Grand Visionnement 2015 Partie Sept : Tom Hardy: Locke

Ici, on va parler d’un film tourné de façon quasi expérimentale.

Locke (même titre en français)

Rôle : Ivan Locke

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Ivan Locke est contremaître dans une compagnie de béton à Birmingham. C’est un époux et un père de famille exemplaire et un employé respecté et exceptionnel. Lors d’un contrat à l’extérieur, il a une histoire d’un soir avec Bethen, une représentante de son client. Elle tombe enceinte et annonce à Ivan qu’elle a décidé de garder le bébé. 7 mois plus tard, à la veille de la plus grosse coulée de fondation de l’histoire de la compagnie, ses eaux crèvent, elle est sur le point d’accoucher prématurément, elle est seule à l’hôpital et elle a peur. Elle laisse un message sur le cellulaire d’Ivan, lui demandant de venir la rejoindre à Londres pour la soutenir lors de la naissance de son enfant.

Tout ceci ce passe AVANT le début du film. Le film débute à la fin de la journée de travail, alors qu’Ivan entre dans sa voiture pour rentrer à la maison. À l’intersection, il se perd dans ses pensées. Un klaxon le fait sortir de sa rêverie, il prend une décision, change son clignotant et tourne en direction de l’autoroute pour se rendre à Londres.

Nous passons 90 minutes seuls avec Ivan dans sa voiture, alors qu’il discute au téléphone avec :

-Bethen, qui panique à l’idée d’accoucher seule et face aux complications (elle va devoir subir une césarienne d’urgence, mais insiste pour attendre l’arrivée d’Ivan, il essaie désespérément de la convaincre de ne pas l’attendre, pour le bien du bébé);

-Le personnel de l’hôpital, qui l’appellent pour l’informer de l’état de santé de Bethen et du bébé et qui passent leur temps à lui demander s’il est son mari;

-Son patron, qui pique une sainte colère à l’annonce que son contremaître sera absent pour la plus grosse opération de toute l’histoire de la compagnie;

-Sa femme, Katrina, à qui il n’avait pas encore avoué son infidélité et à qui il doit apprendre la naissance de son enfant illégitime. Elle ne réagit pas très bien à cette nouvelle. Assez compréhensible;

-Ses fils, Sean et Eddie, qui ne comprennent pas pourquoi il n’est pas rentré à la maison et pourquoi leur mère est enfermée dans les toilettes en haut;

-Donal, son adjoint, qu’il coach étape par étape afin qu’il puisse le remplacer pour la coulée de la fondation.

Locke a été filmé en six jours, à raison de deux prises par soir. Tom a fait 12 fois le film au complet en une prise avec 3 caméras dans la voiture. Le réalisateur et les autres acteurs étaient dans une chambre d’hôtel et l’appelaient au téléphone à tour de rôle pour jouer leurs scènes. Ivan Locke est le seul personnage que l’on voit à l’écran pour toute la durée du film.

Ce film est absolument génial.

Pendant 90 minutes, Ivan garde son calme au volant alors qu’au bout du fil, tout le monde lui hurle dessus.

C’est une étude sur la nature humaine et la moralité. Ivan a fait une erreur, une seule erreur en 15 ans de mariage, mais, comme lui répète Katrina « The difference between once, and never is huge, Ivan. It’s the difference between good and bad. »

Il aurait pu laisser Bethen se débrouiller seule, et ne jamais souffler mot à sa femme de son péché.

Il aurait pu dire à son patron qu’il était malade.

Mais il a décidé de faire ce qu’il pense être la bonne chose à faire. La décision morale et responsable. « There is someone coming into this world tonight, and it’s my fault, and I have to do what’s right. »

À quelques reprises, entre deux appels, Ivan s’adresse dans le rétroviseur à la banquette arrière vide. Il parle à son père décédé. Et on comprend pourquoi il est prêt à perdre sa famille, son emploi, toute sa vie pour l’enfant qu’il a fait à une inconnue. « This baby is mine. I will give it my name, it will see my face and it will know me. »

J’ai tour à tout détesté chacun des personnages de ce film (Ok, sauf Sean, Eddie et le personnel de l’hôpital ils ont rien à voir dans tous ça), mais j’ai tous fini par les comprendre.

Bethen me tapait sur le système parce qu’elle est irrationnelle et on dirait qu’elle n’entend rien de ce qu’Ivan lui dit. Elle ne comprend pas quand il lui dit de parler au médecin de son niveau de douleur et passe son temps à lui demander s’il l’aime. Je me demandais avec qu’elle folle il avait passé sa nuit et je me disais que le pauvre Ivan allait en baver dans les prochaines années. Puis, je me suis mise dans les souliers de la maman en devenir. Bethen est dans la quarantaine, elle est seule, elle n’a pas d’amis, aucune famille et elle va avoir un bébé. Elle est en plein travail, ça se passe mal, elle a de la douleur et a peur de perdre la chose la plus précieuse qui lui soit arrivé dans sa vie. La seule autre personne au monde qui peut partager sa peur et qui peut lui dire qu’elle n’est pas seule, c’est Ivan. Elle n’est pas rationnelle, mais dans les circonstances, personne ne le serait. Elle veut qu’Ivan lui dise qu’il l’aime, même si elle sait que c’est un mensonge, parce qu’elle est terrifiée et s’il lui dit qu’il l’aime, elle pourra s’accrocher à quelque chose dans la tornade qui est en train de l’aspirer.

Katrina a la réaction typique de la femme trompée. Ça fait 15 ans qu’elle partage la vie d’Ivan et il est clair dès le départ qu’ils ont une belle relation. Après l’aveu de son mari, elle raccroche (bon move, selon moi). Elle le rappelles et lui hurles après et ensuite (et c’est la partie qui me fait détester Katrina, et, si je la comprends, je n’ai aucune affection pour ce personnage à cause de cette déclaration) elle affirme que si Bethen a couché avec Ivan, c’est qu’elle couche avec tout le monde et que le bébé n’est probablement pas celui d’Ivan. Fuck you Katrina, ok, t’es en colère, mais soit en colère contre celui qui a fait quelque chose de mal: Ivan. Bethen ne l’a pas forcé et elle n’a rien à voir dans votre couple. C’est entre toi et ton mari. Mesdames, si votre chum vous trompe, c’est son CHOIX. La personne avec qui il vous a trompé n’a rien à voir là-dedans, sauf si c’est votre meilleure amie ou un membre de votre famille. Et même là, la personne qui a le plus trahi votre confiance, ça reste le conjoint qui vous a trompé. Je comprend la colère de Katrina, non seulement son mari l’as trahi, mais ça fait des mois qu’il sait que son erreur a une importante conséquence et il a attendu d’être au pied du mur pour lui dire. C’est une double trahison. Peu à peu, Katrina rationalise le tout et se rend compte que son mariage parfait et son mari ne sont pas comme elle les pensait. Et elle prend une décision.

Gareth est le patron en colère. Hey réaction normale, et il essaie de sauver la job d’Ivan. Agressif, mais ok.

Donal est une mauviette. Le typique du second qui est très confortable avec peu de responsabilités. La situation dans laquelle il se retrouve est probablement son pire cauchemar et, sans la patience et les encouragements d’Ivan, il aurait couru au désastre. Il a lui aussi ses passes irrationnelles, mais, comme pour Bethen, les circonstances expliquent ses réactions.

Et finalement on a Ivan Locke. Un homme ni bon, ni mauvais, qui cherche à faire la bonne chose et qui s’y prend maladroitement. Le fait qu’il n’ait rien dit à Katrina avant ce soir, combiné au fait qu’il prenait au départ la direction de la maison nous indique qu’il se gardait une porte de sortie, que peut-être, il considérait balayer toute cette histoire sous le tapis. Ivan est un homme rationnel et patient en apparence. Il garde son calme au téléphone tout au long du trajet au point d’avoir l’air complètement insensible. Il refuse systématiquement d’avoir un seul mot affectueux pour Bethen, mais il n’est pas froid avec elle, il est désespérément respectueux et rationnel. Il dit à Katrina qu’il l’aime, mais ça sonne faux. Les seuls moments où il s’anime sont quand il parles à Donal du gratte-ciel qui sera construit sur la fondation, et du béton. Son langage devient poétique et ses yeux brillent. Et pourtant, à la toute fin, quand Gareth lui dit que la direction à Chicago ne veut plus rien savoir de lui, il lui répond : « two words I learned tonight: Fuck Chicago »

Une dernière chose qui émeut Ivan Locke: ses enfants. Avec Sean et Eddie, il est patient et rationnel, mais il est chaleureux. Sean laisse un long message à son père qui le fait fondre en larmes. Et lorsque, dans les dernières secondes du film, il entend pour la première fois les pleurs de son troisième enfant, il est très clair que tout ce qui viens de lui arriver, la perte de son emploi, la destruction de son mariage,  l’effondrement de sa vie au complet, tout ça n’a aucune importance. Ivan Locke ne regardera pas en arrière.

Ivan est devant une situation où il ne peut sortir gagnant: soit il cache son péché et passe le reste de sa vie à songer à cet enfant qu’il a abandonné, soit il détruit tout ce qu’il a bâti durant les 15 dernières années. Il n’y a aucune situation où Ivan ressort sans tache. Et le choix qu’il fait est le plus dévastateur, mais c’est aussi le seul qu’il PEUT faire, s’il veut continuer à pouvoir se regarder dans le miroir.

Puissant, simple et puissant, c’est la seule façon de décrire ce film.

Il n’est pas sur Netflix ou YouTube, mais cherchez ce film si vous êtes comme moi et que vous aimez trop réfléchir sur la nature humaine.

Je triche un peu en faisant le prochain billet sur Minotaur et Rock’n’rolla, j’ai vu Bronson en premier, mais Bronson va être un gros morceau à analyser et je voulais vous donner un break après celui-ci, et le garder comme billet d’anniversaire, puisqu’il va tomber la journée de ma fête.

Donc, au rendez-vous le 9, un film mythologique tellement mauvais qu’il en est magique et un film de Guy Ritchie. Bref, du gros fun noir.

Grand Visionnement 2015 Partie Six: Tom Hardy: The Drop

Je vous ai dit que Stuart était un petit téléfilm, mais une expérience merveilleuse, vous vous souvenez?

The Drop n’est pas un téléfilm, mais c’est un petit film, et aussi une expérience superbe.

The Drop (Quand vient la nuit)

Rôle: Bob Saginowski.

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Ok, mettons quelque chose au clair dès le départ. La vedette de ce film, celui qui fera fondre votre cœur, le plus attachant, avec qui on s’identifie et qu’on veut voir sortir gagnant, c’est pas Bob, c’est pas son cousin Marv (James Gandolfini, dans sa dernière performance avant son tragique décès) c’est pas Nadia (Noomi Rapace).

La vedette de ce film, c’est:

OH LE BEAU BÉBÉ! C'EST À QUI LE BEAU TI CHIENCHIEN HEIN? C'EST À QUI LE BEAU TI CHIENCHIEN?

OH LE BEAU BÉBÉ! C’EST À QUI LE BEAU TI CHIENCHIEN HEIN? C’EST À QUI LE BEAU TI CHIENCHIEN?

Ok, avant de commencer à parler du film, on fait une parenthèse sur Tom-dans-la-vraie-vie:

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Tom Hardy and Emily Browning film scenes for the Kray brothers movie 'Legend', set in East London. Pictured: Tom Hardy Ref: SPL815469  150814   Picture by: Neil Warner / Splash News Splash News and Pictures Los Angeles:310-821-2666 New York:212-619-2666 London:870-934-2666 photodesk@splashnews.com

Le premier, le deuxième et le dernier sont ses chiens. Les autres sont des rencontres au hasard de la vie. Des histoires d'un soir, une semaine, un mois, mais non moins significative. Tom garde un souvenir impérissable de chaque pitou qui a passé entre ses bras.

Le premier, le deuxième et le cinquième sont ses chiens. Les autres sont des rencontres au hasard de la vie. Des histoires d’un soir, une semaine, un mois, mais non moins significatives. Tom garde un souvenir impérissable de chaque pitou qui a passé entre ses bras.

Tom Hardy est un Crazy Puppy Guy. Il ADORE les chiens. Il a déjà donné une entrevue où il a dit le mot « chien » à 62 reprises. Et c’était pas pour PETA ou une organisation pour les droits des animaux, c’était une entrevue pour la promotion du film The Drop. Ok, il y a un chien dans le film, et il vole la vedette, mais c’est pas le SUJET du film.

Il peut pas s’empêcher de caliner et bécotter tous les chiens qu’il croise.

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Ce mec, mesdames et messieurs, ce mec va me faire mourir. Il est comme une matante avec les bébés, mais c’est avec les chiens-chiens.

Mais il est pas anti-chats non plus, contrairement à beaucoup d’amoureux des chiens, comme vous pouvez le voir ici si le post tumblr se charge pas bien, les photos valent la peine (et Tom a un orthographe merdique, mais je l’aime pareil):

L’histoire de CJ le chat qui parle roumain a même insipiré une autre belle histoire (je fais un caméo, trouvez-moi!):

https://storify.com/thelindsayellis/this-is-not-my-kitten-this-is-god-s-child

Pour les curieux, Capable Jupiter et son frère Nux sont très heureux chez Nella, la meilleure amie de Lindsay. Il y a plein de photos sur twitter et facebook.

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Cette poubelle est tellement plus confortable que celle de la ruelle où Lindsay nous a trouvé!!!

N’ayez jamais honte de vos moment de joie sur les réseaux sociaux, vous ne savez jamais qui votre bonté va inspirer.

Bon, parenthèse fermée, passons au film:

À Brooklyn, les mafieux utilisent différents bars et tavernes comme coffres-forts d’un soir. On les appelles les Drop Bars et ils ne savent jamais longtemps d’avance quand leur tour viendra.

Bob Saginowski travaille à la taverne Cousin Marv’s (Marv est vraiment son cousin « you see, his father, and my mother, they all sisters« ) qui appartient depuis 8 ans à la mafia tchétchène. C’est un homme tranquille, au grand cœur, qui paie des tournées aux habitués venus célébrer la mémoire d’un de leurs copains disparu, qui laisse une femme seule et triste boire gratuitement et fumer dans la taverne parce qu’elle n’a nulle part où aller. Un bon gros bonnasse.

En rentrant à la maison un soir, Bob entend un drôle de bruit en provenance d’une poubelle. Il découvre un chiot ensanglanté. La propriétaire de la maison, Nadia, alertée par le bruit, vient voir ce qui se passe et découvre Bob et le petit chien. Après avoir pris une photo du permis de Bob et l’avoir envoyé à 4 personnes par texto (pas conne, la fille) elle le laisse entrer chez elle et lui donne un coup de main pour nettoyer et soigner le pitou. Elle lui explique que s’il ne veut pas garder le petit pittbull, il peut le donner à un refuge et qu’il trouvera peut-être une bonne famille… ou pas… Bob demande a Nadia de garder le chien pendant 48 heures, le temps qu’il réfléchisse.

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Vous savez déjà ce qu’il va décider, hein?

Le lendemain soir, le bar Cousin Marv’s se fait hold-upper par deux petits criminels. Les propriétaires tchétchènes sont évidement très fâchés de la situation et demandent à Marv et Bob de leur trouver l’identité des coupables.

S’en suit une série d’événements avec tous les acteurs en relation avec Bob: Cousin Marv et sa nostalgie de l’époque où il était un big shot, Nadia et ses démons, le détective Torres qui est très au courrant de l’identité des proprio du bar, Chovka, le propriétaire en question qui soupçonne que quelqu’un cherche à le baiser et Eric Deeds, l’ex de Nadia et le propriétaire originel du petit chien, un petit tough avec une couple de visses en moins dans la cervelle.

Et, au milieu de tout ce bordel, Bob, son passé, ses remords, son mystère et Rocco le chien, symbole de rédemption.

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Tout cet enchevêtrement de destins verra sa conclusion le soir du Superbowl, où c’est le tour de Cousin Marv’s d’être le Drop Bar.

C’est un excellent crime drama, avec des acteurs au sommet de leur art et des dialogues à faire mourir de rire au milieu de toute la noirceur. Un petit bijoux de film.

Bob fait cette face parce qu'il y a une FILLE dans sa cuisine. OMG!

Bob fait cette face parce qu’il y a une FILLE dans sa cuisine. Et elle le REGARDE! OMG!

The Drop nous offre la meilleure performance de Tom Hardy. La meilleure. Vous vous souvenez quand je vous disais qu’Hardy est un spécialiste de l’évolution des personnages? Bob, c’est son chef-d’oeuvre dans ce domaine. Ce que Tom Hardy nous montre avec Bob, c’est un strip-tease psychologique. Tout au long du film, il pèles doucement toutes les couches de Saginowski jusqu’à la fin, où on le voit enfin en vrai. Mais la merveille, dans tout ça, c’est que Bob ne change pas, il reste un bon gars à la base, même si, comme le dit Torres: « I bet no one ever sees you coming. » Un mystère, dans un énigme, sous une question, dans une chemise de flanelle, qui tient le bar et nettoie derrière les clients (et Rocco).

Notez bien, ce genre de performance est déjà difficile au théatre, où le récit est linéaire, mais au cinéma, tout est tourné en ordre mélangé. C’est le cas de ce film, oui, j’ai vérifié. Ce qui veut dire que, à chaque nouvelle scène, Hardy devait trouver exactement où il était rendu dans l’histoire et évaluer à quel niveau il devait montrer Bob. Chapeau au réalisateur, Michaël R. Roskam, qui est aussi un soutien essentiel à cet accomplissement. Il a dit en entrevue avoir coupé plein de répliques de Bob, parce qu’elles étaient superflues, car avec Tom, on pouvait déjà voir Bob réfléchir à l’écran, donc le spectateur n’avait pas besoin de se faire expliquer la pensée du personnage. Un move intelligent, qui mets d’autant plus tout le talent de sa vedette en évidence.

Le travail de Tommy dans ce film est tout en nuances, et c’est un autre aspect de sa maîtrise de son art que j’adore. Hardy peut facilement vous servir un personnage grandiloquent au limite de la caricature (on en reparlera quand on sera rendu à Bronson), mais il peut aussi être subtil au point d’être effacé. C’est la marque d’un grand maître. Ce qui fait de Céline Dion une chanteuse exceptionelle, c’est pas ses grandes envolées lyriques, mais le fait qu’elle peut passer de la gymnastique vocale au murmure musical avec le même niveau de qualité.

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Ouais, en gros, je viens de vous expliquer que Tom Hardy est le Céline Dion des acteurs.

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Je m’attendais pas à cette conclusion, mais ça fitte…

Bob, avec sa voix éraillée et son accent brooklynois, sa naiveté, sa gentillesse, sa froideur, sa violence, sa générosité, son sens moral, est un personnage hyper complexe, mais oh combien humain.

Et pour finir, une photo des retrouvailles des deux vedettes à la première du film:

NEW YORK, NY - SEPTEMBER 08:  Tom Hardy and Zora the dog attend

NEW YORK, NY – SEPTEMBER 08: Tom Hardy and Zora the dog attend « The Drop » New York Premiere at Sunshine Cinema on September 8, 2014 in New York City. (Photo by Theo Wargo/Getty Images

Tout nouvellement arrivé sur Netflix en anglais.

BONUS: si vous connaissez un milliardaire qui pourrait financer ceci:

Je promet que je vais aller le voir au cinéma à TOUS LES JOURS!!

Next: un film particulier, tourné de façon inhabituelle et matante vas vous philosopher sur la nature humaine, le sens des responsabilité et les choix moraux impossibles.

On décortique Locke.

Le Grand Visionnement 2015 Partie Cinq: This Means War / Star Trek : Nemesis / Warrior

Oh boy, pour une des rares fois dans ma vie, j’ai pas fini un film. Et je vous rappelles que vous vous adressez à une fille qui a regardé tous les Twilights sans vomir et qui regarde VOLONTAIREMENT Blade: Trinity à chaque fois qu’elle tombe dessus à la télé. Ryan Reynolds a cet effet sur moi.

Putain que j’ai hâte à la sortie de Deadpool. J’adore Deadpool.

Ok, je gaspille du temps parce que j’ai pas hâte de vous parler de:

This Means War (C’est la guerre)

J’AI DÉTESTÉ LES 30 MINUTES DE CE FILM QUE J’AI VU.

Non, je ne vous donne pas le nom de son personnage, je ne mets pas de photos, je ne vais pas perdre de temps a rechercher ce film merdique.

Pourtant, j’adore Chris Pine, Reese Witherspoon et, bien entendu Tommy, mais OH MON DIEU scénario cliché à mort et dialogues qui me donnent envie de vomir.

Je suis pas une grande fan de comédies romantiques, (sauf French Kiss, avec Meg Ryan et Kevin Kline et What’s your Number, avec Anna Farris et Chris Evans) mais je suis pas non plus allergique au genre.

Mais ce film… OUACHE!

Si vous me croyez pas, écoutez un petit british vous le dire. On sait tous que l’accent british vous rend automatiquement intelligent:

Ok, je savais bien qu’avec McG comme réalisateur, ça serait cliché et misogyne, mais je m’attendais pas à ce que ce soit complètement stupide. Et aussi creepy.

Un jour, peut-être, je me le taperai jusqu’au bout. Mais il va me falloir une bonne quantité d’alcool et je vais probablement passer mon temps à crier des insultes aux petites personnes qui bougent dans la boîte magique. Si vous avez de la chance, je vais me filmer en train de hurler après ma tv. Ça risque d’avoir plus de contenu et de QI que ce film.

Sur Netflix, si vous avez le cœur solide.

Passons au prochain.

Star Trek : Nemessis

Rôle: Shinzon

Shinzon

La première fois, mais non la dernière, que Tommy joue le rôle d’un sociopathe chauve.

Le film date de 2002, on a donc droit ici a baby Tom Hardy dans toute la gloire de sa carrière sur le point de s’effondrer à cause de la drogue. L’échec commercial du film, qui devait être son « big break » a déclenché la spirale infernale qui l’a mené en désintox.

Ce film est très bof, mais c’est surtout à cause du réalisateur. Tout ce que j’ai lu sur le film indique qu’il était la seule personne sur le plateau qui n’avait AUCUN intérêt dans Star Trek et qu’il se fichait pas mal de la série et des personnages. C’est une excellente façon de scrapper une franchise. Mission accomplie Stuart Baird, ton film est vraiment poche!

Mais je l’ai regardé au complet. Parce qu’au moins, le cast fait un effort. Hardy et Patrick Stewart en particulier, se démènent pour essayer de faire pousser des fleurs sur le tas de fumier, et leurs scènes ensemble sont intéressantes.

L’histoire est très compliquée, comme la plupart des Star Trek, mais en gros, Shinzon est un clone de Jean-Luc Picard qui a été créé par les romuliens dans l’espoir de faire éventuellement un swicharoo et avoir une taupe au sein de la Confédération.

Le plan a été abandonné et Shinzon, jeté aux oubliettes. Et maintenant, il est en quête de vengeance.

Et il y a aussi une scène de viol inutile dans ce film.

Ouais. Vous avez bien lu.

Une scène de viol qui n’était pas nécessaire.

Dans un film de Star Trek.

J’ai besoin d’une douche à l’eau de javel.

Fuck you Stuart Baird.

Le jeu de Tommy ici est un peu forcé, mais on voit quand même son talent. Il n’avait pas encore perfectionné son habileté pour le dosage émotif.

Ou c’est le réalisateur qui le poussait à en mettre plus que le client demande.

Ou c’est la coke qui jouait à sa place.

En tout cas, c’est pas sa meilleure performance, mais j’ai vu pire. À ne voir que si vous êtes un gros fan de Next Generation, et si c’est le cas, vous l’avez probablement déjà vu. Et vous l’avez trouvé poche.

Sur Netflix en anglais.

Passons maintenant à un des films sportifs préférés de mon frère Philippe (l’autre, c’est Slap Shot. Ne le jugez pas, c’est mes deux films sportifs préférés aussi!):

Warrior (Guerriers)

Rôle: Tommy Reardon

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Ah, un bel homme tatoué, matante aime… Il en a beaucoup plus maintenant, et je m’en plaint pas…

Ce film a valu une nomination aux Oscars comme acteur de soutien à Nick Nolte en 2011. Très mérité. C’est un excellent film.

Tommy Conlon est de retour à Pittsburg après avoir pris le large avec sa mère quinze ans plus tôt pour échapper à son père alcoolique et abusif. Il est maintenant un vétéran de la guerre en Irak et a pris le nom de jeune fille de sa mère. Son retour en ville est une occasion de joie pour son père Paddy (Nick Nolte), maintenant réformé et sobre. Sa joie va être vertement coupée par la froideur et le total désintérêt du fils prodigue à se rapprocher de lui. Tommy a souffert pendant ces 15 ans, souffert constamment et il n’est pas là pour soulager les remords de celui qu’il considère comme la source première de ses souffrances.

À Philadelphie, Brendan Conlon (Joel Edgerton), le frère aîné de Tommy, et sa femme Tess, n’arrivent pas à faire face aux dettes accumulées par les séjours à l’hôpital de leur fille cadette qui a eu des problèmes cardiaques, et ils sont sur le point de perdre leur maison. Brendan, un ancien combattant de la UFC, décide de remonter dans la cage pour se faire un surplus d’argent. L’école où il enseigne l’apprend et le suspend sans salaire pour le semestre. Brendan décide donc de se consacrer à temps plein aux MMA, pour la survie de sa famille et malgré la désapprobation de Tess.

Les deux frères entendent parler du tournoi de MMA Sparta, avec une cagnotte de 5 millions et tous les deux sont déterminés à gagner. Brendan, pour sa famille, et Tommy pour tenir la promesse qu’il a fait à Manny, son frère d’armes tombé au combat, qu’il prendrait soin de sa femme et des ses enfants s’il lui arrivait malheur.

Lors du tournoi, les fils de Paddy  se retrouvent dans une confrontation, d’abord verbale sur la plage à la veille du début des combats, puis physique lors de la Grande Finale. Brendan s’y est rendu à coup de stratégie et de prises de soumissions, Tommy à coup de rapidité et de puissance, c’est un putain de bulldozer humain.

La scène sur la plage est ma préférée et celle qui a déclenché un diatribe facebook comme matante en a la secret. En anglais, parce que j’ai vu le film en anglais et que je devais donc admonester Brendan dans sa langue, sinon, le ti monsieur dans la boîte magique m’aurait pas compris. (Logique de matante, essayez pas de comprendre.)

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Ah Brendan, ton attitude me rappelles quelqu’un, et c’est venu me chercher. La preuve que le film est bien écrit avec des personnages vrais.

Les trois hommes de la famille Conlon combattent leurs démons. Ils ont tous des reproches et des regrets. Ce film est à propos de rédemption et de pardon, les combats ne sont que la trame de fond, mais les scènes dans la cage sont extrêmement bien faites. Et le meilleur montage d’entraînement, sur l’Hymne à la joie de Beethoven, au lieu d’une chansons pop générique.

Les performances de TOUS les acteurs sont absolument sans faute, Hardy, Edgerton, Nolte, Jennifer Morrisson qui joue Tess, et Frank Grillo (My Man Frank!), qui joue l’entraîneur de Brendan.

Le combat final est puissant et quand la musique commence à la fin du combat, je vous mets au défi de garder les yeux secs.

Hardy fait montre ici de tout son talent et de sa passion pour ses rôles. Sa transformation physique est impressionnante, il a l’AIR d’un bulldozer humain. Son attitude est rude et mauvaise. Il sue l’agressivité et la rancune par tous les pores de sa peau. Tommy a été trahi par les hommes de sa vie, il a perdu sa mère dans des conditions horribles, il a perdu la dernière famille qui lui restait quand Manny est mort. Il n’a plus rien à perdre et il se fout de tout. La scène aux machines à sous où il rentre verbalement dans Paddy et le démolit émotionnellement est frappante. On a mal pour le pauvre Paddy et on se dit qu’il faut VRAIMENT pas faire chier Tommy Reardon si on tient à la vie.

En anglais sur Netflix. Fortement recommandé.

Next: Mon personnage préféré de Tom (oui, je l’aime encore plus qu’Eames!)

Un billet sera entièrement consacré à The Drop.

Parce que j’en ai long à dire sur Bob Saginowski.

Et sur Rocco, le bébé pitbull tout petit et tout mignon.

Grand Visionnement 2015 Partie Quatre : Tom Hardy: Lawless/Mad Max: La route du Chaos

Ok, aucun acteur n’as de c.v. parfait, tout le monde a sa part de navets.

Lawless (Des hommes sans loi)

Rôle: Forest Bondurant

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Lawless n’est pas merdique, mais c’est pas un bon film. C’est très frustrant, parce que ça aurait dû être un bon film, les éléments étaient tous là, mais le scénario tombe à plat et la réalisation est hyper poche.

C’est l’histoire (basé sur des faits vécus) de trois frères: Howard (Jason Clarke), Forest (Hardy) et Jack (Shia LaBeouf) Bondurant, des « moonshiners » (fabriquants d’alcool de contrebande) en pleine prohibition.

Le héros du film est Jack, mais Hardy et Jessica Chastain, qui joue Maggie Beaufort, la serveuse du resto des frères Bondurant qui fini par épouser Forest, volent totalement la vedette à LaBoeuf. C’est ces deux acteurs hyper talentueux qui rendent ce film potable.

Pourquoi j’aime pas Lawless? Je pouvais prédire ce qui allait arriver au fur et à mesure du film, ce qui n’est pas nécessairement un défaut irréparable, mais quand les dialogues sont ridicules (non, sérieux, ils parlent comme dans un putain de livre, c’est zéro naturel), la prédictabilité du récit fait couler le navire au fond de l’eau.

Et le méchant caricatural tout droit sorti d’un mauvais roman de gare surjoué par Guy Pearce. Seigneur! Ça nous sort complètement de l’histoire.

Et, pour courronner le tout, l’apparition de mon pet-peeve préféré, le « viol inutile rajouté pour rien dans le scénario. » Christ! Les deux mafieux avaient déjà tranché la gorge de Forest, et il était assez en colère pour les castrer à froid, ça servait en quoi l’histoire qu’ils aient violé sa blonde et qu’elle ne lui avoue qu’après qu’il se soit déjà vengé?

La violence sexuelle gratuite est, selon moi, la marque de commerce des créateurs paresseux.

Sur Netflix en anglais.

Bon, je descend de ma boîte à savon et on va parler d’un film SANS violence sexuelle gratuite.

Le 18 mai dernier, mon cousin Georges et moi nous installions dans la salle vide du cinéma Lumière à Sainte-Marie pour voir un bon film d’action comme on les aimes. Nous avons passé deux heures a jumper de nos sièges et a hurler de joie dans la salle de cinéma, devant la pure merveille cinématographique que nous avons eu le privilège de voir défiler devant nos yeux.

Mad Max: La route du Chaos (Mad Max: Fury Road)

Rôle: Max Rockatansky

Mad Max

Mon billet originel sur ce film

VOUS

DEVEZ

VOIR

CE

FILM.

Je ne referai pas un texte sur le film en tant que tel, vous n’avez qu’a lire mon post original, mais on va parler du personnage de Max et de la performance de Tom.

Cependant, pour ceux qui ne veulent pas lire le billet orginal:

Et surtout, surtout:

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Ce mec, je vous dis pas, c’est la VRAIE vedette de ce film.

Alors, où se situe Max dans cet Opéra Visuel Grandiose?

Il est déhumanisé, en choc post-traumatique intense, et il est en

Ta.bar.nak.

Il est au même point que les 5 épouses et Furiosa, un être à qui on a enlevé toute humanité, utilisé comme un objet destiné à être jeté après avoir terminé sa vie utile. Plus de voiture, de manteau, de nom, tatoué avec les infos de bases sur ses caractéristiques et enfermé. Une poche de sang pour le Conducteur Nux, il finit muselé et attaché à l’avant de la voiture de Nux, qui veut participer à la chasse aux épouses et « mourir glorieux sur la route du Chaos ». Pendant la première portion du film, Max est un animal enragé. Hardy est un expert en la matière et on croit totalement que le personnage est à moitié fou.

Une fois passé la confrontation initiale (qui dure genre, 5 minutes entre le moment où Furiosa et Max essaient de faire sauter la cervelle de l’autre et celui où Furiosa passe le volant à Max pendant qu’elle tire au shotgun du toit ouvrant du camion et qu’il recharge l’arme pour elle) Max agit de façon pragamatique. Il n’aide pas les femmes par esprit chevalresque ou parce qu’il pense qu’elles ont besoin de protection (la volée MONUMENTALE que Furiosa lui sacre à son arrivé est une bonne preuve qu’elles sont déjà bien défendues), mais bien parce que c’est sa meilleure chance de survie.

MMFR

Pas de temps à perdre a prouver ma masculinité, on a des culs à botter. Je pense que t’es encore meilleure que moi là-dedans, alors je vais conduire.

Et à la fin du film, alors que Furiosa et les, ben je pense que le mot juste à ce moment du film est « les veuves » ont trouvé leur espoir et leur rédemption, Max repart de son côté. Il n’a pas trouvé sa propre rédemption et son espoir, mais il a au moins trouvé par où commencer à chercher.

♫ Il s'peut qu'un beau jour, Je me repose enfin, Jusqu'à ce jour, Je poursuit mon parcours. ♫ Qui se souvient du Vagabon. Ouais, je suis vieille, je sais...

♫ Il s’peut qu’un beau jour,
Je me repose enfin,
Jusqu’à ce jour,
Je poursuit mon parcours. ♫
Qui se souvient du Vagabond? Ouais, je suis vieille, je sais…

Tom Hardy est un spécialiste de l’évolution de personnages (comme on le verra dans un prochain billet) et ce talent est bien exploité par Miller ici. L’évolution de Max se fait tellement subtilement qu’on ne s’en rend compte qu’à la fin du film, mais on a pas l’impression que c’est bâclé ou que ça sort de nulle part. C’est le résultat logique de l’histoire et le talent de Tom est tout à fait indiqué pour ce genre de personnage. Le jeu est très physique, pas seulement parce que c’est un film d’action, mais aussi parce que le personnage est quasi muet, il dit moins de 10 répliques dans tout le film. Donc la pensé et les émotions du personnage passent toutes par son expression. Une excellente performance.

Et, pour finir, la seule chose au monde qui peut améliorer ce film:

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Viens de terminer sa run en salles, mon Blu-Ray est déjà précommandé sur Amazon.

Prochain billet: Un film HORRIBLE, un film bof et un excellent film.

This Means War, Star Trek Nemesis et Warrior.

Le Grand Visionnement 2015 Partie Trois: Tom Hardy: Inception

S’il y a un moment où mon intérêt pour Tom Hardy est passé de ma tête à mon fond de culotte, c’est en regardant le prochain film sur la liste. Stuart et Bane n’étaient pas vraiment sexy et si Robert Dudley et Ricky Tarr jouent les jolis coeurs à l’écran, ce ne sont pas des hommes selon mon coeur.

Mais, Christopher Nolan m’as donné le Tom Hardy dont j’avais besoin.

Inception (Origine)

Rôle: Eames

Eames

Doux Jésus! Regardez ce mec, phéromones dans une chemise à col ouvert. J’ai chaud.

Je suis folle d’Eames.

Ok honnêteté oblige, je me tapperais probablement toute l’équipe de Cobbs (oui, Ariadne comprise, matante est hétéroflexible, comme on dit, et Ellen Paige est une poupée adorable), et sa cible (tout film qui me donne, ne serait-ce qu’un instant, l’opportunité de me fondre dans le regard de Cillian Murphy va tomber dans ma rotation *hmmmm, 28 days later, Sunshine, Batman Begins, Red Eye, Dark Knight Rises, Inception, et probablement d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit tout de suite, ok on ajoute Grand Visionement Cillian Murphy à la liste*).

Mais Eames est, et de loin, mon préféré.

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Au moment de voir Inception, j’avais comme dans l’idée que Hardy était type-casté pour jouer des personnages sérieux, un peu fuckés et toujours violents. Ce qui est plus ou moins vrai. Il est excellent pour jouer ce genre de personnage, c’est vrai, et c’est rare de trouver un acteur convaicant pour ce type de rôle, mais Inception m’as fait découvrir une autre facette du talent de Tom Hardy. Et mon coeur a fondu comme neige au soleil.

Ok, on ajoutes cette tuque à

Ok, on ajoutes cette tuque à « Oh Tommy, mais qu’est-ce qu’ils t’ont mis sur la tête? » Il a l’air d’un adorable Conehead avec ça.

Alors, Inception, pour les 2 personnes qui ne l’ont pas vu, est l’histoire de Cobbs (Leonardo Di Caprio), un spécialiste en espionage d’une forme particulière. En effet, Cobbs et son équipe s’insèrent dans le subconscient des gens par leurs rêves et leurs volent des informations (une « extraction », dans leur jargon). Il se fait approcher par un magnat de l’énergie japonais, Saito (Ken Watanabe), qui lui demande de faire une mission un peu différente: une « inception » (j’ai vu le film seulement en anglais, je pense qu’ils disent une « origine » en français, mais le terme « implantation » serait plus approprié selon moi). Une « inception » est le contraire d’une extraction, il ne s’agit pas de voler une idée, mais d’en inscrire une dans la pensé de la cible.

La cible en question s’appelle Robert Fisher (Cillian Murphy en tailleur sur mesure, me-noum!), sur le point d’hériter du plus grand empire énergétique au monde, et Saito veut lui donner l’idée de démanteler la compagnie de son père, afin d’éviter qu’il ne crée un monopole mondial.

Cobbs rassemble donc une équipe d’expert pour l’aider dans cette mission, et son spécialiste de la contrefaçon (qui peut jouer différents rôles dans le rêve de la cible, afin de la manipuler) est un britanique absolument irrésistible: Eames.

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Le seul membre du groupe a être témoin de l’inception en tant que telle. C’est le seul moment du film où il est sérieux. J’adore cette photo.

Eames est léger, il est drôle, il est sexy, il a un accent cute à mourir et une jolie voix musicale, il est bien dans sa peau, très sûr de lui et OHMONDIEUJEL’ADOREVIENSDANSLESBRASDEMATANTEELISEMONBEAUEAMESCHÉRID’AMOUR!

*Tousse une dizaine de fois*

euh, j’en était où déjà?

Ah oui! Eames est un rôle léger et drôle. C’est tellement le fun de voir Tommy évoluer dans la peau de Eames. Il se fait un fun noir évident et on s’amuse à le regarder. Sa petite rivalité avec Arthur (Joseph Gordon-Lewitt) est tout simplement a-do-ra-ble, et a donné naissance à une foule de fanfictions sur internet.

La chimie est au rendez-vous pour toute la distribution de ce film, mais Hardy et Gordon-Lewitt sont à un autre niveau dans leurs interactions et c’est du pur bonheur à chaque fois qu’ils partagent l’écran.

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Pétition pour un buddy-cop movie ou JGL joue le policier sérieux by-the-book et TH est le coéquipier sur le bord de se faire renvoyer qu’on lui impose. Ils apprenent l’un de l’autre, tombent follement amoureux et ça fini avec un fabuleux mariage gay.

Mais revenons-en au film en tant que tel. C’est la quintessence de Christopher Nolan. La mission se passe sur trois niveaux, le premier, rêvé par Youssouf, le Chimiste (celui qui manipules les somnifères), plein de ruelles et d’entrepôts, le deuxième, rêvé par Arthur l’Extracteur en Second, un hotel chic rempli de gens sur leur 31, et le troisième, rêvé par Eames, le Voleur, un paysage enneigé et des courses poursuites dignes d’un film de James Bond.

Les différents niveaux de conscience, les projections mentales et toutes les symboliques partout sont la marque de commerce du réalisateur poussée à son extrème.

En fait, Inception est une superbe métaphore sur le processus créatif, et le cinéma en particulier. Je suis pas assez intelligente pour vous l’expliquer, mais Kyle Kallgren est toujours à la rescousse pour ce genre d’explications:

Bref, je vous recommande Inception sans hésitation. Et vous inquiétez pas si vous comprenez pas la fin, c’est voulu et c’est pas important.

And I fucking L.O.V.E, Eames you guys.

Il n’est malheureusement plus sur Netflix, mais il est facile à trouver dans les magasins de dvd et pas cher du tout.

Next, on survole Lawless et je vous resert une chanson d’amour profond à Mad Max.

Le Grand Visionnement Partie Deux: Tom Hardy: The Virgin Queen / Tinker, Tailor, Soldier, Spy

Bon, une fois que j’ai vu Stuart, j’ai compris ce que Georges voulais dire en disant que Hardy est un acteur extraordinaire.

Je suis retombée sur lui en fouillant les séries historiques sur Netflix.

The Virgin Queen (pas de version française):

Rôle: Robert Dudley

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2006, donc avant Stuart, il est encore tout petit, Tommy, il a encore son baby face.

La mini-série raconte l’histoire d’Elizabeth I et Hady joue le rôle de Robert Dudley. Le Grand Amour de la Reine Vierge est, dans cette version, un peu différent de la version présentée par Ralph Fienes avec Cate Blanchet. Pas de héros romantique transi d’amour  frustré. Ce Dudley est une canaille. On entend presque le refrain de « Trouble » de Taylor Swift quand il apparaît à l’écran. Ce gars est un nid à problèmes, mais on a aucune misère a comprendre pourquoi Elizabeth ne peut s’en séparer, il est irrésistible, le petit maudit. Et il n’a pas une once de malice en lui. Il fout le bordel, mais il n’est pas méchant. Il aime sa Reine, et est profondément malheureux en conséquence, ce qui explique sa propension à se foutre dans la merde.

Un rôle bien défendu, dans une série assez moyenne, je dirais. Traitement conventionnel d’un sujet très connu. Mais pas ennuyeux. La série n’est plus sur Netflix, malheureusement.

Ensuite, c’est encore une fois Cumberbatch qui m’as amené une dose d’Hardy dans:

Tinker, Tailor, Soldier, Spy. (La Taupe)

Oui, Philippe, c’est le film avec la mouche dans le char.

Rôle: Ricky Tarr

Ricky Tarr

Et la première entrée de « Oh Tommy, mais qu’est-ce qu’ils t’ont mis sur la tête? ». Tom a une grosse malchance avec les perruques, des fois je me demande s’il n’a pas insulté un costumier à un moment donné et qu’il paie le prix encore aujourd’hui. C’est pas trop mal sur la photo, mais dans le film… ouf!

Mésaventure capillaires mises a part, c’est un excellent film, quoique dur à suivre. Personellement, j’ai dû le regarder trois fois avant d’être satisfaite que j’avais tout compris. Mais ça vaut la peine. La distribution est fantastique: Gary Oldman, Jonh Hurt, Colin Firth, Mark Strong, Toby Jones, et au milieu de tous ces vétérans géniaux, Benny Cumberbatch et Tommy Hardy.

Le film, basé sur un roman de John Le Carré, se passe au Cirque, une branche du MI5, le service d’Intelligence britannique, qui se concentre sur l’Union Soviétique pendant la Guerre Froide. Une opération pour trouver un traitre au Cirque tourne au désastre et entraine la démission du directeur, Contrôle (Hurt) et de son bras droit, Georges Smiley, le héro des livres de Le Carré (Oldman). Un an plus tard, des événements vont rammener la chasse à la taupe à l’avant plan.

Ricky Tarr est un petit rôle, quoiqu’essentiel à l’histoire. Ceci dit, Tom se défend très bien devant l’énorme pointure qu’est Gary Oldman. Oldman est le grand artiste dans ce film, son George Smilley est plein de finesse et de nuances, un espion de la vieille école en pleine joute intellectuelle avec Karla, son pendant russe, avec tous ces agents commes des pions sur un échiquier à taille humaine. Et en plein milieu, le pauvre Ricky, petit agent qui a l’habitude des missions sales, qui essaie pour une fois de réparer les dommages.

Le film est esthétiquement magnifique, la reproduction historique, sans faute et il a été filmé pour avoir l’air d’avoir été fait dans les années 70. Superbe.

Je recommande fortement, disponible sur Netflix en anglais seulement, mais j’ai le dvd en français, pour ceux d’entre vous qui me connaissent personnellement.

Ok, le prochain billet va être sur un seul film, parce que je vais en avoir long à dire sur:

Inception.

I fuckig love Eames, you guys.

Le Grand Visionnement 2015 Partie Un: Tom Hardy: L’ascension du Chevalier Noir / Stuart: Une vie à l’envers.

Ok, on commence par le commencement. J’ai entendu le nom de Tom Hardy pour la première fois sortant de la bouche de mon cousin Georges avec la même révérence avec laquelle il parle du Punisher, bref, cette adoration qui est habituellement réservée à une Divinité. Il me parlait du film Bronson, qui fait partie de la liste.

J’avais pas vraiment d’intérêt à voir Bronson, un film sur le criminel le plus violent de l’histoire carcérale d’Angleterre, et la seule chose qui a retenu mon attention dans la conversation, c’est quand il a parlé de nudité frontale (« Ouh! Y a un PÉNIS dans ce film!!! »). Mais bon, même la promesse d’une queue dans un contexte hors porno n’était pas assez pour me donner envie de voir ce film. Une décision que je regrette amèrement maintenant que je l’ai vu. Toutes ces années passées sans avoir vu la scène de graissage, et cette bande sonore qui hante mes cauchemars les plus sombres.

Mais on reviendra à Bronson en temps et lieu.

Ma première rencontre à l’écran avec Tom Hardy a été :

L’Ascension du Chevalier Noir (The Dark Knight Rises) :

Note : le titre est en français pour les films que j’ai visionné d’abord en français, en anglais pour les autres. La traduction en parenthèse pour vous donner les deux titres au cas où votre curiosité serait piquée et que vous vouliez trouver un de ces films.

Rôle : Bane.

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Je n’ai pas grand-chose à dire sur la performance d’Hardy dans ce film. Il fait sa job, et il la fait bien, comme toujours, mais les limites du personnage cachent une grande partie de sa marque de commerce. Hardy a un regard perçant, qui peut être hyper doux, séducteur et attachant, douloureux et triste ou tellement menaçant que vous craignez pour votre sécurité même si vous êtes très conscient que le monsieur peut pas sortir de la tv. Bane ayant le visage caché, on a une idée de la puissance du regard, mais ce n’est pas le potentiel complet de Tommy qui est à l’écran.

Mon jugement est aussi biaisé par le fait que, connaissant les comics, le Bane qu’on a vu à l’écran dans le film de Nolan est…. Disons… décevant.

Ne vous méprenez pas, Dark Knight Rises est un très bon film, je ne fais pas ma comics fan qui pense que tout ce qui n’est pas exactement comme dans la bande-dessinée est automatiquement de la merde, mais Bane dans le comics était tellement plus puissant et brillant. Un adversaire du calibre de Bruce Wayne au niveau intellectuel, un homme très éduqué et réfléchit. Le niveau de langage du Bane de Nolan reflète le personnage d’origine, mais la révélation à la fin que [spoiler] le cerveau de l’opération est Talia al Ghul et que Bane n’est que son sous-fifre brise toute la magie du personnage et l’éloigne totalement de son puissant équivalent sur papier glacé.

Aussi, j’étais TELLEMENT sous le charme de l’EXTRAORDINAIRE Catwoman d’Anne Hathaway que putain, Bane, c’était vraiment pas le centre de mon attention. Bref, je suis ressortie du cinéma avec zéro opinion sur Tom Hardy.

J’entends déjà les cris en arrière « Minute matante, tu dois t’être trompée, Tom Hardy est devenu populaire en amérique avec Inception, t’as sûrement vu Inception avant Dark Knight Rises? » Et bien, non chers lecteurs, je ne suis tombée sous le charme du duo Eames et Arthur (Hardy et Joseph Gordon-Lewitt) que bien plus tard.

Ma seconde rencontre avec Tom Hardy (et celle que je considère comme ma découverte de Tom Hardy) est arrivée totalement par hasard et, comme c’est souvent le cas pour les films qui arrivent par hasard dans une vie, ce fut une expérience superbe.

Un bon vendredi soir d’insomnie, je pitonnais allègrement quand le film de fin de soirée de SRC a attiré mon attention. J’étais à l’époque en pleine obsession sur la série Sherlock et le film mettait en vedette Bennedict Cumberbatch et ce fameux Tom Hardy dont mon cousin Georges parlais si cérémonieusement.

Stuart : une vie à l’envers (Stuart : A life Backwards)

Rôle : Stuart Clive Shorter.

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Le film date de 2007, regardez-moi ces deux baby-faces! Des petites jeunesses! On veut leur pincer les joues! (mais mettre une grosse couche de Purell après, dans le cas d’Hardy, vous allez comprendre si vous voyez le film).

Stuart est un petit film. Un très petit téléfilm, mais une expérience absolument merveilleuse. Le film (et le livre sur lequel il est basé) raconte une histoire vraie, celle de l’auteur (et narrateur du film) Alexander Marsters (Cumberbatch) qui, après que la directrice du centre d’aide aux gens de la rue où il travaille à temps partiel et son adjoint sont injustement condamnés de complicité de trafic de drogue, organise une campagne pour essayer de les faire libérer. Durant la première réunion, il fait la rencontre de Stuart, un sans-abri qui fréquente le centre et qui critique leur idée d’envoyer des livres aux prisonniers, parce qu’ils ne pourront pas les garder « ils ne rentreront pas dans la boîte!! ».

Stuart avertit Alexander qu’il a fait une grosse gaffe en mettant son adresse sur les pamphlets pour la campagne, parce « tu ne sais pas quel genre de bons à riens peuvent aller cogner à ta porte ». Le lendemain, Stuart fait exactement ce qu’il avait prédit, il cogne à la porte de la maison d’Alexander et la conversation qui suit entre les deux va mener non seulement à toutes les idées d’actions pour la campagne, mais aussi à une belle amitié entre ces deux hommes extrêmement différents.

Stuart Shorter a eu une vie de merde, alcoolique, drogué, abusé, battu, handicapé (il souffre de dystrophie musculaire), et emprisonné dans à peu près toutes les prisons juvéniles et adultes d’Angleterre, il a tout pour être suicidaire. Et suicidaire, il est.

J’ai regardé ce film avec fascination. Une histoire si simple, et pourtant si dure en même temps, avec une trame sonore enjouée et douce et des petites scènes animées pour couper tout le triste. On en ressort avec le cœur rempli de toute la merveilleuse complexité de Stuart Shorter, oui sa douleur, mais aussi ses moments de grande sagesse, quand il parles des seins de femmes « Je préfère un rebondi naturel, personnellement, et, s’ils tombent, et ben, ils tombent et c’est tout », et son honnêteté attendrissante et polie « Alexander vous a averti que je suis un alcoolique, un condamné de niveau trois et un voleur? Mais je ne causerai pas d’ennui, promis! Est-ce que je peux avoir une visite de la propriété s’il-vous-plaît? » On voudrait sauver le monde après avoir vu ce film, et on a de la peine et de l’espoir à l’instar d’Alexander.

Le film est disponible en sections sur YouTube, en anglais avec sous-titres anglais. Si l’accent et les expressions slang british ne vous font pas peur, je recommande fortement de voir Stuart : A life Backwards en version originale, mais la version française est très bien aussi.

La performance d’Hardy ici est époustouflante (je pense que je vais utiliser cette expression souvent!). Tout son corps est transformé par la maladie du personnage, sa voix, ses intonations, ses expressions, c’est tout simplement incroyable, pas une seconde on ne voit l’acteur sous le personnage. Stuart est une plaie vive sur deux pattes (physiquement et psychologiquement) et on voit Hardy souffrir son personnage à l’écran.

Tom n’est pas étranger aux démons qui habitent Stuart. Il a failli scrapper sa carrière naissante à coup de drogues et d’alcool dans les années 90, mais il est sobre depuis 2003 et c’est tant mieux.

Avertissement : le language de Stuart est très cru, il y a beaucoup de référence à la violence et une scène de crise en particulier qui est assez heavy (et ce fut ma première, mais pas la dernière, rencontre avec le zizi de monsieur Hardy).

Soyons positifs: Le Grand Visionnement 2015: Introduction

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez que, à l’instar de la grande Lindsay Ellis (aka The Nostalgia Chick) j’ai développé, depuis la sortie de Mad Max : Fury Road, une obsession pour l’acteur britannique Tom Hardy.

Je suis tout à fait prête à admettre que le monsieur me fait un certain effet physique, après tout mon idéal masculin est :

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Ah chéri! Tu me fais encore croire en un Dieu bienveillant qui m’aime…

Et Tom Hardy à l’air de :

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Sa machoire n’as rien à envier à celle d’Evans, et le col détaché… Excusez-moi, je dois aller faire un tour dans mon lit pour une sieste. Ouais, c’est ça… une « sieste »…

Force est d’admettre que, même si Chris Evans est le plus beau sans hésitation (et restera toujours mon numéro un), Hardy a plusieurs coches dans ma liste : Yeux pâles, regard intense, jolie bouche (les lèvres de ce gars me donnent faim), pas rasé à moins qu’il ne soit en tournage (j’ai zéro plainte contre la mode des lumbersexuals), des tatouages, et surtout (seul élément manquant à Chris Evans), il est britannique. Hello accent sexy à mort et tendance à utiliser un vocabulaire hyper recherché, matante ADORE!

Mais hormones mise à part, Tom Hardy est un des acteurs les plus talentueux sur la planète. Je dis un des, mais en fait, je pense que c’est LE MEILLEUR, point barre. Beaucoup d’acteurs de cette génération sont hyper talentueux : Evans n’a pas qu’un joli minois, vous n’avez qu’à regarder Puncture, The Iceman ou Snowpiercer si vous voulez la preuve, mais sa performance en tant que Steve Rogers/Capitaine America est déjà un tour de force. Cumberbatch est extraordinaire en Sherlock et dans tous ce qu’il fait. Hiddleston me donne régulièrement des frissons de joie par ses performances magnifiques. Charlie Hunnam m’a régulièrement brisé le cœur d’un seul regard dans Sons of Anarchy.

Mais Hardy est dans une catégorie à part. De la trempe de Gary Oldman, De Niro ou, pour les plus vieux, Marlon Brando (à qui beaucoup d’articles le comparent). C’est un caméléon, pur et simple, un artiste complet, et le voir jouer est une joie extraordinaire pour quiconque s’y connais un peu en jeu d’acteur.

Alors, j’assume ma fangirl et je vous présente un nouveau projet :

LE GRAND VISIONNEMENT TOM HARDY 2015.

Une série de critiques de différentes performances de Tom Hardy. De un, je peux m’exprimer sur ce qui me fait affirmer que ce mec est un génie dans son domaine, et de deux, je peux vous faire découvrir quelques films un peu moins connus, mais au combien excellents, mettant le dit-monsieur en vedette. Et si j’aime ça et que ça marche pas pire, on se fera peut-être des Grands Visionnements Chris Evans, Ellen Paige, Tom Hiddleston, Scarlett Johansson et Bennedict Cumberbatch.

Je vais glisser quelques notes biographiques sur Tom Hardy ici et là, parce que c’est un bonhomme fort intéressant dans la vraie vie, pas seulement à l’écran.

On va y aller dans l’ordre dans lequel je l’ai découvert. Entre un et trois films par billets, dépendant de combien j’ai à dire.

Promis, cette fois-ci, je vais le faire jusqu’au bout, pas comme avec la série Sophie Scaife (que j’ai toujours l’intention de faire, mais j’ai pas encore trouvé le format, probablement un recap à la façon Jenny Trout, ce qui serait approprié, puisque c’est elle qui est l’auteur!)

Les liens pour les différentes parties: (mis à jour au fur et à mesure des publications)

Partie un: L’ascension du Chevalier Noir / Stuart: Une vie à l’envers

Partie Deux: The Virgin Queen / Tinker, Tailor, Soldier, Spy

Partie Trois: Inception

Partie Quatre: Lawless/Mad Max: La route du Chaos

Partie Cinq: This Means War / Star Trek: Nemesis / Warrior

Partie Six: The Drop

Partie Sept: Locke

Partie Huit: Minotaur/Rock n’ Rolla

Partie Neuf: Bronson