simple reconnaissance empathique de la réalité d’être une femme, du genre « wow, c’est vraiment poche, je suis désolé que vous ayez à subir ce genre de choses »?

Ah vous êtes cute! Quelques personnes ont réagit ainsi et ce fut énormément apprécié, certains hommes ont même participé au #YesAllWomen en partageant des événements dont ils avaient été témoins, mais la réaction la plus vocale a été de créer le hashtag #NotAllMen. Dans le sens de « oui, mais c’est pas tous les hommes qui sont comme ça… »

  1. Euh, c’est pas ce qu’on disait, on disait que toutes les femmes ont subi la misogynie, pas que tous les hommes sont misogynes…
  2. Ah ok, donc comme il n’y a qu’un seul creep qui me talonne et qui insiste pour que j’ailles prendre un verre avec lui quand je marche dans la rue, c’est pas grave, il n’y a pas du tout de problème! Fious! Je suis soulagée! Je vais prendre un sac de M&M et en tremper 2 dans le cyanure. Allez-y prenez vous des M&M! Il n’y a pas de problème, #NotAllM&M.

Ou si vous préférez, en langage approprié pour la maturité des intervenants du #NotAllMen: Oh, PARDON mes pôv ti pouts, en parlant de nos expériences, on avait oublié que vous existiez!!! Honte à nous, méchantes filles…

Ces gars essayaient de s’immiscer dans une conversation qui n’était pas à propos d’eux. Ils essayaient de détourner une discussion au sujet des femmes, pour en faire une apologie de la gent masculine. Ils voulaient qu’on valide leur identité et qu’on les rassurent en leur disant: oui, on sait que TOI t’es pas un méchant, on t’aime toi. Comme un enfant de 4 ans qui demande à toute les 5 minutes à maman « Je suis un bon garçon moi, hein maman? »

Mon ti pout, si le fedora te fait pas, pas besoin de te défendre, ok?

Je ne suis pas parvenue à cette conclusion seule avec mes ovaires frustrés, la personne qui m’a fait réaliser en premier la toxicité réelle du #NotAllMen est Harris O’Malley, aka Dr NerdLove. Un gars.

Bien entendu, les gars qu’il a confrontés et à qui il a dit que cette conversation ne les concernaient pas l’ont immédiatement accusé d’être un White Knight.

Un quoi?

Le white knighting est l’idée selon laquelle un gars va défendre une femme seulement pour se mettre dans ses bonnes volontés. Parce que Dieu sait que tout effort fait à l’avantage d’une femme n’as qu’un seul et unique but: L’accès à son vagin.

Parce que c’est la seule chose à laquelle les femmes sont bonnes, am I right?

Plus je lisais sur le sujet de la masculinité toxique et les événements de Isla Vista, plus je tombais sur des déclarations féministes et plus je me rendais compte d’une chose hyper simple, mais hyper puissante:

Je suis une féministe. Et je peux changer les choses en déclarant que je suis une féministe. Et en expliquant ad nauséam ce qu’est le féminisme.

  • Le féminisme dit qu’Elliot Rodger avait tort: sa virginité ne faisait pas de lui un sous-homme, il n’était pas lésé dans ses droits et les femmes ne lui ont pas barré la route vers le statut de vrai homme.
  • Le féminisme dit que les hommes valent autant que les femmes, et que les femmes valent autant que les hommes et le nombre de partenaires sexuels d’une personne n’as rien à voir avec sa valeur, les gens ne sont pas des biens de consommation qui perdent ou prennent de la valeur selon « l’usure ».
  • Le féminisme dit qu’un homme n’a pas à être un athlète pour être intéressant.
  • Le féminisme dit que l’hypergamie, c’est de la bullshit, parce qu’on peut avancer socialement par nous-même, il n’est pas nécessaire de le faire en couchant avec des hommes importants.
  • Le féminisme dit que la sexualité est un travail de collaboration et non pas une faveur qui doit être accordée.
  • Le féminisme dit que le consentement ce n’est pas travailler à éviter un non, mais obtenir un oui enthousiaste.

Je ne hais pas Elliot Rodger. J’ai plutôt un énorme sentiment de tristesse quand je pense à lui, à combien il devait souffrir.

Mais je hais ses opinions, viscéralement. Et je n’accepterai JAMAIS sa logique.

Je lutterai jusqu’à mon dernier souffle pour prouver qu’il avait tort.

Vous avez une question dont vous voudriez que Matante discute? Quelque chose vous chicotte et vous aimeriez avoir une opinion ouverte et respectueuse? Écrivez à Matante, votre question sera traitée anonymement sur le blogue. Peu importe le sujet, je suis curieuse et j’aime aider. RealMatanteElise@gmail.com

Les hommes aux hommes, les femmes aux deux et les autres…

Connaissez-vous l’échelle de Kinsey?

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L’étude d’Alfred Kinsey date des années 50 (en fait, la donné X n’avait pas de nom jusqu’à tout récemment, elle n’avait qu’une description disant « absence de désir sexuel ») et son célèbre rapport est contestable scientifiquement, mais c’était un début d’exploration de la sexualité humaine sans jugement moral, et beaucoup de ses découvertes ont inspiré la sexologie moderne. Je prend ici son échelle comme introduction sur un sujet hyper complexe et fascinant: l’identité et l’orientation sexuelle.

On dit que l’hétérosexualité est le « désir sexuel pour des individus de sexe opposé », l’homosexualité est la « déviation du désir vers le même sexe, tant dans les fantasmes que dans la relation corporelle. », et la bisexualité est formée de  « pratiques sexuelles aussi bien avec des partenaires de même sexe que de sexe différent. » (Larousse 2014)

J’attire votre attention sur le vocabulaire des trois définitions: L’hétéro est assez direct au point, l’homo parle de déviation du désir et la bi parle de pratiques sexuelles.

Hmmm, en 2014, être homo c’est dévier son désir, et être bi, c’est juste une question d’action sexuelle…

Le dictionnaire ne parle même pas d’asexualité : l’absence de désir sexuel. Oui ça existe, et c’est pas le résultat d’un abus sexuel ou d’un traumatisme, et je vais vous faire un billet juste là dessus dans pas très long, car c’est très peu connu et c’est vraiment fascinant pour une horny beast comme Matante Elise.

En fait, Matante va vous dire quelque chose qui risque de vous surprendre (ou pas trop pour ceux qui me connaissent bien): Je ne crois pas au concept d’identité ou d’orientation sexuelle. Biologiquement, je suis une femme, je m’identifies comme tel et je suis principalement attirée par les hommes,

bruns,

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avec des yeux pâles,

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une bouche bien dessinée

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une belle carrure,

hem

ou une barbe bien entretenue,

rdj

ou toutes ces réponses:

Le moment où Matante Elise a vu Chris Evans avec une barbe, elle s’est mise à croire en un Dieu bienveillant qui l’aime.

Je dis principalement, parce que je vous jure que si Monica Bellucci me faisait des avances, je sauterais sur l’occasion tellement vite qu’on entendrait le pop de l’air qui claquerais en reprenant sa place à l’endroit où je me trouvais une nanoseconde avant d’avoir la face entre ses deux magnifiques seins. (J’ai soudain chaud…).

Je m’identifie comme hétérosexuelle, mais toute énervée que je sois dès que Chris Hemsworth enlève son chandail, je vais vous faire un aveux: j’adore les seins des femmes. J’ai toujours tendance à fixer un peu par là parce que je trouve ça beau et, dans certains cas, carrément attirant. Pour revenir à la superbe Monica, il y a des extraits du Pactes des loups et de Shoot’em up qui m’ont carrément émoustillée et c’était pas à cause de Clive Owen.

(aparté à propos de Shoot’em up, ce film contient la scène de sexe la plus glorieuse qu’il m’ait été donnée de voir dans ma vie. Monica en plein orgasme bruyant alors que les balles sifflent partout autour… c’est… Je … c’est… je pense que c’est de l’art surréaliste. J’arrive pas à décrire, j’ai peine à croire que cette scène existe pour de vrai. C’est tellement bizarre, du génie cinématographique.)

Pendant longtemps je me suis demandée si j’étais bisexuelle ou lesbienne. Honnêtement, j’en sais vraiment rien. Je pense que si je tombais en amour avec une femme, ce serait pas la fin du monde, mais à date, je suis juste sortie avec des hommes. Et j’ai connu des lesbiennes, mais aucune qui ait même passée proche d’émouvoir mes bobettes. Si on demande au Larousse, je suis hétro et homo, mais pas bi. Je suis attirée par le sexe opposé, j’ai parfois des fantasme sur le même sexe, mais je n’ai pratiqué qu’avec des hommes. J’ai connu des gars qui avaient eu une ou quelques aventures homosexuelles, mais qui se définissent comme hétéro et sont en couple stable avec une femme depuis longtemps et ne se remettent pas en question du tout. Mais Larousse dirait qu’ils sont bi. Wow, c’est tellement clair là, j’en ai mal aux yeux…

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Alors, la conclusion à laquelle je suis venue est semblable à celle de Kinsey: il n’y a pas d’absolut dans l’orientation sexuelle, elle est fluide et il n’est pas anormal de ne pas être 100% un ou l’autre ou même 50/50. Et elle varie toujours un peu au cours de notre vie, même si la majorité des gens ont une prédominance d’un bord ou de l’autre. Ou si vous préférez: ON S’EN FOUS!!!

Et l’identité sexuelle là dedans?

Ben avant de déterminer si vous être gay, hétéro, bi ou pan-sexuel, faut déterminer d’où vous partez.

Permettez-moi de vous présenter Ven Gethenian:

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Alors, donnez votre vote: garçon ou fille?

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Pensez-y comme il faut là.

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La réponse: ben, c’est pas si simple que ça. Ven se décrit comme (et je vais utiliser la terminologie anglaise car il n’y a pas encore d’équivalent français): Queergender lesbian assexual.

Queergender: ne s’identifie ni comme un homme, ni comme une femme.

Lesbian: femme aux femmes.

Assexual: sans désir sexuel.

Ok, minute, pas sûre, faut que j’y pense…

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Dans le pantalon de Ven, il y a une vulve. Mais il préfère qu’on l’identifie avec le pronom masculin, plus neutre. Il est marié à une femme et ils ont une fille de 8 ans qui l’appelle papa.

Certains d’entre vous doivent penser que Ven est une @/%?&* de folle qui a besoin d’une bonne thérapie. Et vous dire qu’une lesbienne asexuelle, c’est un peu contradictoire.

Pas moi. Pas du tout. Ven est bien dans sa peau, sa femme l’adore et c’est réciproque, c’est un excellent artiste et une personne merveilleuse. (et il y aura un billet sur lui dans mes Samedi de la Muse).

Et l’asexualité est aussi complexe que toutes les autres orientations, mais on explorera ça ensemble dans un autre billet.

Ma collègue Michelle m’a parlé d’un camarade de classe de ses fils qui pendant l’été a changé d’identité sexuelle. Diego a commencé à porter des robes et a changé de nom (je ne me souvient plus de son nouveau nom, mais c’est pas Dora, j’ai fait la joke quand Michelle m’en a parlé). Elle m’en parlait à cause de l’extraordinaire réaction de ses fils et de leurs amis face à cette nouvelle petite fille: c’est à dire qu’ils s’en foutent complètement. Ex-Diego est maintenant une fille, et c’est tout, c’est pas grave. C’est cool. Elle était visiblement mal à l’aise avec le concept d’un transgenre de 8 ans, mais tout à fait fière et admiratrice devant la superbe réaction des enfants. Avec raison. Jamais à l’époque où j’avais 8 ans un garçon n’aurait pu devenir une petite fille tout à coup sans se faire regarder croche et traiter de tapette ou d’autre nom full classy dans le même genre.

Pour l’instant, la plupart des chercheurs en psychologie du développement s’entendent pour dire que l’identité sexuelle se précise vers 4 ans chez un enfant. Il y n’a vraiment presque pas de chances que ex-Diego change d’idée et veuille redevenir un garçon. Il est fort probable qu’on ait expliqué à ses parent que pour lui éviter des problème d’identité, il serait préférable de la laisser s’identifier comme une petite fille en attendant sa puberté pour démarrer un éventuel traitement hormonal et se préparer à une chirurgie de réattribution sexuelle.

Comme l’expliquait ma belle Laci adorée, les genres binaires (fille/garçon) est un concept occidental. En Inde, il y a les Hijra, les Fa’fafine en Polynésie, les Khanith au Sultanat d’Oman, le troisième genre est un concept répandu au Moyen-Orient et en Asie. (attention, même si le troisième genre est officiellement reconnu dans ces pays, la stigmate sociale est encore très grande.)

D’où ça vient tout ça? Comment on devient transgenre?

Je sais pas, un surplus d’hormones pendant la grossesse, une névrose de la mère, une soirée trop arrosée dans le laboratoire du Bon Dieu, un bogue dans la Matrice, on s’en fout. Le fait est que si Georgette se sent plus comme un Gérard, c’est pas une mini-jupe qui va le faire sentir bien dans sa peau. Et c’est fucking pas de nos affaires.

Bon ok, mais les travestis là dedans?

Ben mon avis là dessus: Heille, les filles ont toutes le beau linge et le maquillage hot, on peut bien partager non? Pis si t’es game pour porter des talons haut à 6 pied 2, 200 lbs, t’es plus courageux que moi. You go girl!

Travesti ou transgenre, ça vous fait pas mal tant qu’ils ne vous sautent pas dessus pour vous agresser non? ( et les agresseurs sont pas plus fréquent chez les transgenre que chez les « normaux »)

Moi, j’aimerais beaucoup avoir une amie drag-queen qui aurait peut-être des trucs pour habiller ma carrure de joueur de football…

Alors, est ce que Matante vous dit de remettre votre orientation sexuelle en question? Non, pantoute, elle vous dit juste que si vous êtes pas certains à 100%, ben c’est VRAIMENT normal et que tout est possible. Mettre un nom dessus peut aider à bien se sentir dans sa sexualité et à accepter les titillements occasionnels à l’autre extrémité du spectrum, mais c’est pas obligatoire. Moi, je suis une femme cisgenre velue et carrée hétéro avec fantaisies lesbiennes occasionnelles et j’ai décidé que c’était correct que je me sente drôle en regardant « Howling 2 »

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Holly god of cleavages, cette poitrine est extraordinaire…

Peut-être que le terme de pansexuelle pourrait s’appliquer dans mon cas, je sais pas, je vais continuer d’y penser…

Au prochain épisode: on parles de guidounes!

AVERTISSEMENT AVERTISSEMENT AVERTISSEMENT AVERTISSEMENT

Dans les prochains jours/semaines, je vais vous parler de sexualité et de mes réflexions sur le sujet. Mon but est de me positionner personnellement par rapport à ma vision de ma sexualité et de questionner mes opinions et me mettre au défi intellectuellement. J’ai choisi de faire cette démarche de façon publique parce que j’ai envie d’une conversation franche et adulte sur le sujet et je sais que je ne suis pas la seule. Le sexe est partout dans notre culture, nous somme tous constamment en contact avec la sexualité, mais dès qu’on en parle sérieusement, tout le monde se transforme en novice de couvent qui ne sais pas la différence entre les petites filles et les petits garçons. On se cache derrières nos mains et on a un petit rire gêné.

Je vais vous parler de sexe de façon adulte et précise, sachez donc que:

1- Matante Elise n’est pas une sexologue (je suis une secrétaire cochonne à la place), mais elle a un sexe, elle s’en sert et ces billets contiendront beaucoup d’info sur ma sexualité, je ne me cacherai pas, il y aura probablement du TMI (too much information) pour certains. Mais c’est le seul repère que j’ai et j’espère que mes aveux candides et comiques vous inspireront à ouvrir le dialogue plutôt que de vous choquer.

2- Je vais parler de plusieurs aspects de la sexualité, certains seront positifs, d’autres controversés et d’autres carrément négatifs et/ou terrifiants. Et je ne parlerai pas seulement de pratiques que j’approuve, mais aussi de choses qui vont à l’encontre de mes valeurs et que je trouve personnellement répugnantes. Soyez-en conscient et gardez l’esprit ouvert. Il sera entre autre question de :

l’image corporelle personnelle et publique,

les réseaux sociaux par rapport à la sexualité, le cybersexe, le revenge porn,

l’anatomie sexuelle et son fonctionnement,

les pratiques sexuelles autres que la pénétration vaginale: la masturbation, le sexe anal, le sex oral, le fingering, le fisting etc.

d’identité sexuelle incluant: homosexualité, asexualité, bisexualité, transsexualité, « genderqueer »

BDSM, poney play et le role playing sexuel,

fétichismes (incluant uro et scatophilie),

le casual sex, les relation ouvertes, l’échangisme, les ménages à trois,

La culture du viol, les agression sexuelles, le slut-shaming, la dégradation sexuelle, le victim blaming,

la bestialité et la pédophilie,

le féminisme, la mysoginie et la mysandrie dans l’optique sexuelle

le consentement enthousiaste, les jouets sexuels, la pornographie, la littérature érotique.

3-Le ton des différent billet va varier selon le sujet (je ne m’attend pas à faire beaucoup de joke sur la culture du viol, mais il y aura sûrement quelques rigolades sur le sexe anal ou les vibrateurs et assurément beaucoup de blagues sur mon image corporelle) et je vais essayer d’énoncer clairement le sujet de chaque billet dans le titre, libre à vous d’éviter ceux qui vous rendent particulièrement mal à l’aise. Cela dit, j’espère que vous essayerez comme moi d’avoir un esprit ouvert et une curiosité saine et que vous lirez tous les billets. Mais rien ne vous y oblige et je ne jugerai personne.

4-Il n’y aura aucune photos nues ou pornographique dans les billets. Donc Safe for Work, mais le langage sera cru. Je suis d’avis que la lecture en sera bénéfique pour toute personne ayant débuté sa puberté depuis quelques mois. J’ai la conviction personnelle que de cacher la sexualité et tous ses aspects aux jeunes est extrêmement dommageable et encourage la honte et les fausses idées destructrices. Je crois que d’en parler de façon adulte, positive et claire (et pourquoi pas ludique) les encouragera à prendre des décisions éclairées et matures face à leur sexualité le moment venu. Cela étant dit, la décision de quand et comment aborder le sujet de la sexualité avec un mineur appartient aux parents à 100%.

5- Je vous encourage, non, laissons la fierté de côté, je vous supplies à genoux de commenter, donner votre opinion, poser des questions, suggérer des sujets et de PARTAGER les billets. Partagez, partagez, partagez. Je cherche à nourrir ma réflexion et vos opinions, tant qu’elles resteront respectueuses, seront autant d’éléments qui serviront exactement à atteindre ce but. Plus on sera de fous mieux se sera. Je veux une orgie intellectuelle bon!

J’ai déjà un billet d’enregistré et de programmé pour demain, je vais en écrire d’autres dans les prochains jours, mais je vais essayer de me limiter à en publier maximum 2 par semaine, question de ne pas gaver les gens.

Ok, c’est parti!

Let’s talk about sex Baby…

Je suis présentement en train de lire le blogue « Jenny reads 50 Shades …» et je me bidonne comme une folle. Je n’ai pas lu l’opus de E.L. James au-delà des 200 pages et des trois scènes de sexe en extrait gratuit sur Google Play Read, parce que ces 200 pages m’ont convaincue que ce livre était d’une niaiserie crasse.

Ce n’est pas le sexe dans ce livre qui me dérange, j’aime bien la littérature coquine, c’est le langage digne de la maternelle. Même les romans Harlequin à couverture rouge (pour ceux qui ne connaissent pas le code de couleur, les romans rouge de Harlequin contiennent des scènes de sexe) sont moins culcul que 50 nuances de maternelle. La société occidentale a tellement peur du sexe qu’on qualifie de « risqué » et « érotique » un livre supposément sur le BDSM dont l’héroïne universitaire de 22 ans utilise l’expression « down there » pour faire référence à ses parties génitales. Ça s’appelle une vulve Anastasia, c’est pas impoli, c’est le mot technique dans le dictionnaire.

Une vulve.

Ensemble des organes génitaux externes, chez la femme et chez les femelles des mammifères placentaires.

Un clitoris.

Petit organe érectile de l’appareil génital externe de la femme situé à la partie antérieure de la vulve.

Un pénis.

Organe mâle de la copulation et de la miction.

Un vagin.

Organe génital interne de la femme et des femelles de mammifères placentaires, qui s’attache à une extrémité autour du col de l’utérus et qui s’ouvre à l’autre extrémité au niveau de la vulve.

Des testicules.

Glande génitale mâle qui élabore les spermatozoïdes et sécrète les hormones mâles.

Larousse 2014

Ce livre est une honte à la littérature érotique, à la culture BDSM et au sexe en général. On s’entend, la pornographie, quel que soit sa forme, n’a pas à être réaliste, elle vend du rêve comme toute autre œuvre de fiction, mais ce genre de livre nunuche encourage la notion que le sexe est quelque chose de sale qui doit être caché, ignoré et qui se fait de façon instinctive. Qu’une fille de 22 ans, vierge, qui ne s’est jamais masturbée va devenir une déesse de l’orgasme automatiquement au moment de la déchirure de son hymen. Et que pour pratiquer la domination/soumission, il faut nécessairement être craqué mental et avoir été abusé.

Et je ne parlerai même pas du fait que la relation entre Anastasia et Christian répond à TOUS les critères d’une relation abusive. Jen l’explique beaucoup mieux que moi, je vous invite à lire son blogue.

Grrr…

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Non, les abus qu’a subit Christian Grey ne l’ont pas rendu adepte de Sado-masochisme, ils l’ont transformé en abuseur contrôlant freak, ce qui est absolument aux antipodes d’un dominateur responsable.

Grow. the. fuck. up. E.L. James.

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Et comme c’est une britannique qui a écrit ce livre, elle n’a même pas l’excuse d’avoir grandi dans le puritanisme américain, comme Stephanie Meyer. (en passant, Twilight a aussi 100% au test de la relation abusive. Vive la romance moderne…)

La perception que nous avons du sexe est tellement bizarre. C’est omniprésent dans la société, on ignore totalement l’existence de l’asexualité, on excuse toutes sortes de comportement totalement inadmissibles, on traite la virginité à l’âge adulte comme une maladie honteuse, et pourtant, quand je parle de mon B.O.B. (battery operated boyfriend), les gens deviennent rouges comme des tomates et veulent se cacher sous le tapis. J’ai 34 ans, je suis en santé et je suis célibataire depuis 10 ans, et les gens sont surpris de savoir que j’ai un vibrateur et que je m’en sers? Ben oui, et ça fait que je ne suis pas frustrée sexuellement et je n’ai pas envie de me jeter sur le premier gars qui passe juste parce que je suis en manque de cul. Non, c’est pas pareil qu’une relation sexuelle à deux, mais ça aide à faire passer le surplus d’hormones au moment de mon ovulation. Et ÇA NE FAIT DE MAL À PERSONNE!!!

Peut-être que si on expliquait aux garçons que se masturber c’est correct, qu’on peut soulager et contrôler ses érections par soi-même de façon satisfaisante et qu’il existe plein de jouets sexuels très efficaces et sécuritaires, on aurait plus besoin d’expliquer les abus sexuels par « il a pas pu se retenir, il était trop excité, c’était trop avancé, il était trop tard pour changer d’idée ». Juste une idée comme ça…

Matante Elise va vous parler de cul dans les prochaines semaines, attachez vos ceintures de chasteté, ou mieux, allez vous acheter une douzaine d’huîtres et une bouteille de mousseux, allumez les chandelles, mettez du Barry White et sortez vote B.O.B ou votre P.G. (Plastic Grilfriend).

Enjoy!

Profession de foi.

(Note : ce billet est une œuvre vivante, ce qui veut dire qu’au fur et à mesure que ma réflexion sur le sujet va se poursuivre, ce billet sera modifié. Des affirmations seront reformulées, ajoutées ou enlevées. La réflexion étant un concept en mouvement constant, ne considérez jamais avoir vu la version définitive de ce billet, ni avoir compris le fond de ma pensée. )

Je crois qu’un homme a le droit d’être sensible et affectueux.

Je crois que ma marraine, qui est restée à la maison et a élevé 5 enfants est extraordinaire.

Je crois que mon parrain, qui a donné autant d’ambition et de goût du savoir à ses quatre filles qu’à son fils, est extraordinaire.

Je crois que ma tante Aline, qui n’a pas de conjoint ni d’enfant et a travaillé pendant plus de 40 ans est extraordinaire.

Je crois que ma patronne, qui est une biologiste qui travaille comme gestionnaire au gouvernement, avec un conjoint, deux chiens et pas d’enfants est extraordinaire.

Je crois que ma mère, qui a élevé seule ses deux enfants tout en travaillant est extraordinaire.

Je crois que ma cousine Michelle, qui travaille à temps plein, va à l’université et est enceinte de son troisième enfant, est extraordinaire.

Je crois que mon frère, qui ne voit ses enfants qu’une fin de semaine sur deux, mais leur donne toute son attention et toute son affection sans retenue, est extraordinaire.

Je crois en une société où les employeurs ne prendront plus en considération un potentiel congé de maternité dans leur décision d’engager une femme, parce que le fait qu’un père choisisse d’être celui qui prendra le congé parental ne sera plus considéré comme exceptionnel ou étrange.

Je crois en une société qui apprendra aux garçons que respecter une femme conduit à une vie sexuelle active et satisfaisante.

Je crois en une société où le nombre de partenaires sexuels qu’une femme a eu dans sa vie ne soit pas une mesure de sa valeur.

Je crois en une société où le nombre de partenaires sexuelles qu’un homme a eu dans sa vie ne soit pas une mesure de sa valeur.

Je crois en une société qui s’intéressera aux propos d’Emma Watson dans son discours aux Nation Unies, plutôt qu’à ce qu’elle portait ce jour-là.

Je crois  en une société où il ne sera plus nécessaire aux parents d’apprendre à leurs filles de se méfier de leurs drinks dans les bars et qu’il ne faut pas sortir seule, parce qu’on aura appris aux garçons qu’une relation sans consentement n’est pas du sexe.

Je crois qu’un père est aussi compétent qu’une mère à pourvoir au bien-être physique et au développement social et psychologique d’un enfant.

Je crois qu’un père est tout à fait capable de parler de cycle menstruel à sa fille et qu’une mère est tout à fait capable de parler d’érections involontaires à son fils.

Je crois que la performance d’un athlète n’est pas influencée par sa masculinité.

Je crois, non je SAIS, que l’amitié platonique entre un homme et une femme est non seulement possible, mais une richesse.

Je crois qu’un garçon qui joue à la poupée fera un bon père.

Je crois qu’une fille qui joue au soldat fera une bonne stratège.

Je crois qu’un garçon peut faire mon travail aussi bien que moi.

Je crois qu’une fille peut faire le travail de mon frère aussi bien que lui.

Je crois que les gens 100 % hétéros sont aussi rares que les gens 100 % homos.

Je crois que je le fait que j’aime voir une belle poitrine féminine ne fait pas de moi une lesbienne et ne diminue en rien l’excitation que j’ai de voir une photo de Chris Evans, Benedict Cumberbatch, Jeremy Renner ou François Arnaud (pardon, je dois aller m’essuyer le coin de la bouche, trop de bave).

Je crois qu’une fille qui a un décolleté n’a pas besoin de se faire dire qu’elle a des beaux seins, mais qu’elle aimerait se faire dire qu’elle a une belle robe, parce que c’est la raison pourquoi elle a choisi ce vêtement en se levant ce matin-là.

Je crois qu’il n’est pas nécessaire qu’un homme paie l’addition au restaurant, qu’il le fasse s’il veut faire plaisir à sa date, mais pas parce qu’il y est obligé.

Je crois qu’il n’y a pas de problème à ce qu’une femme paie l’addition au restaurant.

Je crois que le choix d’utiliser des moyens contraceptifs ou non, de mettre un terme à une grossesse ou non, n’as pas à être restreint par le gouvernement.

Je crois que le choix d’allaiter ou non est personnel.

Je crois qu’une femme peut être misogyne.

Je crois qu’un homme peut être misandriste.

Je crois qu’on peut être en désaccord avec l’opinion d’une femme sans avoir à utiliser son apparence ou sa vie sexuelle comme argument de la pertinence de son discours, encore plus si le discours ne concerne pas la mode ou la sexualité.

Je crois au droit d’un homme de réagir émotionnellement à une situation sans qu’on le traite de faible.

Je crois au droit d’une femme de réagir émotionnellement à une situation sans qu’on la traite de folle.

Je crois au droit d’un homme de réagir logiquement à une situation sans qu’on le traite de sans cœur.

Je crois au droit d’une femme de réagir logiquement à une situation sans qu’on la traite de mal baisée.

Je crois que les hommes sont assez intelligent pour comprendre le femmes. Je crois que les femmes sont assez intelligente pour comprendre les hommes.

Je crois que nous sommes d’abord et avant tout des êtres humains à part entière, pas des espèces différente et que la philosophie « Vénus/Mars » est simplement une excuse pour ne pas faire d’efforts pour se comprendre.

Je crois que demander  l’égalité pour les femmes n’est pas demander d’enlever des droits aux hommes.

Je crois qu’une femme qui choisit d’utiliser sa sexualité pour gagner sa vie ne devient pas automatiquement un objet disponible à la consommation pour tous les hommes qu’elle rencontre.

Je crois que relever les stéréotypes sexistes dans la critique d’une œuvre ne diminue pas la qualité de l’œuvre, mais encourage les créateurs à se détacher des stéréotypes et à être plus créatifs.

Je crois qu’une fille qui a un conjoint à l’autre bout du monde a tout à fait le droit de lui envoyer des photos d’elle nue et que ce n’est pas des affaires de personne d’autre qu’elle et son conjoint.

Je crois que dire à une fille qu’on a un gros pénis n’est pas une bonne façon de briser la glace sur un site de rencontre.

Je crois qu’une femme qui choisit de ne pas avoir d’enfants peut être aussi féminine qu’une femme qui en a eu 10.

Je crois qu’une femme qui a eu 10 enfants peut être aussi intelligente et ambitieuse qu’une femme qui n’en a pas eu.

Je crois qu’il faut éviter d’apprendre à nos garçons qu’être agressif est  une marque de force ou de valeur.

Je crois qu’il faut éviter d’apprendre à une fille qu’elle ne doit pas provoquer le désir des garçons.

Je crois que « je ne suis pas intéressée » ne veut pas dire « essaie plus fort ».

Je crois qu’il n’y a absolument rien de mal a avoir une vie sexuelle désinvolte, autant pour un homme que pour une femme, en autant qu’on prenne des mesures de contraception et qu’on se protège des MTS.

Je ne crois pas que la Friendzone existe. Je ne crois pas que l’amitié soit un prix de consolation. Je crois que le fait qu’une personne vous a rejeté peut être blessant émotionnellement, mais que ce n’est pas une attaque et ne diminue pas votre valeur personnelle.

Je crois que les abus sexuels existent chez les hommes, et que la perception de la sexualité dans notre société les oblige à faire semblant qu’ils étaient consentants, de peur de paraître faibles ou anormal.

Je crois que les abus sexuels ne sont JAMAIS de la faute de la victime, quel que soit son sexe, son âge son état d’ébriété ou la façon dont elle était habillée.

Je crois qu’un abuseur est responsable de ses actes, quel que soit son sexe, son âge ou son état d’ébriété.

Je crois que les fausses accusations d’agression sexuelle sont des délits graves, mais que la présumée victime a droit elle aussi à la présomption d’innocence au même titre que l’accusé. (Elle dit la vérité jusqu’à preuve du contraire)

Je crois au droit d’un homme d’avoir une libido basse.

Je crois au droit d’une femme d’avoir une libido active.

Je crois que les relations interpersonnelles, qu’elles soient amoureuses, amicales ou familiales ne sont pas des luttes de pouvoirs.

Je crois qu’écouter ce que ton interlocuteur te dit lorsqu’il te parle de son expérience personnelle, et accepter qu’il te dit la vérité jusqu’à preuve du contraire, sans prendre en compte son sexe, la couleur de sa peau, sa langue, son habillement ou la grosseur de son compte en banque est une question d’humanité basique.

Je crois que ce sujet n’est pas la chasse gardée des femmes blanches de classe moyenne, mais doit être réfléchit, nourrit et partagé par tous les membres de l’humanité.

Je m’appelle Elise Doré, j’ai 34 ans et je suis féministe.

Et je crois que ceux qui disent qu’ils ne sont pas féministe parce qu’ils ne sont pas contre les hommes devraient lire le dictionnaire.

Féminisme : Attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes. (Dictionnaire Le Petit Robert 2011)

http://www.heforshe.org/

http://www.doctornerdlove.com/

http://www.huffingtonpost.fr/emma-watson/pour-abolir-les-inegalite_b_5867054.html

http://blip.tv/nostalgia-chick

http://www.themarysue.com